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 Une petite curieuse

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Megane
Flammèche Temporelle
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Sam 21 Jan - 1:04

J’avais fini par reprendre mon souffle au bout de quelques minutes, pendant lesquelles j’avais attendu que Ran m’appelle pour m’indiquer si la voie était libre ou non.

Toujours aucun signe de sa part au bout d’une dizaine de minutes, ce qui m’amène à me demander ce qui a bien pu lui arriver pour mettre autant de temps à revenir. Avait-elle compris que je lui demandais de partir en éclaireur ? Peut-être aurais-je dû être plus claire, étant donné que nos deux cultures semblent résolument éloignées l’une de l’autre.

Je descends donc l’escalier en spirale qui m’amène dans un décor étrangement familier, me rappelant les abris souterrains de Deling dans lesquels j’ai vécu pendant deux ans.

Là d'où je venais, cet endroit en particulier avait dû servir à établir les fondations de ce qui deviendraient la base de la résistance de Galbadia. Il fallait espérer que je parvienne à faire justement en sorte que ce ne soit jamais nécessaire.

Au bout d’un moment, je fini par arriver devant ce qui ressemble à l’accès à la salle des serveurs, le ronronnement caractéristique du concentré de technologie filtrant au travers des lourdes portes en acier renforcé. Je ne pourrais certainement reproduire l’exploit réalisé un étage plus haut vu ce que ce ça m’avait demandé juste pour du métal deux fois moins épais. Il faut trouver une solution alternative et vu les grands gestes de la part de Ran depuis une des pièces adjacentes, elle pourrait bien avoir la solution.


« Vous avez trouvé quelque chose ? … Mais ! Qu’est-ce que vous avez fabriqué ? »

Deux hommes sont étendus par terre, inconscients. Mon premier réflexe est de m’agenouiller pour vérifier s’ils respirent, encore incertaine vis-à-vis de la retenue dont Ran pouvait faire preuve. Leur respiration est faible mais régulière. Au moins, ils sont encore en vie.

« Ouf ! Pendant un court instant, j’ai cru que vous aviez laissé deux cadavres. On peut dire que vous ne faites pas dans la dentelle quand il s’agit d’envoyer vos adversaires au tapis, vous non plus. Beau travail, en tout cas ! Je ne pense pas qu’ils se réveillent de sitôt mais dans le doute, on va les attacher pour éviter qu’ils ne donnent l’alarme. Pendant ce temps, vous pourriez nous trouver de quoi déverrouiller la porte d’à côté. J’ai cru voir un lecteur de carte magnétique sur le mur adjacent. Ils doivent en avoir rangées quelque part dans cette pièce, sinon dans une de leurs poches. Espérons qu’on ne se retrouve pas bloquée ici trop longtemps.

Je commence à ouvrir et fouiller les poches sur la veste du premier pour trouver de quoi l’immobiliser lui et son collègue. A part un paquet de cigarettes presque vide, un briquet que je me permets d’emprunter au cas où et un chargeur pour chacun des fusils traînant dans un coin de la pièce, je ne trouve rien de très utile pour ce que je compte faire. Ni carte magnétique, ni corde ou menottes. Et encore moins dans l'uniforme du second. Bon sang !

« Rien ici non plus. Vous avez eu plus de chance, de votre côté ? »

J’observe Ran fouiller frénétiquement chaque tiroir du meuble accueillant les nombreux écrans de surveillance du poste de sécurité. Même après en avoir vidé plus de la moitié, elle ne semble pas avoir trouvé ce que je lui ai demandé… La question que je me posais déjà avant de descendre me revient en tête. Est-ce qu’elle sait au moins de quoi il s’agit ?

« Vous préférez que je cherche à votre place ? Je sais à quoi ça a l’habitude de ressembler. Vous n’avez qu’à chercher de quoi les empêcher de sortir d’ici. Quelque chose qui ressemble à une corde devrait suffire, du moment que leurs mouvements sont restreints. »

J’entraperçois l’un des écrans derrière Ran montrant un pan du couloir dans lequel j’ai fait s’effondrer le lustre quelques minutes plus tôt. A priori, les hommes que nous avons neutralisés viennent tout juste d’être trouvés par une autre patrouille : je peux voir que le premier groupe est en train d’être évacué par le second. Logiquement, ils devraient être encore en train de nous chercher au mauvais étage donc ça nous laisse un peu de temps avant qu’ils ne pensent à venir vérifier le sous-sol. D’autant qu’avant de descendre, j’ai fait en sorte de refermer en partie la porte derrière moi pour ne pas attirer l’attention.
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Ran Von Einzbern
Dragonne Rembourrée
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Dim 29 Jan - 23:47

C'était trop demander que de mettre une étiquette ou autre qui indiquait clairement comment ouvrir cette porte ?! Visiblement oui, car après plusieurs minutes passées à examiner toutes les consoles et boutons présents, rien n'indiquait comment faire. Et évidemment, pas de trace d'un quelconque manuel d'utilisation. Quel manque d'organisation, vraiment...

Mégane finit par arriver après quelques minutes. Le choc passé de trouver Ran pester contre la machinerie avec deux hommes avec la gueule cassée au sol, elle reprit vite sa casquette de chef improvisé du duo et suggéra de ficeler les deux types pour avoir la paix, en plus de chercher une carte "maniétik" pour ouvrir la porte. Encore plus de recherches ! Cependant...



- Oh, si la situation l'eut requis, j'aurais embroché ces ruffians comme de vulgaires poulets.

Et ne vous inquiétez point pour ces deux individus, ils seront hors d'état de nuir pour au moins une bonne heure.



Mégane devait se dire que Ran était excentrique, mais même avec sa tendance à s'exhiber et son costume, elle restait un membre du clan Centurio, avec l'entraînement qui allait avec. Personne ne demandait à ce que les cibles des chasses soient ramenées vivantes pour une raison...

Les recherches dans toute la pièce continuaient pour trouver cette carte "maniétik", mais sans succès. Mégane commenta sur le fait que Ran pouvait potentiellement ne pas savoir de quoi il s'agissait... Ran allait répondre quand quelque chose attira son regard.
Sur l'une des consoles, caché sous un porte-bloc que la blonde bougea sans y faire attention la première fois, un énorme bouton rouge trônait protégé derrière une plaque de verre avec indiqué dessus "Ouverture d'urgence" en gros caractères. Qui ne tente rien n'a rien...
Fracassant le verre et enfonçant le bouton d'un coup de poing, Ran sursauta en voyant ce qui se passait. Une assourdissante alarme retentissait un peu partout dans le sous-sol et, visible depuis la salle de surveillance, des gyrophares oranges illuminaient tout le sous-sol maintenant. Mais, coup de chance, la fameuse porte blindée s'ouvrait et les machines derrière continuaient d'émettre leurs petites lumières, signe qu'elles fonctionnaient encore. Yay !



- EH BIEN, CELA N'EST POINT LA FAÇON DONT J'ESPÉRAIS RÉSOUDRE CE PROBLÈME, MAIS CELA FERA NOTRE AFFAIRE. ALLEZ RÉCUPÉRER CE QUE NOTRE COMMANDITAIRE RÉCLAME, DEMOISELLE MÉGANE, JE ME CHARGE DE STOPPER D'ÉVENTUELS TRUBLIONS.

ET DE GRÂCE, HÂTEZ-VOUS, CETTE ALARME ME DONNE UNE CÉPHALÉE.



Et si Mégane n'avait pas eu sa dose d'évènements ridicules du jour, la méthode Ran pour "stopper" les éventuels gardes consistait à se planter au milieu du couloir, droite comme un I, une main posée sur la hanche et l'autre tenant sa lance posée nonchalamment sur l'épaule. Au moins, il y aurait un petit effet de surprise...




Merci à Mégane pour le kit !

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Megane
Flammèche Temporelle
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Mer 15 Fév - 1:20

Juste avant que Ran ne prenne l’initiative d’enfoncer du poing la vitre servant à protéger la commande de déverrouillage d’urgence, il m’avait semblé sentir comme la forme d’une carte en plastique rigide cachée à l’intérieur de la botte d’un des soldats inconscients.

Mais à présent, l’objet ne servait absolument plus à rien, les portes s’étant ouvertes en grand en même temps que le déclenchement de l’alarme. Décidément, je commençais à me demander si nous devions nous estimer chanceuses ou pas.


« Vous avez vraiment le chic pour vous mettre dans des situations improbables, vous savez ! Vous ne me facilitez pas du tout la tâche, là ! » que je lui lance tout en m’empressant de rejoindre la salle des serveurs.

Les rangées de concentrés de technologies étaient moins impressionnantes que ce que le GWD avait mis en place dans sa base souterraine sous la forme de leur centre de traitement de données mais cela n’enlevait rien au fait que les informations les plus sensibles du réseau gouvernemental passaient forcément par cet endroit. L’endroit rêvé pour les pirates informatiques s’opposant à un régime totalitaire comme celui qu’avait vécu la nation ces vingt dernières années. Et avec ce qui se tramait en ce moment à Galbadia, pas étonnant que quelqu’un profite de l’occasion que je leur offrais pour me demander de récupérer ces données.

Par contre, j’ai beau m’arrêter devant chacun d’entre eux pour vérifier, je ne parviens pas à trouver une quelconque trappe ou accès qui me permette de commencer à travailler. Si je veux me servir des outils qui m’ont été fournis, je vais devoir trouver…


« Oui ! Parfait ! Ça fera parfaitement l’affaire ! »

Un poste de travail avait été mis en place dans un coin de la salle, relié aux serveurs par un monticule de câbles épais. L’écran d’ordinateur et sa tour restés allumés étaient posés sur une table, devant laquelle était installée une chaise à pivot qui attendait que l’on s’assoie dessus.

Je m’installe sans plus tarder et commence à manipuler la souris posée sur un tapis en plastique avant de me rendre compte que je n’ai aucune idée de comment entrer dans le système pour récupérer les infos qui m’intéressent. Après la cinquième tentative ratée pour entrer le mot de passe permettant de déverrouiller l’accès, je pousse un grognement de dépit en m’affalant dans le siège à roulettes, la case blanche sur fond bleu me narguant de par sa simple présence.

Je ne suis pas une hacker, moi… Ce n’est pas comme si le Grey WooDs avait eu besoin de nous apprendre à pirater les bases de données, vu l’état dans lequel se trouvaient la plupart des installations ne leur appartenant pas après les attaques d’Ultimécia. Ils avaient bien plus intérêt à nous apprendre comment survivre aux monstres qui nous attaquaient que comment infiltrer le réseau informatique d’une institution gouvernementale qui n’existait plus depuis plusieurs années.

Bon, je ne sais pas comment m’y prendre. En revanche, quelqu’un a voulu que je m’introduise dans ce bâtiment et m’a fourni les moyens nécessaires à ce que j’entre sans être dérangé. Et s’il était allé jusqu’à me donner les outils pour…

Je sors la clé USB que nous avait envoyé notre mystérieux support, dans l’appartement d’Amelia, et retire le capuchon qui protège son connecteur. Je ne discerne absolument aucune différence notable avec un des modèles auxquels j’ai déjà été confronté… mais peut-être s’agit-il justement du détail qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

L’objet glisse sans broncher dans la fiche et après quelques secondes à attendre nerveusement que quelque chose se passe, l’écran se met finalement à clignoter, avant de passer du bleu à un rouge carmin qui change drastiquement de l’interface habituelle. Quel que soit le logiciel que contenait cette clé, le système n’a pas dû apprécier.

L’écran continue de s’animer sous l’influence du programme, affichant désormais ce qui ressemble à un papillon noir battant des ailes au centre de l’écran. Un de ses congénères vient le rejoindre, avant qu’un troisième, puis un quatrième, suivis d’une nuée de papillon d’ébène qui viennent former ce qui ressemble à un visage affichant un sourire machiavélique, qui ne manque pas de me faire frissonner un court instant tant il paraît réel.

Suite à cela, l’essaim vole en éclat avant que la console n’affiche un message marqué en lettre dorées, indiquant que la… prise de contrôle du système est un succès ?!


« Qu’est-ce que ça veut dire ? C’était censé me donner l’accès au système, pas en prendre le contrôle. Comment je suis censé trouver les informations qui m’intéressent si je ne peux pas fouiller dedans !!! »

Ça m’apprendra à faire confiance à un pirate informatique ! Je comprends mieux pourquoi Maman disait dans son journal détester ce genre de personne, à l’époque où elle faisait encore partie du SeeD. Si on doit se retrouver victime de leurs combines après leur avoir demander de l’aide, hors de question de retenter… Hein ?

Des parasites avaient commencés à se faire entendre au travers des haut-parleurs branchés sur le poste de travail, avant d’entendre finalement des bribes d’une communication énoncée sous la forme d’une voix modifiée à l’aide d’un filtre.


« Merci de ta collaboration. Grâce à ton aide, nous sommes désormais en mesure d’accéder à n’importe quelle information détenue par Galbadia et les organismes contrôlés par le gouvernement actuel. Je vais pouvoir révéler à tous les malversations et les actions illégales menées par les personnes qui ont pris le pouvoir et avec un peu de chance, les pousser enfin à remettre ce dernier aux mains des citoyens. Puisque tu as rempli ta part du marché, nous sommes prêts à t’offrir tout le soutien nécessaire pour t’aider à accomplir ce que tu es venue faire ici. Demande-nous ce que tu veux, nous ferons en sorte de te le trouver... Une fois que nous aurons terminé de compiler toutes ces données fraîchement acquises. »

Sérieusement ?!

Bon sang ! Je n’avais pas été aussi euphorique depuis le jour où j’avais appris que j’étais parvenue à revenir dans le passé. Une occasion en or, tout ce que j’attendais depuis que j’étais arrivé ici et voilà qu’enfin j’en bénéficiais.


« Ce n’est pas une autre magouille pour m’inciter à vous filer un autre coup de main à l’avenir, j’espère ?
-Nos méthodes laissent sûrement à désirer mais nous honorons toujours nos engagements. Dans la mesure du possible, toute information enregistrée sur un réseau quelconque auquel nous avons accès, nous te la ferons parvenir.
-Très bien, j’ai votre parole. Tout ce que vous pouvez trouver sur les récents agissements d’une Sorcière que l’on nomme Ultimécia. Vous vous en sentez capable ? »

Pas de réponse immédiate. Je me doute que la demande en elle-même doit les surprendre, surtout s’ils n’ont aucune idée de quoi je parle…

« Ha ha ! Tu dois sûrement avoir une très bonne raison de ferrer un aussi gros poisson ! Intéressant, même si cela ressemble beaucoup à du suicide ! Peu importe ce que tu veux à cette Sorcière, nous n’avons qu’une seule parole. Tu devrais y aller maintenant. Nous sommes parvenus à prendre le contrôle du système de sécurité du palais pendant notre discussion. Toi et ta compagne ne devriez pas avoir de problèmes à vous échapper une fois que vous vous serez débarrassées de vos poursuivants. Attends-toi à avoir de nos nouvelles très rapidement, Megane…
-Minute ! Ne partez pas comme ça ! Je veux au moins savoir à qui je m’adresse depuis tout à l’heure.
-Ho ho… Il est vrai que nous ne sommes toujours pas introduits… C’est la moindre des choses, il est vrai. Surtout si nous sommes amenés à travailler ensemble à l’avenir. Tu peux nous appeler Mariposa. A très bientôt. »

L’essaim de papillon recouvre alors une nouvelle fois l’écran en l’assombrissant dans son intégralité, avant de s’éteindre purement et simplement. Mon rôle ici est terminé, aussi je prends la décision de retirer la clé du port USB dans lequel je l’avais inséré et de l’incinérer immédiatement après pour ne pas laisser de trace. Je me rends compte que l’alarme s’est arrêté de sonner depuis un petit moment, probablement grâce à l’intervention de Mariposa. S’ils ont dit vrai, les caméras et les autres capteurs installés dans le bâtiment ne sont plus en mesure de traquer nos déplacements.

Il faut que j’aille voir où en est Ran.

En sortant de la salle des serveurs, je constate qu’elle tient toujours debout, ce qui n’est déjà plus le cas de quelques hommes en uniformes un peu plus loin. J’ignore comment elle a réussi l’exploit d’échapper aux balles du reste de la troupe tout en mettant K.O. les autres mais on va éviter de risquer davantage notre peau à toutes les deux pour le savoir.


« On a fait ce qu’on avait à faire ! Il faut bouger, maintenant ! »

Je suis presque obligée de hurler pour me faire entendre par la femme en armure, à cause notamment des balles qui continuent de siffler à intervalles irréguliers, ponctuées par les voix des soldats eux-mêmes en train de brailler leurs consignes depuis l’autre bout du couloir.

« Vous auriez une idée pour nous sortir de ce pétrin ? Je ne suis pas fondamentalement contre l’idée de forcer le passage mais tant qu’à faire, je préférerais m’en tirer sans un œil ou une oreille en moins. »

Et puis, très franchement, aussi pourris soient les types en face, je me vois mal les rôtir façon barbecue. D’autant plus que je sens qu’il ne me reste que très peu de ressources pour lancer une offensive à grande échelle.
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Ran Von Einzbern
Dragonne Rembourrée
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Ven 17 Fév - 0:44

HRP:
 

- POURQUOI DIANTRE CETTE MAUDITE ALARME NE CESSE-T-ELLE POINT ??? AH, C'EN EST ASSEZ !!!


Optant pour la solution sensible de planter sa lance dans le premier haut-parleur venu pour avoir un peu de calme, Ran constata avec stupeur que malgré tout le foutoir ambiant, aucun soldat ne ramenait son nez. Enfin jusqu'à ce qu'elle décide d'aller voir au coin du couloir ce qu'il se tramait, ou elle tomba nez à nez sur une bonne dizaine de soldats pointant leurs fusils sur elle. Whoups ?

Sans relâcher leur attention, les hommes s'écartèrent, laissant apparaître celle qui semblait être leur chef... Une jeune fille à peu près de l'âge de Mégane, portant d'énormes couettes rousses et un costume de marin noir orné d'un massif ruban rouge, jaugea Ran pendant quelques secondes d'un air nonchalant tout en mâchouillant un chewing-gum.



- Bon. Blonde, yeux dorés, tenue de cuir, grosse poitrine... Ouais, c'est bien une de nos suspectes. Ca colle avec ce qu'on nous a rapporté qui sortait de chez cette "étudiante sans histoires".
- Le commandement veut la petite vivante pour envoi au département scientifique, mais elle... Que voulez-vous que nous fassions, Rachel ?
- C'est "Sergent Rachel Voroshilov" pour vous, Caporal. Mais, maintenant qu'on en parle... Chuis pas là exactement pour Pastèques et la sorcière...
- Quoi ?
- ...Mais plutôt pour un groupe de soldats suspectés d'avoir retourné leur veste pendant la prise de Deling City et d'avoir aidé le major Caraway à s'enfuir. Ca vous parle ?


Ca devait effectivement parler aux soldats, car tel un seul homme, tous se tournèrent brutalement vers la demoiselle aux couettes. Mais celle-ci, bougeant à une vitesse phénoménale, dégaina soudainement deux pistolets chromés et ouvrit le feu. Ran ne compta pas les détonations, mais en trois secondes, les dix soldats de l'escouade gisaient au sol, morts ou agonisants. Jonglant avec ses canons encore fumants dans les mains, Couettes était désormais très occupée à mâchouiller son bubblegum sans faire attention à son environnement.


- Ca me fait vraiment pas plaisir de tuer des camarades, les gars, mais les ordres sont les ordres. Sur ce... Gaffe à tes yeux, Pastèques, ça va piquer.


Ran n'eut même pas le temps de réagir que de nouveaux tirs de la part de Couettes partirent dans un extincteur près de la porte blindée, inondant le couloir de fumée carbonique. Incapable de voir à travers le brouillard blanc Ran n'entendit que de nouvelles détonations entrecoupées de râles dont un nettement féminin. La poussière retombée, elle en vit la cause : "Rachel" avait pris le temps d'achever les survivants de sa petite démonstration de gun fu avant de repartir... En laissant une trace de sang au sol ? Savoir qu'une telle prodige du pistolet rôdait dans le coin et surtout qu'elle semblait se moquer complètement de prendre une dizaine de vies en une minute... Heureusement qu'elle semblait peu soucieuse des deux dames. Mais comment s'était-elle blessée ?

Mégane ressortit entretemps de la salle avec la satisfaction du devoir accompli, se faisant accueillir par une pluie de balles entrecoupée des glapissements de Couettes au loin



- Ces deux tarées ont eu le groupe A et m'ont touchée au bras !!! Remuez-vous les fesses !
- Mais Sergent, nos ordres sont de ramener la sorc-
- On à des pertes humaines, Caporal, ON S'EN FOUT à ce niveau-là ! Au pire ils la dissèqueront ! Changez-moi ces radasses en passoires !


Cette gamine s'était tirée elle-même dans le bras pour se créer un alibi ?!? Soit elle était folle à lier, soit elle cumulait un génie du mal à un talent aux armes à feu hors pair. Le problème était que maintenant, avec des morts mises sur leur dos, Mégane et Ran allaient être traitées fort différemment par le reste des soldats.


- Voroshilov avait raison, elles ont eu le groupe A ! TIREZ POUR TUER, LES GARS !!!
- Chaque seconde supplémentaire en ces lieux accroit mon désir de retourner sur Ival-PALSAMBLEU UNE GRENADE !!!


Là, ça craignait grave.




Merci à Mégane pour le kit !

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Megane
Flammèche Temporelle
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Ven 3 Mar - 1:11

J’ignorais ce qui avait bien pu se passer pour que les miliciens nous canardent de cette façon mais en tout cas, je pouvais oublier l’approche diplomatique si elle avait été une option un jour. D’après le peu que j’entendais depuis leur position et au travers du talkie-walkie en ma possession, quelque chose s’était passé qui avait amené ces types à nous considérer comme cible prioritaire.

Le hurlement que Ran avait poussé en voyant arriver la grenade - comment avait-elle deviné ce que c’était, c’était une question pour un autre jour - me poussa à réagir aussi vite que possible en me mettant à couvert là où je le pouvais, le seul endroit restant étant la salle dans laquelle étaient encore endormis les deux mercenaires que Ran avait assommé précédemment. Le bruit de la déflagration de l’autre côté du mur ainsi que le nuage de poussière soulevé par l’explosion m’obligèrent à prendre un peu de temps pour reprendre mes esprits, obligée de tousser avec l’imperméable devant le visage. J’entendis un des deux hommes bouger derrière moi, et son réveil fut accueilli par un violent coup de pied à la mâchoire pour le forcer à retourner faire dodo avec son collègue.

Bon sang, quelle galère.

Ran n’avait pas l’air d’avoir d’idée pour nous sortir de ce pétrin, et continuait de se plaindre surtout du fait que la situation ne lui plaisait pas non plus. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, avec une troupe de mercenaires qui nous tiraient dessus de l’autre bout du couloir en nous empêchant d’emprunter le seul chemin vers la sortie.

Enfin, c’était le seul chemin avant que le son strident d’une nouvelle alarme retentisse dans le couloir en surprenant tout le monde, y compris les mercenaires qui arrêtèrent de tirer sous l’effet de surprise. La raison pour laquelle on subissait de nouveau ce calvaire ne tarda pas à arriver sous la forme d’une voix monocorde diffusée au travers des haut-parleurs disséminés autour de nous.


« Incendie détecté dans le bloc 8. Procédure de verrouillage d’urgence du bloc activée. Fermeture imminente des cloisons de sécurité. Tout le personnel doit se parer à l’évacuation du secteur. Je répète… »

Comment ça, un incendie ? A un moment pareil ? Comment c’est possible ? Ils ne sont pas censés avoir de quoi prévenir ce genre de problème, dans un endroit pareil ?

Tout en me posant ces questions, je me risque à jeter un coup d’œil vers l’extérieur, où je peux voir un des lourds panneaux métalliques s’abaisser pas très loin de l’entrée de la salle des serveurs, de laquelle je peux voir s’échapper la lueur d’un brasier en train de grandir progressivement. Du peu que j’aperçois, l’origine semble provenir d’un coin de la pièce que j’identifie comme celui…


« Oh, c’est pas vrai… »

Ça ne fait quasiment aucun doute, il s’agit de l’emplacement du poste de travail que j’ai utilisé pour l’opération. La clé USB. Elle a dû atterrir sur une pile de documents qui traînait ou bien dans une poubelle remplie de paperasse après que je l’ai mise à feu.

J’ai du mal à croire que j’ai pu faire une erreur comme celle-ci. D’accord, on dirait qu’elle nous profite pour le moment en obligeant les hommes en uniformes à nous laisser tranquille pour se mettre à l’abri mais si c’est pour nous retrouver coincées au milieu des flammes, ça ne vaut clairement pas le coup.

J’entends encore plusieurs jurons de la part de nos assaillants de l’autre côté de la porte en acier presque abaissée, avec quelques-uns d’entre eux allongé au sol pour tenter d’aligner un ou deux tirs imprécis, heureusement sans grand succès. La cloison se ferme alors totalement, et il ne reste plus que le bruit des flammes en train de progresser dans la pièce d’à côté pour nous accompagner.


« Bon… Eh bien, maintenant qu’on n’a plus à s’inquiéter de se faire tirer dessus, il faudrait trouver un moyen pour quitter les lieux avant d’être rôtie sur place. J’imagine que vous n’avez toujours pas d’idée ? Et non, je vous arrête tout de suite. Ce n’est pas parce que j’ai eu une combustion spontanée sans en souffrir que je ne risque rien à m’approcher de flammes qui ne sont pas les miennes. »

J’ai à peine le temps de finir ma tirade que l’éclairage des lieux se coupe de lui-même, nous plongeant toutes les deux dans le noir, sauf pour quelques lampes de secours.

« Zut ! Il ne manquait plus que ça. Ils doivent avoir coupé le courant dans le secteur pour essayer de déverrouiller les panneaux et nous tomber dessus. Si on ne tente rien avant ça, on sera fait comme des… Mmh ! Hmpfff ! »

Qu’est-ce que c’est que ça ?! Je sens comme un truc qui vient de se plaque sur ma bouche, en m’étouffant presque.

« Mmmh !!! »

Ma bouche n’est pas la seule chose à se faire maîtriser, puisque je n’arrive même pas à me débattre pour tenter de retirer ce qui me bâillonne. J’ai beau m’agiter dans tous les sens, rien n’y fait.
Je n’y vois toujours absolument rien à cause de l’électricité coupée, ce qui fait que je ne sais même pas ce que fait Ran. Je n’entends rien de sa part, ce qui me laisse à penser que qui ou quoi que ce soit qui m’a attrapé la retient elle aussi.

Au bout d’un moment, une sensation qui me fait penser que je coule vient s’ajouter au reste. D’abord mes pieds, puis mes jambes et tout le reste de mon corps s’enfoncent l’entement dans je ne sais quelle matière pendant quelques secondes, puis c’est le noir complet.

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé mais lorsque j’ouvre enfin de nouveau les yeux, je flotte au-dessus du trottoir. Enfin, flotter n’est pas vraiment le mot. Je me sens plutôt en train de glisser lentement hors de quelque chose se trouvant à quelques mètres au-dessus de la surface.

J’ai à peine le temps de comprendre où je me trouve que je suis brutalement éjecté de ce truc, peu importe de quoi il s’agit. Je me réceptionne autant que possible vu l’état de confusion dans lequel je suis et fini par m’étaler face contre terre quelques pas après.

Je me relève péniblement, une sensation de nausée ainsi qu’un sacré mal de crâne m’obligeant à m’y reprendre plusieurs fois pour enfin me remettre debout. On se trouve un peu en retrait du palais, juste assez loin pour ne pas risquer d’être vue par de potentiels ennemis, et juste assez près pour apercevoir les murs ainsi que le haut du bâtiment. Je suis toujours entière et j’ai conservé tout ce qui m’appartenait. Un vrai miracle, compte tenu de comment ça s’est déroulé.

Je constate que Ran se trouve tout près, visiblement assez secouée elle aussi après ce qui vient de se passer.

Avant de l’interpeller pour savoir comment elle va, je remarque que ce qui nous a recraché est une espèce de vortex semblable à celui par lequel nous avait été envoyé la boîte contenant la clé USB.
Qui que soit l’utilisateur de cette méthode de transport au sein de ce groupe de hackeurs, j’aurai apprécié qu’il nous prévienne à l’avance s’il comptait nous faire l’emprunter pour nous sortir du palais présidentiel.

La forme noire finit de disparaître rapidement, nous laissant nous remettre de notre tour de manège forcé tandis qu’on n’entend quasiment plus aucun bruit en provenance de la résidence présidentielle. L’assaut frontal a dû se conclure sans aucun doute après que j’ai eu ma discussion avec Mariposa.

Je me retiens de vomir sur le pavé après une nouvelle pointe et m’approche de Ran. Je me rends bien compte qu’il nous faudra un peu de temps pour être totalement rétablie mais maintenant que notre mission était terminée, il fallait retrouver Amelia à l’endroit convenu pour qu’elle puisse nous faire passer d'éventuels barrages.


« On n’a pas de temps à perdre, malheureusement. Si on veut éviter de se faire contrôler en sortant, il faut partir maintenant. Amelia nous attends à l’Est de la ville ! Dépêchons-nous ! »

J’attrape Ran par la main et l’entraîne en direction de l’Est. Il va maintenant s’agir de faire profil bas jusqu’à ce qu’on ait quitter la ville.
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Ran Von Einzbern
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Mar 21 Mar - 23:39

La grenade changeait radicalement la donne. Prendre un par un (voir deux par deux) toute cette troupe aurait été amplement jouable avec un peu de finesse, mais s’ils passaient directement aux explosifs, les filles n’en sortiraient jamais. Enfin, si, mais en steaks hachés…

La petite salle de garde où les deux gusses de tout à l’heure se trouvaient fit office de bunker improvisé et remplit merveilleusement bien son office ; certes, Mégane et Ran en étaient quittes pour avoir des acouphènes pendant un moment, sans parler de la poussière qui volait partout, mais au moins elles étaient en vie. Mégane prit même le temps de latter un des gardes pour le renvoyer au pays des songes, mais cela ne résolvait pas le problème du « seules contre tout un bataillon fou furieux ».

Le problème se résolut cependant de lui-même, car une nouvelle alarme sonna, pour rajouter au chaos ambiant. Une annonçant la fermeture des portes blindées de l’étage suite à… Un incendie ? Ran ne voyait pas qui ou quoi avait pu provoquer un départ de feu, mais une exclamation de surprise de Mégane suivie de quelques brefs flashes de lumière orangée dans la fameuse salle des serveurs répondirent à sa question. La petite pyromane, involontaire ou non, en fut quitte pour un long regard moitié mauvais moitié blasé des bonnets F dans leur emballage cuir. Et aussi de leur porteuse, vu qu’ils n’avaient pas d’yeux.



- Pourquoi ne suis-je point surprise. Pourquoi, par les Occurias, ne suis-je donc point surprise.


Après un long soupir fatigué, Ran se fit dire que sans solution, ce serait soirée barbecue avec elle et Mégane dans le rôle des gambas. Ce serait donc encore à « Pastèques » de sortir tout le monde du cirage. Décidément, il faudrait parler à Montblanc d’instaurer une prime d’objectifs secondaires... Et de support moral.


- Assomptions sans fondement d’un esprit juvénile en panique devant le fait accompli. Fort heureusement…


Comme tout endroit plus ou moins moderne qui se respectait, ce sous-sol était parsemé de grilles et de conduits d’aération. Dont un qui passait au-dessus de la fameuse salle de garde. Mégane n’aurait visiblement pas de mal à se faufiler dedans, la bimbo de service un peu plus, mais rien d’impossible.
Cependant, à peine la grille fut-elle défoncée par un peu de magie de Ran, les lumières furent coupées. Et pour en rajouter, à peine la salle fut-elle plongée dans l’obscurité que quelque chose d’invisible (dans le noir) et gluant commença à ligoter et bâillonner les filles. Y a vraiment des jours où on devrait rester au lit…



- J’ai lu assez de romans « épicés » pour savoir comment cela va fini-mrmrph.


Ou pas, car après quelques secondes de ce qui s’annonçait comme un épisode de « Fire Loli & Oppai Lancer VS Dark Tentacles » (dispo en HD sur Youp***) se contenta de téléporter les filles hors de leur sous-sol. Et tout était calme, donc le barouf provoqué par le mystérieux commanditaire avait rempli son rôle de diversion. Temps de retrouver Amelia et enfin laisser tous ces évènements aussi rocambolesques que fatigants derrière.




Merci à Mégane pour le kit !

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Megane
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Mar 11 Avr - 1:32

J’ignorais depuis combien de temps exactement Ran et moi étions en train de déambuler à travers les rues de Deling afin de rejoindre l'Est de la ville mais j’avais pu constater que l’effervescence s’était emparé de la population durant notre course folle : les gens se pressant devant les vitrines des magasins, à l’intérieur des bars ou encore se rassemblaient en masse au pied des bâtiments disposant d’écrans géants installés sur leur façade afin de prendre connaissance des dernières informations concernant l’incident dont nous étions à l’origine.

« … A l'heure actuelle, nous n’avons toujours aucune confirmation quant aux circonstances de l’attaque qui vient d’avoir lieu au palais présidentiel. D’après les premières images enregistrées par nos caméras, les dégâts seraient essentiellement limités au portail et à la cour principale mais selon diverses sources, il se pourrait qu’une effraction ait eut lieu en parallèle. Les relations publiques de la nouvelle présidente refusent toujours de nous dire ce qu’il s'est passé exactement, néanmoins nous vous tiendrons informés dès que… »

Les médias étaient tenus à l’écart pour le moment. Quoi de plus normal. Il n’était certainement pas question pour les gens au pouvoir de perdre la face en révélant que leur centre de données sous haute surveillance avait été mis à sac par deux personnes qui s’étaient ensuite évaporées sans laisser de traces. Et ce n’était pas quelques minutes à peine après la fin de l’incident qu’ils allaient être en mesure de fournir une excuse valable à la presse. A l’inverse, je me demandais ce que prévoyait les gens qui nous avaient envoyés là-bas maintenant qu’ils disposaient des informations contenues dans les serveurs.

S’ils sont assez malins, ils vont tenter d’influencer la presse pour se donner gain de cause. Quand ça arrivera, je préfère ne plus être dans le secteur. Ran et moi reprenons notre marche.

Mais à peine avons-nous fait quelques pas que la journaliste assise devant la caméra commence à bégayer, comme prise d’une soudaine crise de panique.


« De-… derniers rebondissements, mesdames et messieurs ! On vient de nous apprendre que plusieurs documents confidentiels du cabinet présidentiel ont été mis en ligne par un collectif de hackeurs se faisant appeler Mariposa. On estime déjà le nombre à plusieurs centaines de fichiers compromettants concernant les activités de la présidente Hawthorne et ses plus proches collaborateurs, allant du blanchiment d’argent au kidnapping, extorsion de fonds et autres malversations, ainsi que l’exécution de plusieurs opposants... Gulp ! »

Eh ben ! Encore une fois, ils n’ont pas perdu de temps.

La présentatrice affichée à l’écran lance de nombreux coups d’œil en direction de la caméra, comme pour que quelqu’un de l’équipe technique ou bien un prompteur lui dise quoi ajouter.
Son visage semble se décomposer de plus en plus au fur et à mesure que les informations lui sont relayées.


« C’est… C’est probablement le plus gros scandale au sein du gouvernement depuis l’assassinat de l’ancien président Vinzer… Le-les rapports attestent de l’implication de la présidente et de ses conseillers dans… dans l’attaque menée sur la capitale, en collaboration avec les membres de la mafia et… sa po-potentielle… Impossible ! »

On aurait dit qu’elle allait craquer sous la pression. Devoir annoncer un truc aussi énorme devait très certainement lui causer un important stress, ce n’était rien de le dire.
Après quelques secondes, son expression change de nouveau pour de la surprise. Elle commence à chuchoter dans son micro, et ses paroles sont visiblement adressées aux personnes présentes avec elle dans le studio.


« C’est sérieux ? Maintenant, vous voulez dire ? Et ce sont eux qui… Da-D’accord. »

Elle ne peut pas s’empêcher d’avaler sa salive, comme pour se préparer à ce qui va se passer ensuite. On dirait qu’elle va annoncer quelque chose d’important, car elle prend un air grave pour s’exprimer.

« Chers téléspectateurs, nous allons devoir momentanément céder l’antenne… On vient de m’informer d’une demande officielle du bureau présidentiel d’interrompre… tout programme traitant de l’affaire en cours… »

La frustration peut se lire très clairement sur son visage, en plus de ses mains qu’on voit en train de froisser le papier qu’elle tenait jusqu’à maintenant.

« Une enquête a été ouverte afin de déterminer le degré de véracité des documents circulant actuellement… Nous vous demandons de bien vouloir faire preuve de patience jusqu’à ce que les résultats nous soient communiqués. Je vous remercie et vous souhaite une bonne fin de journée. »

L’écran géant change ensuite pour diffuser un autre programme, laissant les gens qui assistaient à la retransmission dans la confusion la plus totale.

J’avais raison de penser qu’ils tenteraient de censurer la presse mais de manière aussi ouverte, c’est presque du jamais vu.


« Allons-nous-en. Nous n’avons plus rien à faire ici. » lançais-je en entraînant Ran derrière moi.

Les ruelles se succèdent, jusqu’à ce que les hauts immeubles fassent place à des bâtiments de taille plus modeste, le centre-ville bien loin derrière nous maintenant que nous avions atteint une des zones résidentielles moins fréquentées.


« Maintenant, il s’agit de retrouver Amelia… Elle nous a dit de rejoindre l’Est de la ville mais à part nous approcher le plus possible des limites, je n’ai aucune idée d’où elle voulait qu’on se retrouve… Oh là ! »

Je fais signe à Ran de me rejoindre au coin d’une allée après avoir vu que des véhicules équipés de gyrophares sur leurs toits venaient de se garer à l’autre bout de la rue que nous venions de rejoindre. D’après ce que je pouvais voir de là où j’étais, les hommes en uniformes commençait à installer de quoi empêcher le passage vers la sortie la plus porche.

« Est-ce qu’on est arrivé trop tard ?
-Pas encore ! Il reste une solution pour vous faire sortir !
-Hiii ! »

Je ne peux pas m’empêcher de sursauter en entendant une réponse dans mon dos. La voix qui vient soudainement de s’adresser à nous se révèle être celle d’Amelia. J’ignore comment elle nous a retrouvé mais une fois de plus, elle tombe pile au bon moment.

« Chut, enfin ! Meg, tu veux nous faire repérer ou quoi ?
-C’est toi, bon sang ! Qu’est-ce qui te prends de débarquer dans notre dos, tout à coup !
-Bon, bon ! Contente que vous vous en soyez sorties en un seule morceau ! Par contre, je pensais que vous feriez ça plus proprement… Enfin, espérons que ce qui va arriver compensera les pertes… »

Je n’ai absolument aucune idée de ce dont Amy peut parler. Je me tourne vers Ran en lui lançant un regard interrogateur mais sa réaction ne m’avance pas des masses.

« Alors ? Quelle brillante idée va pouvoir nous sortir de ce pétrin ? demandais-je en croisant les bras à force de patience.
-Rien de très compliqué. Vous allez vite voir. »

Elle ne nous en dit pas plus et nous invite à la suivre. Je hausse les épaules et prend sa suite. J’espère juste que sa solution miracle ne nous fera pas un trop grand détour.
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Ran Von Einzbern
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Lun 8 Mai - 0:55

La course effrénée continuait dans les rues de la ville. Non seulement les filles avaient des explosions, mais aussi maintenant un départ d'incendie sur leur liste. De mieux en mieux... Et sans cette espèce de chose visqueuse qui les avaient sorties des sous-sols, il y avait de fortes chances qu'elles aient fini en barbecue. Mais elles n'étaient pas encore sorties de l'auberge... La presse n'avait pas perdu de temps à rapporter les évènements qui venaient de se produire, à en juger par la quantité d'écrans qui relayaient l'information. Rien de précis excepté que ce qu'il venait d'arriver était clairement décrit comme une "attaque". Ligne officielle du gouvernement ? Sans doute.

Mais les choses prenaient soudainement une nouvelle tournure, car le reporter annonça qu'en plus de tout ce bazar, des documents auraient été volés au palais par des "aqueurs" ? Encore un mot dénué de sens, à moins que... Ran se garda de commenter la situation à haute voix, mais un regard furtif vers Mégane illustra ses suspicions. C'était donc ça, ce colis téléporteur... L'effet était réussi par contre ; la télévision donnait l'impression que la présentatrice allait faire une crise cardiaque à tout moment sous la pression, avant de se faire couper par un ordre venant de plus haut. Le gouvernement tentait de sauver les meubles, mais maintenant que le pot aux roses était découvert, il risquait d'y avoir un sacré boxon en ville...

Après un peu plus de balade forcée, les filles retombèrent sur Amélia, qui au passage flanqua une belle frousse à Mégane. Visiblement, elle ne s'attendait pas à un tel barouf. Après un commentaire sur "faire ça plus proprement" qui laissa perplexe aussi bien Ran que Mégane. Mais enfin, le moyen de sortir de la ville était à portée ! Amélia s'empressa de mener les filles vers un véhicule garé un peu plus loin. Un camion plein de choses qui se révélèrent à la lumière d'un lampadaire. Des sacs avec un dessin de fruit dessus...



- Un camion de... Pastèques ?
- Ce camion va bientôt quitter la ville pour aller livrer sa marchandise, et il part pile dans la bonne direction. Les gardes seront débordés pour fouiller tous les véhicules qui entrent et sortent d'ici, ce sera une occasion en or pour vous. Et puis, cela va bien avec vous, non ?
- Ha. Ha. Ha. Ha. Ha.
- Assez palabré ! Le chauffeur ne va pas tarder ! Prenez ce sac vides, montez dans le camion et ne bougez plus !


Se glisser dans le tas de sacs fut facile, mais le sac... Autant Mégane rentrait dedans sans soucis, autant Ran eut plus de mal. Après quelques gigotements et torsions, les filles dans leur paquetage finirent par enfin donner l'impression d'être un innocent sac de fruits. Et pas trop tôt, car le camion finit par démarrer. Pour s'arrêter quelques mètres plus loin, à un checkpoint militaire à entendre les sons que les filles entendaient.


- Halte ! De dangereux criminels sont en fuite. Nous devons contrôler votre cargaison.
- Ca va, ce camion ne contient que des pastèques. Allez-y, passez.




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Bahamut
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Jeu 1 Juin - 20:28

Ran & Megane vont vers carte du monde

Désolé du retard...



Merci à Alizée °3°
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