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 Une petite curieuse

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Aerith Gainsborough
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Dim 15 Mai - 13:56

Une petite curieuse
Megane & Ran Von Einzbern

L'affaire conclue, Mégane entama la visite de la ville comme promis, encore qu'Aerith n'y pensait déjà plus. C'était naturel pour elle d'aider quelqu'un sans chercher spécialement une contrepartie, surtout quand il s'agissait d'une menace. Cela dit, elle n'allait pas se plaindre non plus, découvrir ce nouvel endroit lui plaisait. Elle remarqua toutefois que l'enfant était très concentrée et sortit de ses pensées quand elle lui parla. Pour refuser de donner le nom de leur "cible". Ca risquait d'être peu pratique. A moins que la petite sache où trouver cette personne, il faudrait chercher, logique, et mener l'enquête sans savoir qui en est l'objet ne pouvait pas être possible.

Ran n'était pas d'accord non plus, mais se présenta d'abord en version longue. La marchande de fleurs ne comprit pas la moitié de sa phrase. Empire d'Archadia ? Juge impérial ? C'était clairement un autre univers, et elle se dit qu'elle aurait bien voulu y faire un tour également. Ce devait être un monde très intéressant à découvrir. Est-ce que toutes les femmes de là-bas avaient des pastèques géantes en guise de poitrine ?

- Aerith Gainsborough, mais Aerith suffit amplement.

Elle hocha la tête aux remarques de Ran, tout à fait justifiées, et plus diplomates qu'avant lui semblait-il.

- Il n'y a aucune offense. J'ignore comment vous comptez vous y prendre, mais Ran Von Einzbern a raison. Pour ma part, je peux difficilement chercher quelqu'un si j'ignore son nom.

Et accessoirement lui parler si elles arrivent à retrouver cette personne. Aerith ignorait les intentions précises de Mégane, mais pour elle c'était certain : la Cetra comptait favoriser le dialogue et éviter autant que possible le combat. Elle jeta quelques coups d'oeil autour de leur groupe, observant les alentours. Même si la conversation était importante, elles restaient en visite et cet immense bâtiment était plutôt impressionnant.

- En parlant de visite, quel est cet endroit ?

Tant qu'à faire hein, autant en profiter pour s'instruire un peu.
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Megane
Flammèche Temporelle
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Mer 18 Mai - 16:32

Raah mais elle va me lâcher la grappe, la fille de bourge ?! Ce n’est parce que Mademoiselle estime que je lui donne pas assez de détails que je vais satisfaire toutes ses demandes. Enfin, elle n’a pas tort sur un point : je devrais au moins leur situer le contexte. Mais pas tout de suite.

Un soupir s’échappe du fond de ma gorge, preuve de mon agacement quant à l’insistance dont peuvent faire preuve Ran et Aerith.


« Connaître son nom ne vous apportera rien. Déjà parce que seule une poignée d’officiels du gouvernement local doivent être au courant. Et que les rares personnes qui savent de quoi il s’agit vont, au mieux, vous envoyer bouler, au pire, vous faire arrêter pour vous interroger sur ce que vous savez. Ce qui serait une perte de temps considérable, vous en conviendrez. »

On approche doucement du palais présidentiel mais plus on avance dans cette direction, plus il m’apparaît clairement que ce n’est absolument pas le bon moment pour tenter quoi que ce soit : une bonne douzaine de gardes sont postés devant les grilles et les murs qui entourent le périmètre autour de la bâtisse, et du peu qu’on aperçoit de notre position, il y a quasiment le double en train de surveiller depuis les balcons, en plus des caméras disposées un peu partout.

Hors de question pour moi et les deux autres d’embarquer dans une mission suicide. Déjà que je n’ai pas de plan précis alors si je nous lance là-dedans trop vite, c’est fichu.


« Laissez tomber. Il n’y a rien d’intéressant à voir, ici. Je vous emmène plutôt dans le centre. Ce sera déjà plus beau à voir que cette horreur architecturale. »

Là d’où je venais, le palais présidentiel n’était plus qu’un amoncèlement de ferraille, que les personnes en charge des abris souterrains avaient dépossédés de la plupart de ses équipements de sécurité et matériaux de renforcement. Je n’avais donc pas eu l’occasion de le voir dans son état d’origine jusqu’à aujourd’hui et très franchement, j’avais rarement vu quelque chose d’aussi moche. Celui qui avait fait construire cette atrocité ne devait pas avoir les yeux en face des trous, ou bien un égo suffisamment démesuré pour le rendre aveugle.

« On ne va pas discuter de ça maintenant, c’est un coup à se faire arrêter sous couvert de soupçon de terrorisme. Vous êtes là pour visiter, je vous fais visiter. C’est tout ce dont il faut vous occuper pour le moment. On pourra reparler du reste plus tard. »

Je nous fais revenir sur nos pas. Si je me souviens bien, à cette époque, Deling est censé être à son apogée économiquement et culturellement. Technologiquement, difficile à dire. D’après Maman, la guerre allait retarder la plupart des avancées que l’on espère voir arriver. Ultimécia ferait tout pour empêcher le développement d’armes pouvant la menacer, et tout le reste avec.

Du peu que je voyais actuellement, il n’y avait rien qui pouvait démentir ces informations. Plutôt démoralisant, en un sens. Je n’allais pas trouver d’objets sortant de l’ordinaire à moins d’orienter mes recherches vers ce sujet en particulier. Et ça non plus, ce n’était pas le moment pour le faire.

Ça fait un moment qu’on marche et je commence à croire qu’on n’arrivera jamais là où je veux qu’on aille. Parcourir les rues à la surface de Deling était un exercice que je n’avais pas pratiqué depuis un moment. Les abris souterrains étaient -enfin, « allaient être »- reliés entre eux par plusieurs tunnels traversés par des modules de transport, un peu sur le même modèle du chemin de fer construit à cette époque. Tout ce que je vois de ce qui pourrait nous permettre d’aller plus vite, dans l’immédiat, semble être les véhicules longs qui s’arrêtent régulièrement pour faire embarquer et débarquer un certain nombre de passagers à côté de panneaux plantés dans le trottoir.
Vu le peu d’argent que j’ai sur moi, je préfère le conserver pour quelque chose de plus urgent. Il va donc falloir marcher encore un peu. N’empêche que ça me gonfle.

Autant essayer de relancer la discussion pour que ça paraisse moins long.


« Dites. Là d’où vous venez, c’est comment ? Je veux dire, globalement. Vous y vivez bien ? Mal ? »


Dernière édition par Megane le Lun 23 Mai - 12:10, édité 1 fois
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Ran Von Einzbern
Dragonne Rembourrée
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Lun 23 Mai - 0:31

- Il est donc impossible de vous tirer quelque information supplémentaire sans risque de nous faire mettre aux fers... Et bien soit. Je saurai m’en contenter.


Avancer avec zéro visibilité face à ce que Mégane décrivait comme une menace digne des Calamités ne faisait pas vraiment plaisir à Ran. Impossible de savoir où et quand la menace se manifesterait, et même avoir sa grille des permis sur elle ne résoudrait rien si elle n’avait ni les fonds ni la possibilité de repartir sur Ivalice obtenir de meilleurs équipements et magies. Le matériel de débutant restait du matériel de débutant, même si il avait été exquisément réalisé. Cette pique de fer et cette armure de cuir bouilli faisaient parfaitement l’affaire pour la vermine de Rabanastre, mais face à de la technologie et des monstres inconnus, Ran avait l’impression qu’il serait plus efficace de se battre avec un manche à balai et une armure en papier mâché…

La visite touristique continuait en dépit de ce sentiment d’insécurité. Mégane, si elle l’avait pensé tôt ou tard, avait visiblement renoncé à son projet d’attaquer la résidence du dirigeant local ; une bonne chose, à en juger par la quantité de gardes et de systèmes de sécurité surveillant les lieux. Même une mouche ne passerait pas ces défenses, il semblait ; alors une préadolescente et deux touristes… Fort heureusement, comme mentionné, Mégane choisit de ne pas partir à l'assaut, optant pour continuer la visite et demander comment les choses allaient dans les autres mondes.



- Excellemment. La paix entre Archadia et Rozarria dure depuis la résolution de la "situation" en Dalmasca, même si nous restons méfiants. Et grâce lui soit rendue, son Altesse Larsa Solidor est un empereur comme nous n'en avons avons point eu depuis fort longtemps. Les choses sont au mieux en Ivalice, si j'ose m'exprimer ainsi.

Cependant, si vous me permettez d'être aussi franche, damoiselle Mégane, il me semble que cette ville ne peut en dire autant, à en croire les murmures que j'entendis au café.
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Aerith Gainsborough
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Lun 23 Mai - 20:36

Une petite curieuse
Megane & Ran Von Einzbern

Mégane continuait de s'entêter sur le mystère entourant le nom de sa cible. Cela dit, ses paroles ne faisaient qu'attiser davantage la curiosité d'Aerith, et commençait à la faire soupçonner sérieusement que la personne recherchée était loin d'être quelqu'un d'anodin. Pour que les gens ne soient pas au courant à part ceux du gouvernement, ou qu'ils soient aussi intéressés que méfiants...

Ran sembla accepter ce nouveau refus de les informer. Très bien, la demoiselle aux fleurs allait la suivre. Il ne servait à rien d'insister, elle ferait avec ce qu'elle avait. Elle espérait simplement que leur guide finirait par leur faire confiance et leur en parler. Celle-ci sembla considérer que leur première visite n'était pas très intéressante et décida de changer de destination. Puisqu'elle voulait voir ses compagnes de quête en mode touriste, Aerith allait jouer le jeu. Elle observait le "paysage", et notait au passage les traces évidentes de bataille. Il y avait eu du grabuge dans cette zone, c'était évident, et récent. La violence n'épargnait aucun monde...

La jeune femme en petite tenue de métal l'avait également noté, et apparemment avait entendu quelques rumeurs sur le sujet. Aerith laissa Mégane y répondre, réfléchissant à sa propre réponse à la question précédente. Difficile de dire comment elle vivait sur Gaïa : elle était restée morte pendant de longues années et ne venait que récemment de retrouver une vie corporelle. Cela ne lui semblait pas très utile ni bon de le préciser. Elle n'avait pas spécialement envie de passer pour une créature bizarre, et expliquer toute la complexité de la Rivière de la Vie, son lien avec la planète, et tout ce qui en découlait risquait d'être trop long.

- Pour ma part, ma planète d'origine est un endroit plutôt serein en ce moment. Elle a essuyé beaucoup de menaces redoutables mais a su s'en remettre.

Cependant une menace inconnue risquait de tout chambouler. Aerith n'était pas certaine que ce ne fut qu'une simple intuition. Si elle était revenue, ce n'était certainement pas pour rien. D'ailleurs à ce propos...

- J'ai également une question pour vous. Est-ce que par hasard quelque chose vous laisse penser que vos mondes respectifs sont en danger ?

Sans doute pouvait-elle passer pour folle, mais la voix de la marchande de fleurs était tellement à la fois sincère et inquiète qu'il était difficile de ne pas la prendre au sérieux.
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Megane
Flammèche Temporelle
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Sam 11 Juin - 1:57

Enfin, elles ont l’air d’avoir compris que ça ne servait à rien de poser autant de questions. Je vais enfin avoir un peu la paix.

Les réponses qu’elles fournissent ensuite à ma question me font penser que tout le monde ici a eu sa part de misère. Entre l’une qui dit que son gouvernement maintient apparemment une paix durable depuis leur dernier incident et l’autre qui tient à peu près le même discours, bien qu’un peu plus nuancé. Les problèmes vont et viennent, c’est une dure réalité qu’il nous faut accepter si on veut s’en sortir sur le long terme.

Au fur et à mesure qu’on marche, je remarque un certain nombre de traces étranges sur notre passage. Ça ressemble surtout à des traces d’émeutes pour le plus grand nombre, ce qui n’est pas si bizarre si on considère que Galbadia a subi un coup d’état il y a moins d’un an. Mais malgré tout, ça n’explique pas pourquoi les signes d’affrontement ont l’air aussi récent, en plus des nombreux soldats qui patrouillent les rues autour de nous. A croire que les dirigeants locaux savent que quelque chose de louche se prépare.

En plus, leurs têtes ne me reviennent pas, à ces types. On les dirait tout droit sortis d’un mauvais film de gangsters, avec leurs airs patibulaires et leurs gueules de traviole. Et ce n’est sûrement pas les regards mauvais qu’ils me lancent quand je les regarde un peu trop longtemps qui va me mettre en confiance.

La blon… Ran a raison. Il y a vraiment une sale ambiance qui plane dans cette ville et si même moi je sens ça, ce n’est sûrement pas rien.


« Je ne sais pas ce qu’il s’est passé vu que je ne suis là que depuis peu… Si quelque chose est arrivé, je ne suis pas encore au courant. Mais si les gens s’inquiètent, ce n’est sûrement pas pour rien. »

A ma connaissance, Ultimécia n’a pas fait de retour en fanfare. Les marques et les dégâts en ville ne correspondent de toute façon pas à quelque chose qu’un sort aurait pu causer, du peu que j’en sais. Enfin, je ne crois pas ressentir de la magie résiduelle qui en émane. Pas en aussi grande quantité qu’un sort que j’aurais lancé, en tout cas. Donc, on pouvait oublier la théorie d’une attaque de sorcière.

La remarque d’Aerith me fait serrer la mâchoire. Ma pauvre, tu ne pouvais pas être plus proche de la vérité, si tu savais.

On arrivait finalement sur la place principale de Deling, en plein centre-ville. Et avec elle, la magnifique… plus vraiment magnifique Arche de Deling, actuellement défigurée par de nombreux échafaudages tout autour de sa façade.


« Qu’est-ce qui a pu se passer, ici ? Je n’ai jamais vu l’Arche dans un tel état… »

Pour ne pas dire que je ne l’avais jamais vu tout court, en vrai de vrai. L’époque d’où je venais ne possédait déjà plus ce monument, rasé lors des premiers affrontements entre les forces de défense de Deling et la cohorte de monstres s’échappant des cratères créés par les Lunar Cry.

Malgré tout, la situation ne correspondait pas aux informations que je possédais par rapport à ce que les instructeurs du GWD nous avaient appris. Le monde avait baigné dans une paix totale jusqu’à ce qu’Ultimécia ne refasse surface deux ans après sa précédente défaite. Aucune crise majeure ne s’était déclarée entretemps, c’était d’ailleurs ce qui avait fait que la surprise avait été totale lorsque les premiers morceaux de Lune s’étaient écrasés.

Alors, pourquoi rien de ce que j’avais sous les yeux ne correspondait à ce que j’avais retenu ? Qu’étaient ces portails dispersés sur la surface du globe ? Les autres mondes dont disaient être originaires autant de gens ?

Les questions se bousculaient dans ma tête, à tel point que j’avais l’impression qu’elle allait exploser…

Minute ! C’est pas qu’une impression, là ! J’ai chaud, tout à coup ! Bon sang, y’a quelque chose qui cloche ! Et ce n’est pas que la tête qui me fait ça, j’ai la poitrine qui bouillonne ! On dirait la même sensation que ce jour…

C’est pas vrai !


« Non non non ! Nonononononon ! Pas ici ! Pas maintenant ! Il ne faut pas… » m’écris-je en empoignant le pendentif autour de mon cou.

J’essaie de ne pas céder à la panique mais rien n’y fait. La sensation de brûlure non loin de mon cœur me fait perdre une partie de mes moyens, me faisant faire brusquement demi-tour sans laisser le temps à Ran et Aerith de me demander ce qu’il se passe.

Un endroit où me cacher ! N’importe où, pourvu que personne ne me voit !

Je fonce en rebroussant le chemin que l’on vient d’emprunter, me rappelant avoir vu ce qui ressemblait à un parking souterrain à peine quelques minutes plus tôt.

Là ! Je le vois, juste au coin de la rue. Il fait face à quelques cafés, restaurants et hôtels mais du moment que ça ne se produit pas au milieu de la foule…

Je m’y engouffre le plus vite possible, manquant de peu de me faire renverser par un véhicule en train d’en sortir. Après quelques instants à chercher une rangée à peu près vide, je trouve mon bonheur dans un des coins les plus reculés de la sortie. Tout au plus trois automobiles y sont garées, et personne n’a l’air de vouloir s’ajouter dans l’immédiat.

Je sens que ça risque d’arriver d’une seconde à l’autre, aussi je me rue derrière un des piliers de soutien le plus éloigné du reste pour laisser éclater ce que j’essayais de retenir dans un râle d’agonie digne des films d’horreurs que Maman adorait regarder.


« Argh ! Gah ! RAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaah ! »

Ça ne dure que quelques secondes mais la douleur qui en résulte est vraiment infernale. Je vois le sol autour de moi se fendre légèrement en laissant échapper des gerbes de flammes qui montent presque jusqu’au plafond, tandis que mes longs cheveux noirs prennent une teinte cramoisie tout en se soulevant au-dessus de ma tête baissée, comme mus par une force invisible.

J’ai l’impression d’étouffer bien que les flammes ne me brûlent pas. Quitte à me briser une dent, je serre les mâchoires de toutes mes forces pour essayer d’atténuer les effets du phénomène.

La vague de chaleur qui suit provoque le bref clignotement frénétique des néons éclairant le sous-sol ainsi que la mise en route des alarmes des voitures les plus proches.

Le cercle de flamme s’affaiblit peu à peu jusqu’à disparaître en ne laissant qu’une traînée noire et des craquelures dans le bitume. Mes cheveux retombent le long de mon corps, encore marqués par cette couleur rouge éclatante pour un petit moment. J’aperçois aussi du coin de l’œil quelques flammèches qui s’en échappent irrégulièrement, marquant la dissipation de mon pouvoir de sorcière.


« Kaha ! Guh ! Kuh... »

Une telle expérience me rappelle de douloureux souvenirs. Je n’arrive plus à contrôler mes actions et m’écroule face contre terre mais jambes toujours repliées en commençant à verser quelques larmes malgré moi. Une sensation de nausée m’assaille dans le même temps alors que je tente difficilement de reprendre mon souffle.

« Maman… Papa… Je vous jure que j’empêcherais tout ça d’arriver ! »

Mon poing se sert de frustration avant de frapper plusieurs fois le sol à côté de moi jusqu'à commencer à saigner, tandis que je continue de marmonner :
« Hors de question qu’elle recommence ! Cette maudite femme ne perd rien pour attendre ! »

Je reste prostrée encore un bon moment, ne prêtant même pas attention aux sirènes qui retentissent autour de moi ou aux bruits de pas qui se rapprochent de plus en plus. Même sans regarder, je devine qu’il s’agit de Ran et Et Aerith. Les bottes de métal de l’une et les bottines en cuir de l’autre ont chacune une sonorité bien à elles, qui se démarquent facilement.

Ah… Je me suis mise dans de beaux draps. Je n’ose même pas imaginer quelle va être leur réaction en me voyant dans cet état.
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Ran Von Einzbern
Dragonne Rembourrée
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Sam 18 Juin - 6:01

Même Mégane ne semblait pas savoir exactement ce qu'il se passait en ville. Pourtant, le fait que les rues soient pleines de soldats ayant plus l'air de criminels en uniforme qu'autre chose et que la population locale aie l'air terrifiée pour un rien devrait mettre la puce à l'oreille de pas mal de monde, y compris hors de Deling City...
La visite continuait, avec un spectacle des plus surprenants : la grande arche ornant le centre de la ville... Qui donnait l'impression d'avoir pris des explosifs en pleine tête. Que pouvait-il bien se tramer dans cette ville qui donnait l'impression d'être tenue par une mafia et où les bâtiments portaient les stigmates d'une guerre ?
Le fait que Mégane elle-même semble déboussolée par les traces de conflit ne présageait rien de bon...

Mais tout ce qui était décoration et urbanisme passa à la trappe quand Mégane sembla soudain prise d'une crise de panique sans raison apparente, avant de s'enfuir en courant !



- Qu'est-ce qui ne doit pas- Mégane ? Mégane ! Où diable courez-vous ?!?


... Suivons-là.



Cette petite allait avoir une tonne d'explications à donner sur le pourquoi du comment de sa fuite quand Ran lui mettrait la main au collet. A moins d'une envie aussi brutale que soudaine d'aller aux toilettes, les gens ne fuient pas de la sorte sans une bonne raison. Voir le bout des cheveux de la fillette s'engouffrer dans une sorte de tunnel tout éclairé encore moins... Difficile de dire si Aerith suivait toujours, mais Ran était aux talons de Mégane. Jusqu'au moment où...


- Mégane, cessez ces billevesées et dites nous ce qui-MORBLEU !?!


Mégane venait d'exploser ! Ou du moins, cela y ressemblait énormément à en juger par l'énorme gerbe de flammes qui venait de surgir du pilier derrière lequel elle s'était dissimulée ! Grands dieux, cette gamine était-elle une terroriste portant une bombe sur elle et l'avait-elle oubliée ? Ou était-ce un phénomène magique quelconque propre à ce monde ???

Il fallut un bon moment à Ran, une fois que les flammes se soient calmées, pour oser regarder derrière le pilier. Bine qu'elle fut soulagée de voir que Mégane, au lieu d'être réduite à un tas de cendres ou un steak beaucoup trop cuit, était au sol en larmes à maudire une femme (sûrement cette "personne" qu'elle chassait)... Hm.



- Je crains que les autorités locales ne soient déjà en route. Nous devons nous hâter de quitter ces lieux, faute de quoi nous serons aux fers sans possibilité aucune de nous défendre. Ou pire.


Ce n'était pas une suggestion, mais un ordre. Attrapant la main de Mégane, Ran la remit sur pieds avant d'aviser un escalier de secours dans ce tunnel à voitures. Nul doute que ce spectacle pyrotechnique souterrain allait attirer des badauds au vu du bruit et de la lumière. La probabilité d'avoir vu quoi que ce soit était faible, mais mieux valait ne pas sortir par l'entrée.


- Damoiselle Aerith, pouvez-vous vous occuper de Mégane ? Je me charge d'ouvrir la voie et de neutraliser tout... "Obstacle" à notre retraite. Par ici !


Ouvrant la porte de l'escalier, Ran jaugea en un rapide regard la situation. Personne en haut, personne en bas... Un geste de main pour avertir Aerith que la voie était libre et l'escalade commençait.
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Aerith Gainsborough
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Sam 18 Juin - 11:58

Une petite curieuse
Megane & Ran Von Einzbern

Pour une visite guidée, ce n'était guère très joyeux ni très touristique. Tous ces soldats au regard malsain ne rendaient pas cette ville sympathique. Cela rappelait à Aerith l'ancien QG de la Shinra, ce qui n'avait rien d'agréable. Mégane ne savait pas ce qui s'était vraiment passé ici, et ni elle ni Ran ne répondirent à sa question, ce qui ne la rassurait pas vraiment. Est-ce qu'il se passait vraiment quelque chose sur leurs mondes ? Ces portails les liaient tous, alors... Peut-être qu'ils étaient responsables de menaces dormantes. Sur Gaïa, c'était une certitude : une Arme s'était éveillée après tout, et ces créatures ne venaient que pour défendre la planète.

Cependant l'heure n'était pas à insister. En arrivant sur une grande place, alors que Mégane montrait son étonnement quant à l'état d'une Arche passablement abîmée en réparation, elle sembla se sentir mal subitement. Ran l'interrogea mais elle n'eut pour toute réponse que la fuite soudaine de l'enfant. Qu'est-ce qui se passait ?

Aerith hocha la tête alors que Ran proposait de la suivre. Peut-être que Mégane avait senti un danger particulier ? Ou la présence de la personne qu'elle cherchait ? Après tout, aucune des trois demoiselles ne connaissaient vraiment les capacités des autres.

Se mettant à courir, la marchande de fleurs suivit le mouvement pour arriver dans un parking souterrain. Là, la lumière se mit à clignoter, les alarmes des voitures se mirent à brailler, et Ran jura. Aerith comprit vite pourquoi : Mégane venait de relâcher des flammes impressionnantes, bien visibles malgré la protection toute relative du pilier derrière lequel elle se trouvait. Quelqu'un l'attaquait-il ?

Dégainant son bâton au cas où, la Cetra chercha des yeux un ennemi, mais il ne semblait y avoir qu'elles pour le moment. Alors d'où cela venait-il ? Heureusement le feu ne dura pas longtemps et les deux demoiselles purent regarder ce qui restait de Mégane derrière son pilier. Physiquement elle était bien là, sans une seule blessure visible, mais n'avait pas l'air d'aller très bien. Prostrée par terre, frappant le sol, ses paroles étaient incompréhensibles pour Aerith, qui supposa simplement que la "maudite femme" devait être leur cible. Au moins maintenant elles savaient qu'il ne s'agissait pas d'un homme.

L'heure n'était toutefois pas aux interrogations. Avec le boucan des alarmes, la sécurité allait forcément débarquer. D'ailleurs Ran le souligna très bien. Aerith n'avait pas du tout envie de finir "aux fers" - en cellule sans doute, en version Ranienne - surtout dans un monde inconnu.

- Je partage votre avis.

Elles pourraient toujours discuter plus tard. Aerith suivit les deux filles jusqu'aux escaliers et hocha la tête à la demande de Ran.

- Bien sûr. J'espère simplement que par neutraliser vous n'entendez pas définitivement.

La Cetra ne tenait pas à laisser des cadavres derrière elle, surtout que techniquement elle ne savait même pas si ce qui se passait pouvait justifier une telle mesure ou pas. Aerith posa une main douce et légère sur les épaules de Mégane pour l'inviter à la suivre.

- J'ignore ce qui s'est passé et pour le moment ça m'est égal. Tout ce qui compte c'est que vous ne soyez pas blessée et que nous sortions d'ici.

Elle voulait faire comprendre à l'enfant qu'elle n'avait rien à craindre d'elles. La Cetra ne savait pas ce qui s'était passé mais elle pouvait imaginer la peur qu'une telle réaction pouvait engendrer chez des gens, et par conséquence leurs actes souvent hostiles envers ce qu'ils ne comprenaient pas. De quoi stresser la personne au centre de l'évènement, à juste titre.

La voie libre d'après Ran, Aerith passa devant Mégane et commença à grimper les escaliers. Elle se tenait prête à user de son bâton si jamais quelqu'un essayait de les arrêter. En douceur, bien entendu. Heureusement personne ne vint les embêter et elles émergèrent bien vite à l'air libre. Par contre plusieurs véhicules commençaient à arriver ainsi qu'un groupe de ces hommes à l'allure tellement aimable. Elles n'étaient pas encore coincées, mais ça viendrait vite. Il faut croire que cette ville était vraiment dans un état d'alerte particulier pour que tout ce monde arrive aussi vite suite à quelques alarmes de voitures...

- Vous qui connaissez bien cette ville, si nous essayons de nous expliquer gentiment, est-ce que nous nous en sortirons sans peine ?

Après tout, autant être sûre que la fuite était la meilleure solution. Si c'était vraiment le cas, alors... il serait sûrement temps de montrer ses talents de magicienne.
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Megane
Flammèche Temporelle
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Jeu 23 Juin - 0:52

La sensation de brûlure continuait de m’assaillir de manière irrégulière tandis que les deux femmes me rejoignaient tout juste, Ran m’aidant ensuite à me lever en indiquant qu’elle ne souhaitait pas se faire arrêter. Il fallait croire que le discours que je lui avais servi plus tôt avait été utile, car il n’était pas question pour moi non plus de risquer de me faire arrêter après ce qu’il venait de se passer.

Attirer l’attention était bien la dernière chose que je souhaitais, et mes cheveux tournés rouge cramoisi allaient très certainement éveiller les soupçons d’éventuels enquêteurs. Il fallait espérer qu’aucune des caméras du coin n’avait filmé les événements.

Luttant contre l’envie de vomir et la douleur dans ma poitrine, je rejoins l’escalier par lequel Ran compte nous faire sortir. Elle parle de neutraliser d’éventuels obstacles, ce à quoi répond Aerith par une formule signifiant qu’elle n’apprécierait pas de violences trop importantes. Personnellement, je me fiche bien de comment elle nous débarrasse des gêneurs. Du moment qu’elle ne dirige pas son arme contre des innocents.

Suite à cela, Aerith dépose délicatement sa main droite sur mon épaule en voulant me rassurer avec des paroles bienveillantes.


« Vous n’avez pas à vous inquiéter, je vais bien. Le plus important maintenant, c’est de nous sortir du guêpier dans lequel je nous ai fourré. Dépêchons-nous de filer d’ici avant que la situation n’empire. »

J’ai beau afficher un léger sourire narquois, je n’en mène pas large. Si on peut trouver un endroit tranquille le temps que la magie qui alimente le brasier qui me sert de chevelure se dissipe, ça fera déjà un problème en moins.

J’ignore ce qui a provoqué cette surcharge d’énergie magique, ça n’était pas arrivé depuis le jour où j’avais obtenu mes pouvoirs de sorcière. Peut-être est-ce dû au fait que je n’ai pas combattu depuis un certain temps ?
C'est vrai que jusqu’à ce que j’arrive à cette époque, je devais me battre pour ma survie presque tous les jours. Quand ce n’était pas le cas, je m’entraînais à l’utilisation de mes pouvoirs, ce qui me faisait dépenser une certaine quantité d’énergie dans un cas comme dans l’autre. Une période de tranquillité comme celle que je venais de vivre pouvait donc mener à ce genre de réaction ?

On parvient finalement à sortir par une issue donnant sur l’avant du bâtiment, légèrement décalée par rapport aux accès principaux du parking. Il y a déjà quelques voitures marquées du sceau de la ville, ainsi qu’un groupe d’hommes équipés pour le combat en train de se préparer à investir le sous-terrain.


« Je ne sais absolument pas quelle sera leur réaction si on vient à leur répondre de travers. Donc, dans le doute… »

A mon tour d’attraper Aerith ainsi que Ran par la main pour les obliger à me suivre dans l’une des ruelles adjacentes. Malheureusement pour nous, j’entends un type derrière nous hurler de revenir vers eux avant d’appeler ses petits camarades pour se lancer à notre poursuite.

La malchance compte bien nous poursuivre encore un moment, vu que l’on ne tarde pas à déboucher sur un cul-de-sac au détour d’un autre immeuble.


« Zut ! En plus de ça, la seule issue de secours possible ne s’ouvre pas de l’extérieur. » m’écris-je en indiquant la porte sans poignée sortant d’un mur tout proche.

J’entends la troupe se rapprocher dangereusement. Encore quelques mètres et on sera faits comme des rats. C’est en tout cas la dernière pensée qui me vient avant que l’accès que j’avais remarqué plus tôt ne s’ouvre d’un seul coup, dévoilant le visage d’une adolescente en uniforme scolaire et portant un étui à instrument dans le dos.

Je m’immobilise de stupeur, choquée par l’apparition soudaine de cette jeune fille au milieu de toute cette agitation. Est-ce que c’est la providence qui l’envoie ? Je veux dire, quelle chance avions-nous que quelqu’un déverrouille ce passage pour qu’on puisse s’échapper ?


« Qu’est-ce que vous fabriquez ? Ne restez pas là ! Entrez, vite ! »

Son comportement me donne l’impression qu’elle savait parfaitement ce qu’elle faisait en ouvrant cette porte. Je ne peux m’empêcher d’avoir un léger doute alors que je m’engouffre dans l’immeuble d’habitation, suivie de près par Ran et Aerith. L’adolescente referme la porte derrière nous pour empêcher qu’on nous poursuive, avant de nous demander de la suivre.

Toujours avec une légère appréhension, je peux cependant prendre le temps de la détailler un peu mieux maintenant que nous sommes plus au calme.

Vu sa carrure, elle ne doit pas être âgé de plus de seize ans, avec des membres assez fins et une silhouette relativement élancée. Ses cheveux noirs sont coupés de sorte à lui retomber juste au-dessus des épaules, et du peu que j’ai eu l’occasion d’observer avant qu’elle ne nous tourne le dos, elle possède un regard marron quasi-semblable au mien, quoique certainement moins marqué par une quelconque expérience traumatisante.
Son uniforme est composé d’un haut blanc aux col, ruban et bords bleu ciel, d’une jupe tartan bleu marine, d’une paire de chaussette lui remontant jusque sous les genoux et une paire de chaussures identiques à celles que je porte.
Est-ce que tous les établissements scolaires de Dol se fournissent chez le même chausseur ?!

A force de courir, on finit par atteindre le quatrième étage en quelques minutes, où je la vois qui commence à sortir un trousseau de clés d’un des pans de sa jupe. Je me précipite vers elle et place ma main par-dessus les siennes, ce qui me vaut un regard interrogateur de la part de la lycéenne.


« Qu’est-ce qui te prends ?
-Tu est sûre que c’est ce que tu veux faire ? Tu n’as pas peur de t’attirer des problèmes ? Tu nous a déjà assez aidé comme ça, ne t’embarque pas dans quelque chose que tu pourrais regretter après.
-La milice a sûrement déjà encerclé le bâtiment, en n’oubliant pas de placer quelqu’un pour surveiller la sortie par laquelle je vous ai fait entrer ! me répond-t-elle en dégageant ses mains pour enfoncer une des clés dans la serrure de la porte en face d’elle. Si vous voulez vous frotter à eux, je ne vous retiens pas ! Mais vu l’état dans lequel tu te trouves, ils n’hésiteront pas à vous emmener pour vous interroger dans une leur location secrète. Ils vous y garderont enfermées toutes les trois, et ce, peu importe ce que vous tenterez de leur expliquer. »

Ce qu’elle vient de dire m’oblige presque instinctivement à attraper une des mèches de ma chevelure en flammes. En voilà une qui n’a pas peur de prendre des risques. Si, au contraire, elle était revenue sur sa décision, mon opinion de sa personne aurait probablement été bien basse.

Une fois la porte de l’appartement déverrouillée, la fille à l’étui me lance un regard indiquant clairement qu’elle sait de quoi elle parle, avant de nous inviter à entrer. Je comprends qu’il n’y a plus aucune question à se poser et m’engouffre la première, suivie de près par mes deux compagnons. Une fois tout le monde à l’intérieur, la demoiselle referme la porte à clé, ajoutant en renfort un tour de verrou sécurisé et une chaîne. Je la vois qui retire ses chaussures sur le pas de la porte pour les poser ensuite devant le meuble à proximité.

Moi et les deux autres avons à peine le temps d’observer ce qui se trouve autour de nous que notre bienfaitrice nous pousse vers l’une des chambres au fond de l’appartement.


« Ils ne vont pas tarder à arriver. Comme les voisins savent que je suis là, ces types vont forcément venir frapper à ma porte. Mettez-vous dans un coin de la pièce et ne touchez à rien. Pas de regard à la fenêtre, et surtout pas un seul bruit tant que je ne suis pas de retour. »

Pas le temps de nous laisser lui répondre que déjà la porte de la chambre se referme. J’entends ensuite le bruit des pas de la lycéenne qui s’éloignent pour retourner dans le séjour, avant que ce ne soit au tour de la télévision de se mettre en route.

« Si ce qu’elle nous a dit est vrai, c’est une chance inouïe qu’elle nous ait trouvé dans cette ruelle… » dis-je à mes deux comparses en chuchotant après m’être mises à genou pour éviter qu’on ne puisse me voir depuis l’extérieur.

Tout en me collant au mur derrière moi pour entendre ce qu’il se passait de l’autre côté, j’ajoute ensuite :

« Vous pensez que ces types ont eu le temps de voir à quoi on ressemblait avant de s’enfuir ? J’espère que ce n’est pas le cas. Avoir nos têtes à la une de tous les journaux locaux est bien la dernière chose que je souhaite dans l’immédiat… »
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Ran Von Einzbern
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Dim 26 Juin - 4:04

Malgré ce qu'il venait d'arriver, Mégane continuait sa tactique du "pas besoin de le savoir" Au moins, elle savait tenir ses positions, il fallait le reconnaître. Une fois revenues à la surface, les dames faillirent se retrouver nez à nez avec cette supposée garde de ville, mais Mégane trouva une voie alternative dans les ruelles avoisinantes. Trop tard, car un des gorilles les avait repérées. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les ruelles donnaient sur un cul de sac. De mieux en mieux... Seule une porte sans poignée visible (quel intérêt ?!) pouvait leur servir, mais impossible de l'ouvrir. Eh bien soit.


- Bien que l'idée de brutaliser les représentants de l'ordre, aussi rustres et illégitimes soient-ils, me révulse, je crains que nous n'ayons point d'autre solution, mes demoiselles !


Ran fut interrompue dans sa tirade de baston par l'ouverture soudaine de la porte mentionnée plus tôt par une jeune demoiselle les invitant à entrer. Pas de violences anti-autorité pour aujourd'hui, il semblerait.
Et comme elle prit le temps de refermer la porte derrière les trois dames, cette envoyée du ciel ne devait visiblement pas porter l'autorité locale dans son coeur... Ou alors, c'était un piège. Allez savoir si les collaborateurs ne touchaient pas une récompense quelconque contre une dénonciation. Ca avait bien marché du temps de l'occupation de Dalmasca...
Une escalade frénétique d'escaliers plus tard, Mégane prit le temps d'interroger un peu la sauveuse du groupe, qui se contenta de répliquer que si le groupe se faisait attraper (à cause de Mégane, visiblement), c'était prison au menu sans passer par la case Départ et sans toucher 20000 gils.

Visiblement pas convaincue que cacher les fugitives chez elle suffirait, la demoiselle les poussa dans sa chambre, leur ordonnant de ne pas faire de bruit avant d'avoir son feu vert. Une fois partie, pendant que Mégane se collait à la porte, Ran éteignit la lumière et s'assit au sol. Dans l'obscurité, plus difficile de voir ce qui se passe par les fenêtres, et aucune raison de laisser une pièce vide allumée.
Mégane s'inquiétait d'être reconnue, mais Ran avait autre chose en tête. Autre chose qu'elle exprima à voix basse, mais d'un ton qui ne tolérerait clairement pas "Non" ou "Pas besoin de savoir" comme une réponse valide.



- Peut-être pas de mémoriser nos visages, mais il me semble évident que nos affublements nous rendent aisément reconnaissables. Une visite chez un tailleur ou un fripier s'impose afin de brouiller les pistes... Mais nous réglerons cela une fois que notre sauveuse sera hors d'atteinte de ces sauvages ou si nous devons recourir à la violence. Cependant...

Il va vous falloir nous donner plus d'informations que des esquives ou des réponses par énigmes quant à vos réelles motivations, Damoiselle Mégane. Si votre chasse à l'homme implique le risque de subir vos accès de combustion spontanée et cependant visiblement sans conséquences létales pour vous, ainsi que de nous attirer l'ire de la soldatesque locale, j'exige de savoir la raison derrière ce qui vous est arrivé dans ce tunnel. Et si cela à un quelconque lien avec cette "personne" mystérieuse. Et surtout, POURQUOI cela risque d'intéresser quiconque dirige cette ville.




Merci à Mégane pour le kit !

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Aerith Gainsborough
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Dim 26 Juin - 22:08

Une petite curieuse
Megane & Ran Von Einzbern

Mégane déclara aller bien et qu'il n'y avait pas à s'inquiéter. Elle tenta même un petit sourire pas totalement convainquant, mais Aerith pouvait se tromper. Après tout elles ne se connaissaient pas encore vraiment. Cela dit, puisque l'enfant préférait se concentrer sur la fuite, elle ferait de même. Elle hocha la tête tandis qu'elles sortaient rapidement du parking pour rejoindre l'air libre envahi par les sirènes. La Cetra voulut savoir s'il était possible de "négocier" mais apparemment ce n'était pas le cas, et dans le doute il valait mieux ne pas prendre le risque. Mais le risque de quoi exactement... ? Aerith ne savait pas trop. Après tout elle n'avait rien fait de mal, donc en théorie elle ne risquait rien. Est-ce que Mégane avait quelque chose à se reprocher ? Elle devrait poser la question plus tard, et insister.

Pour le moment, elle se laissa entraîner avec Ran dans une ruelle adjacente afin d'éviter les forces de l'ordre qui ne donnaient guère envie de coopérer. Hélas cette tentative de filer fut remarquée et échoua alors que le groupe déboulait dans une impasse. Ran déclara n'avoir pas plus envie qu'Aerith de s'en prendre aux gardes, mais qu'il allait falloir s'y résoudre.

- S'il le faut... Essayez simplement de ne pas les blesser trop gravement.

Et bien entendu de ne pas les tuer. Aerith se tint prête à se battre quand une porte sans poignée s'ouvrit et une autre enfant vint leur sauver la mise. Elle était habillée d'une façon plutôt particulière, bien que pas choquante non plus. Qui était-ce ? Personne n'eut le temps de lui demander car celui-ci leur manquait. Le groupe suivit donc leur sauveuse provisoire jusqu'à ce que Mégane l'interroge un peu. La situation n'en était pas davantage claire, car la demoiselle ne leur dit pas pourquoi elle les aidait, seulement que le danger était plus que jamais réel.

Cela dit, elle leur apprit indirectement quelque chose : l'état de feu dans lequel se trouvait Mégane risquait fortement de leur attirer de sérieux ennuis, même si elles n'avaient rien à voir avec. Cela confortait Aerith dans l'idée qu'elle devait lui demander des réponses plus précises. Cela ne signifiait pas pour autant qu'elle avait - ou était ? - quelque chose de mal. Après tout, elle-même avait été la cible des autorités de Midgard sans avoir rien à se reprocher, simplement en étant la dernière Cetra. Peut-être que Mégane avait elle aussi quelque chose de particulier qui intéressait ces gens ? Aucune piste n'était à exclure.

En attendant, elle suivit le mouvement jusque dans l'appartement de leur jeune sauveuse qui leur conseilla de se faire petites. Pouvait-elle vraiment s'occuper de ces gardes seules ? S'ils comptaient à tout prix les attraper, ils fouilleraient probablement tout l'immeuble, cela semblait logique. Tout allait finalement se jouer sur leur détermination à leur mettre la main dessus, et sans doute au jeu d'acteur de leur hôte.

Laissées seules, Mégane s'installa contre la porte pour entendre ce qui se passait tandis que Ran s'occupait de la lumière et s'assit sur le sol. Aerith quant à elle veilla à ne pas se trouver visible de l'extérieur et s'agenouilla derrière le lit, afin d'être prête à bondir si besoin tout en étant dissimulée au premier coup d'oeil qu'une personne aurait en entrant dans la pièce.

- Une chance... ou une volonté ?

La Cetra était la première à croire en la bonté des gens, mais elle n'était pas stupide au point de trouver normal que le premier venu veuille aider des inconnus poursuivis par les forces de l'ordre sans une bonne raison. Pour l'heure elles ne pouvaient pas interroger leur sauveuse, mais cela n'était que partie remise. En attendant, c'était pour le coup à Mégane de s'expliquer. Celle-ci s'inquiétait de leur signalement possiblement retenue, ce qui n'était pas le cas de Ran dont le ton n'était pas des plus commodes.

Aerith hocha légèrement la tête à ces paroles, certes dures, mais lourdes de bon sens. Elles devaient impérativement en savoir davantage, car pour le coup tout cela prenait une tournure beaucoup trop importante. Elle n'avait pas prévu de finir poursuivie par des soldats en venant visiter ce monde.

- Vous devez nous comprendre : nous venons d'autres mondes, nous acceptons de vous aider, et nous nous retrouvons poursuivies par les forces de l'ordre de votre univers à cause d'une étrange réaction de votre corps. Il est naturel que nous nous inquiétions et voulions savoir ce que cela signifie.

La Cetra parlait comme toujours avec douceur, atténuant la dureté des propos de Ran. Bien sûr ses mots étaient suffisamment bas pour qu'on ne les entende que dans la pièce.

- Nous ne sommes pas vos ennemis et - je ne pense pas que Ran me contredira ? - nous ne vous jugerons pas sur ce que vous pouvez être ou avoir. Possédez-vous quelque chose qui intéresserait les puissants de cette ville au point de justifier une telle poursuite ? Voire plus ?

En réalité Aerith ne savait pas plus que ça si Ran jouerait le jeu, mais, de ce qu'elle avait perçu de la belle aux formes généreuses, il lui semblait qu'elle ne s'amuserait pas à ça. Elles étaient toutes très différentes après tout, alors personne n'était la mieux placée pour juger les autres. La marchande de fleurs voulait faire comprendre à Mégane que, si elle avait quelque chose de particulier, voire de dangereux, elle pouvait leur dire sans se sentir menacée. Si ce n'était pas ça, alors elle espérait que son attitude presque maternelle aiderait l'enfant à leur parler davantage et à répondre aux questions de Ran.
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Megane
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Lun 27 Juin - 1:54

Ran fait une remarque que je considère plus valable pour elle que pour moi ou encore Aerith, mais néanmoins pertinente. S’ils n’ont pas eu le temps de voir à quoi ressemblaient nos visages, ils auront surement eu le temps de voir quels genres d’habits on portait avant de s’enfuir. Je n’aurais pas trop de mal à ranger mon manteau dans mon sac et Aerith devrait sûrement être capable de faire de même avec son gilet.

« C’est sûr que quelque chose pour camoufler les deux obus qui vous servent de poitrine ne serait pas superflu. Un genre de cape ou de long manteau, peut-être. Ca nous éviterait à l’avenir d’avoir à nous coltiner tous les types en manque du secteur. » lui rétorquai-je en la fixant du coin de l’œil.

Par contre, le discours qu’elle me tient ensuite me fait à nouveau grincer des dents. Aerith vient ensuite renchérir à son tour en empruntant la même voix rassurante que les fois précédentes. Décidément, elle parvient à garder cet attitude douce même dans les situations les plus tendues. Respect.

Elles trouvent vraiment que c’est le moment de remettre ça sur le tapis ? Et puis, ce n’est pas parce que la télé est allumée dans la pièce à côté que personne ne va nous entendre... Enfin, du moment qu’on ne casse rien, je suppose qu’il y a de la marge.

Bon, soit. Il y a peut-être des explications à donner, maintenant qu’elles ont vu toutes les deux à quoi je ressemblais lorsque mes pouvoirs se déchaînaient. J’avais espéré pouvoir garder le silence sur ce détail un peu plus longtemps mais il faut croire qu’avec des personnages comme elles, c’était déjà joué longtemps à l’avance.


« Je… »

J’entends soudainement qu’on tambourine à la porte d’entrée, exactement comme l’avait prédit la jeune fille. Le son de la télé se fait moins fort avant que je l’entende aller ouvrir, le bruit caractéristique des trois systèmes de sécurité m’indiquant avec précision dans quel ordre elle les manipule. Cela m’oblige donc à retarder mon déballage d’informations pour plus tard, plaçant ma main droite devant ma bouche pour couvrir le son de ma respiration.

« Excusez-nous de vous déranger, mademoiselle…
-Hyggins, Amelia Hyggins. C’est pour quoi ?
-Higgins ? Hum… Il y a eu un incident dans un parking souterrain, à proximité, et des suspects se sont enfuis des lieux. On pense qu’ils se sont réfugiés dans cet immeuble. Vous n’auriez pas vu quelque chose, par hasard ?
-Je suis désolée, je n’ai rien remarqué d’inhabituel. Il faut dire que j’étais en train de préparer le repas de ce soir jusqu’à ce que vous arriviez, ce qui nécessite une certaine concentration. Avec la télévision en guise de bruit de fond, il m’aurait été difficile d’entendre quoi que ce soit venant du de l’extérieur.
-Très bien. Si vous voyez quelque chose qui vous paraît étrange, n’hésitez pas à contacter nos services. Désolé de vous avoir dérangé.
-Je n’y manquerais pas. Au revoir. »

La porte se referma tout de suite après, les différents verrous se remettant en place, puis ce fut le son de la télévision qui augmente de nouveau l’espace de quelques instants, avant d’être tout bonnement coupé pour de bon. Les bruits de pas déchaussés reviennent vers nous rapidement et je vois la porte s’ouvrir pour dévoiler la dénommée Amelia, un léger sourire de satisfaction sur le visage.

« Ils sont partis, vous pouvez sortir. Et à ce que je vois, ce n’est pas le seul problème à avoir été régler. » déclare-t-elle ensuite après m’avoir regardé.

Sa remarque me fait me rendre compte que mes cheveux ont repris leur teinte sombre habituelle, et ne dégagent plus de flammèches inoffensives.


« Effectivement. Je te remercie pour ce que tu as fait… Amelia, c’est ça ?
-Appelez-moi Amy. C’est comme ça que toutes mes amies m’appellent.
-Bien. Amy, donc. Merci pour ton aide. On a assez abusé de ton hospitalité, donc on va y alllleeeez ?! Hé ! Qu’est-ce qui te prends ? demandai-je après m'être rendue compte qu'elle avait agrippé le col de mon uniforme.
-Vu que je vous ai aidé, quelques explications ne seraient pas de refus. Comme par exemple, ce qui a déclenché l’explosion dans le parking d’à côté, ou pourquoi vous vous êtes enfuis dès que vous avez vu les types de la milice. Et d’après ce que je vois, je ne suis pas la seule en quête de réponses sur tout ça, vu les têtes que vous faites toutes les deux. »

Elle est déjà au courant de tout ça ? J’avais donc eu raison de penser que ce n’était pas une coïncidence qu’elle soit apparue pile au moment où on en avait besoin.

« C’est compliqué… Et en discuter ici, ça me paraît pas la meilleure idée.
-Ici ou ailleurs, franchement. De toute façon, il est hors de question que je vous laisse sortir d’ici tout de suite. J’ai beau être douée pour jouer la comédie, rien ne dit qu’ils n’ont pas mis quelques-uns de leurs hommes en faction pour surveiller les entrées et sorties du bâtiment. Alors, autant profiter que vous soyez bloquées ici un moment pour expliquer comment vous en êtes arrivées là. J’ai pas raison ? »

Elle commence à m’énerver, là. N’empêche, pour une lycéenne, elle sait comment se faire entendre. En soit, ça ne devrait pas vraiment me surprendre, mais il faut bien avouer que jusqu’à maintenant, je n’attendais pas grand-chose des gens vivant à cette époque. Et encore moins d’une adolescente comme elle.

Sa tirade m’a vraiment mise à mal, il faut bien le dire. A tel point que j’en perds tous mes moyens l’espace de quelques instants. Je la vois qui souffle bruyamment avant de s’exclamer :

« Comme t’as pas l’air de vouloir lâcher le morceau, je vais commencer. Ça t’aidera peut-être à te confier. Tu veux savoir comment j’ai su comment vous alliez vous retrouver coincée dans la ruelle où je vous ai trouvé ? Et comment je sais tout ce qui vous est arrivé avant ? Tout simplement parce que dès l’instants où tes pouvoirs se sont déchaînés dans le souterrain, j’ai pu en suivre le flux magique de bout en bout et deviner où tu finirais.
-Tu veux dire que tu as pu… Mais, ça veut dire…
-T’es plutôt longue à la détente, toi. T’as bien compris, je suis une sorcière de Dol, comme toi. »

Je ne savais pas à quoi je devais ressembler à ce moment-là mais si j’avais eu un miroir en face de moi, je pense que j’y aurais vu mon visage se décomposer avant de probablement s’illuminer sous le coup de l’annonce que venait de faire Amy. C’était assez contradictoire, comme sentiment. D’un côté, j’étais soulagé de savoir que les Sorcières étaient encore capables de s’entraider mais de l’autre, je ne savais pas quel genre de pouvoirs Amelia possédait, si elle les contrôlait ou non, ou encore si elle était tout simplement en train de nous mentir pour tenter de gagner ma confiance. Qu’elle soit sorcière ou non, je n’avais aucune idée de comment les différentes communautés s’organisaient.

« Vraiment ?
-Difficile à croire, hein ? Ça prouve que je sais garder une certaine image convaincante. C’est la vérité, promis. Et si tu ne me crois pas, tant pis. Mais sache qu’à présent, on est dans la même galère toi et moi. J’espère au moins que ça t’aura aidé à te délier la langue. »

Je reste bouche bée un moment, tout en fixant Amelia du regard. Je n’ai probablement pas d’autre choix que croire ce qu’elle me raconte. Le fait qu’elle ne nous ait pas dénoncé aux hommes et cette coïncidence qui n’en est définitivement pas une collent plutôt bien avec ses déclarations.

« Bon, très bien. Je suppose qu’au point où on en est, je peux bien lâcher le morceau… finis-je par concéder en m’effondrant dans le sofa derrière moi, ayant pris soin d’ôter ce que j’avais sur le dos pour le poser au sol non loin.
-A la bonne heure ! s’écria Amy en plaçant ses deux mains sur ses hanches. Je vais nous préparer de quoi nous remplir l’estomac pendant que tu commences. Je ne serais pas bien loin pour écouter, donc si vous avez besoin de quelque chose… »

Tandis qu’Amelia retourne dans l’espace cuisine, je ne peux pas m’empêcher de lâcher un soupir. Elle est assez douée pour sortir les vers du nez à quelqu’un, celle-là. Au moins, ça aura eu le mérite de me détendre un peu, après tout ce qui était arrivé.

« Amelia a dit vrai, je suis ce que l'on appelle une sorcière de Dol. Je suppose que le meilleur point de départ serait de vous parler des implications d’être une sorcière, sur ce monde. Pour faire simple, la population se divise en deux catégories : les individus ordinaires d’un côté, et les sorcières de l’autre, toutes des femmes sans exceptions. Elles sont les seules capables de façonner la réalité à leur convenance et de manière naturelle, contrairement à ceux qui se servent des technologies nées de la main de l’homme pour contrôler les énergies de ce monde. »

S’en suivit une longue explication sur comment étaient perçues les nôtres au fil des âges, la discrimination généralisée de celles que l’on découvrait en possession de ces pouvoirs, les arrestations et exécutions orchestrées par les gouvernements - et plus particulièrement Galbadia, jusqu’à il y a peu - ainsi qu’à propos de la rancune qui en avait découlé, et des conflits qui en étaient justement nés.

Je ne pouvais bien sûr pas évoquer ce détail en omettant les évènements d’il y a deux ans. Aussi pris-je grand soin de ne leur parler que de ce que le public était censé être au courant, à savoir : l’assassinat du dictateur qui servait de président de la nation où nous nous trouvions et la prise de pouvoir par la sorcière qui servait d’ambassadrice, le conflit armé opposant Galbadia à Esthar, la destruction d’une des trois écoles de mercenaires suivie de la bataille opposant les deux dernières encore debout, le tout s’étant terminé sur une note un peu plus positive grâce au traité de paix établi une fois que la situation s’était calmée.

Ce n’était pas pour autant que notre situation s’était améliorée, je le leur fis bien comprendre. Les sorcières continuaient d’être craintes pour leurs pouvoirs, raison pour laquelle j’avais préféré fuir les hommes armés plus tôt.

L’inconnu continuerait d’effrayer les gens dits « normaux » pendant encore longtemps, plus encore tant que des individus comme Ultimécia se baladaient librement.

Mon exposé s’interrompit lorsque Amelia réapparut, un tablier par-dessus ses habits et un saladier dans les mains, qu’elle posa sur la table au milieu de la pièce.


« C’est ma spécialité ! La Salade de Centra, confection Hyggins ! Vous m’en direz des nouvelles ! Ne bougez pas, je reviens avec les couverts ! »

Je décide de me lever du canapé dans lequel je m’étais installé pour rejoindre Amelia et l’aider à installer la table, non sans jeter un rapide coup d’œil à ce qu’elle nous décrivait comme un plat de qualité.

Je pu y voir un mélange de feuille de laitue, de tomates, concombres et d’autres légumes frais que je n’avais jamais vu accompagnés de fines tranches de jambon, le tout reluisant d’une sauce vinaigrette que l’on discernait aussi très facilement à l’odeur.
La quantité, quant à elle, représentait assez facilement l’équivalent de ce que pouvait engloutir un demi-régiment d’affamés.
D’accord, elle ne plaisantait pas quand elle disait qu’elle voulait nous préparer de quoi nous remplir l’estomac.

Ce n’était pas plus mal. Le bateau que j’avais pris pour arriver de Centra sur le continent nous avait offert un de leur repas formaté peu nutritif, et je n’avais pas vraiment eu l’occasion de compenser cela depuis que j’étais arrivé en ville. L’exercice auquel j’avais eu droit par la suite m’avait bien ouvert l’appétit.


« Installez-vous, on pourra continuer de discuter de ça pendant le repas. »

Amelia et moi ne mîmes pas longtemps à revenir, les bras chargés d’assiettes, de verres et de couverts. Je m’étais rendu compte qu’elle avait sorti de quoi installer une personne supplémentaire mais qu’elle avait tout laissé sur le plan de travail. Cela devait probablement être adressé à un membre de sa famille.

On installa très rapidement la table et en quelques secondes, nous étions toutes les quatre installées, prêtes à reprendre la discussion autour d’un bon repas.
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Ran Von Einzbern
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Ven 1 Juil - 1:20

- Et dissimuler cette perfection corporelle dont m'ont doté les cieux ? Surement, cet incident vous à tourneboulé les idées ! Mais je puis comprendre votre ressentiment à toutes les deux face à un tel favoritisme de la nature en ma faveur.


Si Mégane pensait frustrer Ran avec un commentaire, bon comme mauvais, sur le format de sa poitrine, elle se mettait le doigt dans l’œil jusqu'aux tibias. Ran pouvait prendre n'importe quel commentaire et le retourner à sa faveur à ce sujet. Aertih avait pris du dommage collatéral, mais il fallait reconnaitre la vérité. Les cerises devaient plier face aux pamplemousses. Surtout quand ils étaient bio, si vous me suivez.

Aerith allait encore une fois dans le sens de Ran, bien que moins incisive. Il semblerait que la dynamique du trio était trouvée : Mégane jouerait la gardienne des secrets, Aerith la diplomate tentant de dénouer la situation par le dialogue et Ran rentrerait dans le tas avec la douceur d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Tout irait au mieux... Une fois que ce qui faisait office de police locale aurait fichu le camp, mais un bon baratin de la part d'Amelia (l'ouvreuse de portes et sauveuse du jour) suffit à les envoyer voir ailleurs. Pas très malins ou dévoués à la tâche, les bestiaux...

Amelia revint vers ses trois hôtes une fois l'orage passé. Agissant comme si de rien n'était avant d'attraper Mégane par le collet pour réclamer quelques explications en bonne et due forme, pour elle comme pour Aerith et Ran. Qui étaient visiblement complètement à l'ouest, comme tout à l'heure. Mégane tenta à nouveau d'esquiver la question, mais Amelia ne la laissa pas partir si facilement. D'une part parce que son argument comme quoi les gardes n'étaient pas tous partis tenait la route, d'autre part parce que grâce à ses capacités de sorcière, Amelia avait deviné qu'il y avait une de ses confrères dans le coin et qu'il devait s'agit de Mégane vu sa couleur de cheveux inhabituelle. Deux points importants à- CAPACITÉS DE SORCIÈRE ???



- Sor... Sorcière ?! Mais que diable viennent donc faire des sorcières dans notre situation ?!?


C'est vrai, quoi. Les sorcières, ça vit dans des placards à balais, ou dans des maisons en pain d'épice. Ca vole sur des balais et ça fond quand on leur jette de l'eau. C'est des grosses radasses qui mènent une guerre contre des petits anglais et des lions qui parlent et qui sont totalement pas des versions romancées de Jésus. Ce ne sont PAS des adolescentes ! Fort heureusement, les choses allaient vite avoir du sens.
Visiblement soulagée que son secret aie été percé à jour par quelqu'un, Mégane daigna un peu éclairer la lanterne de ses nouvelles meilleures amies pour la vie pendant qu'Amelia partit préparer le dîner.

Les sorcières de Dol. Des personnes (toutes des femmes) capables d'utiliser naturellement la magie sans avoir recours à des dérivés technologiques, et visiblement chassées sans merci. Situation qui durait encore à ce jour, les sorcières ayant visiblement utilisé (avec ou sans leur aval) leurs pouvoirs pour causer du trouble à plusieurs reprises. Un exemple récent était le fait que Galbadia (le nom du pays dans lequel notre petit groupe se trouvait) avait utilisé dans le passé une sorcière comme ambassadrice, qui avait pris ensuite le pouvoir pour elle et provoqué une belle guerre. La conversation continuerait autour de la table face à la quantité astronomique de salade qu'avait préparé Amelia, mais la méfiance de Mégane était désormais amplement justifiée. Chose que Ran ne manqua pas de souligner une fois à table.



- Je comprends mieux beaucoup de choses désormais, Damoiselle Mégane...


Le commentaire, lancé en fixant Mégane droit dans les yeux, était assez explicite. Amelia n'aurait pas à tout savoir à moins qu'elle ne veuille bien le lui dire, mais aussi loin que Miss Von Grosnichons était concernée, son hésitation à en dire plus sur la sorcière (de qui d'autre pouvait il s'agir ?) était compréhensible. Dur de faire confiance aux gens quand les soirées bûcher étaient encore à la mode.
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Aerith Gainsborough
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Ven 1 Juil - 9:17

Une petite curieuse
Megane & Ran Von Einzbern

Aerith ne put s'empêcher de lâcher un petit rire discret alors que les deux autres se "chamaillaient" pour une histoire de poitrine l'espace d'un instant.

- Ne vous inquiétez pas pour moi, j'ai été habituée à côtoyer une amie tout aussi bien... nantie que vous, si ce n'est plus.

Cette chère Tifa n'avait rien à envier à Ran, et la Cetra avait plus d'une fois plaisanté avec elle sur le sujet, loin des oreilles curieuses des hommes de leur ancienne petite troupe. Pour l'heure, il y avait bien plus important à gérer qu'une taille de poitrine qui de toute façon ne risquait pas de changer. Mégane sembla résigner à leur en dire plus mais fut tout aussi vite interrompu par des coups à la porte. Dommage, c'était bien parti apparemment.

Le silence total régna dans la pièce pour éviter tout risque d'attirer l'attention et les trois femmes purent suivre ce qui se passait à côté. Elles en profitèrent pour apprendre le nom de leur hôte, Amelia Hyggins. Etait-elle connue des forces de l'ordre ? En tout cas les gardes n'insistèrent pas longtemps et partirent rapidement sans demander leur reste, ni à fouiller les lieux. Tant mieux.

Amelia les rejoignit et fit constater que les cheveux de Mégane avait arrêté leur petit manège. C'était une bonne chose, avoir une chevelure de feu était certes joli mais bien peu pratique pour rester discret. Leur sauveuse ne comptait pas en rester là et exigea, à sa façon, des explications, ce qui était légitime car apparemment elle suivait leur petite épopée depuis le parking et pas simplement la rue. Et comme elle le disait si bien, elles étaient coincées ici pour le moment, alors autant en profiter pour discuter.

La marchande de fleurs ne disait rien, laissant Amelia mener la danse, puisqu'elle se débrouillait très bien. S'ensuivit plusieurs révélations apparemment importantes dans ce monde, en rapport avec des sorcières, mot qui ne signifiait pas grand-chose pour Aerith, à part des créatures d'histoires pour enfants à la limite. Passé l'effet de surprise, Mégane leur résuma l'histoire de Dol - c'était donc ainsi que ce monde se nommait - avec toutes les complications que les sorcières, uniquement des femmes, rencontraient. Cela ressemblait plus à une malédiction qu'autre chose, à en croire l'enfant. Pouvoirs difficiles voire impossibles à contrôler, image d'ennemi public numéro 1, jalousie sans doute des hommes, que du bonheur ma parole.

Cela dit, la méfiance était compréhensible puisqu'il y avait déjà eu de grands incidents par le passé avec des sorcières puissantes. Aucun monde n'était à l'abri de la folie des gens, hommes comme femmes. La situation semblait résolue maintenant, en dehors de la peur et de la discrimination dont restaient victimes les sorcières. Dans ces conditions, fuir les forces de l'ordre était on ne pouvait plus normal et compréhensible. C'est d'ailleurs sans doute ce que Ran voulut dire par son dernier commentaire alors que le groupe s'apprêtait à dévorer une salade géante.

- Si jamais les forces de l'ordre attrapent une sorcière, qu'en font-ils ?

Déformation personnelle, Aerith visualisait déjà un laboratoire à la Hojo, avec plein de compartiments répertoriés et d'ordinateurs gavés d'informations en tous genres.
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Megane
Flammèche Temporelle
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Mer 6 Juil - 1:16

Si j’avais su que je pouvais m’épargner toutes ces prises de têtes en leur expliquant comment fonctionnait exactement Dol, je m’y serais pris bien plus tôt. Parce que franchement, elles prenaient plutôt bien le fait que j’étais forcée de camoufler ma nature au reste du monde.

Par contre, je ne m’attendais pas à ce que le terme en lui-même avait de si surprenant pour Ran et, dans une moindre mesure, Aerith. D’après ce qu’elle m’avait expliqué, le monde de la lancière semblait être propice à ce genre d’individus. Si tant est que les termes « Altesse » et « empereur » renvoient bien à l’idée que je me fais de ce genre d’environnement. Enfin, peu importe.

Le repas se déroulait à un rythme satisfaisant, d’autant que ce qu’Amelia nous avait servi respectait toute ses promesses : c’était un vrai délice ! Les repas de l’orphelinat du couple Kramer étaient encore loin devant, et ceux que Maman me préparait quand j’étais petite encore plus, mais la salade composée qu’elle avait préparée comportait la même saveur que l’on retrouvait dans les plats faits maisons typiques de Dol. Si je ne connaissais pas mieux, j’aurais comparé Amelia à un véritable cordon bleu.


« Tes pouvoirs ont l’habitude de se déclarer comme ils l’ont fait plus tôt ? Lorsque c’est arrivé, je venais à peine de rentrer ici quand j’ai clairement perçu la détonation. Comme si j’avais été à côté, c’est dire. Ça ne m’étonnerait même pas que les autres qui vivent à Deling l’aient ressenti, même faiblement.
-La dernière fois que c’est arrivé, c’était le jour où j’en ai hérité. Ça remonte à deux ans, maintenant. Je ne sais pas exactement ce qui a déclenché cette réaction, honnêtement. J’arrive pourtant à les contrôler, depuis le temps.
-Seulement deux ans ? J’aurais cru que ça faisait plus longtemps, vu tout ce que tu viens de raconter. Comment c’est arrivé ? C’était quelqu’un de ton entourage qui t’as… Enfin, tu vois. »

Holà ! Elle commence à fouiller un peu trop, ça ne me plaît pas vraiment. Je n’aime pas non plus parler de ce qui s’est passé, ce jour-là. C’est toujours aussi difficile, et la tête que je dois faire en ce moment doit le lui faire comprendre, vu qu’elle reprend assez vite :
« Je comprendrais que tu ne souhaites pas en parler, ça reste un sujet plutôt délicat… J’étais simplement curieuse, désolé. »

Elle paraît vraiment navrée de ce qui vient de se passer. Je n’avais pas l’intention de la rendre coupable ou quoi que ce soit. Il faudra probablement régler ce malentendu plus tard. Par contre, elle a mentionné un truc plutôt intéressant juste avant. Je l’interrogerais sûrement sur ce sujet lorsque j’en aurais l’occasion.

Aerith vient soulever une question elle aussi délicate, nous interrogeant sur le traitement réservé aux sorcières arrêtées par les forces de l’ordre. Je leur ai expliqué plus tôt qu’il y avait de grands risques que nous nous retrouvions enfermées si on se faisait attraper, Amelia ayant elle aussi mentionné ce détail lorsqu’elle nous avait fait rentrer dans son appartement. Il me semblait aussi avoir parlé de ce qui suivait, encore récemment, donc je voyais pas ce que je pouvais ajouter de plus.


« Je crois que vous vous méprenez sur une chose. Les types qui vous ont couru après et qui ont sonné à ma porte ne font pas partie des forces de la police. En aucun cas.

Le ton d’Amelia se fait plus grave qu’auparavant et je la vois qui ne peut pas s’empêcher de jeter un regard vers la fenêtre du salon. C’est vrai que les types armés qui parcourent les rues de la ville ne donnent pas l’impression de faire partie des forces de police, vu leur dégaine et leur attitude agressive envers les passants. Voilà qui devrait nous permettre de faire le point sur la situation du pays.

« C’est vrai qu’avec l’ambiance qui règne dans les rues de Deling, il y a de quoi se poser quelques questions. Les devantures de magasins abimées et les traces de bataille laissent à penser qu’il y a eu des émeutes, récemment.
-S’il n’y avait eu que ça… Deling s’en porterait certainement mieux, crois-moi. Il y a quelques semaines, la ville s’est faite attaquée par une organisation criminelle sortie de nulle part. Le major Caraway, sa fille et le directeur de la BGU en poste ont disparus au terme de la bataille et c’est une femme qui était en concurrence pour siéger au palais présidentiel qui a pris la tête du pays. Vous en pensez ce que vous voulez. Pour moi, c’est un coup d’état monté de toute pièce. C’est elle qui a instauré cette milice. Des types qu’elle paye pour appréhender tous ceux qui cherchent à s’opposer à elle. Tous ceux qu’ils ont arrêtés ont été exécutés, pour les plus chanceux. Le reste a fini emprisonné on ne sait où. »

Amelia a les poings serrés. Ça a l’air de la toucher de très près, cette histoire. J’aimerais bien qu’elle nous en dise plus mais elle se lève brusquement pour débarrasser son assiette. Son visage reprend une teinte plus enjouée d’apparence et elle vient nous demander ce que nous avons pensé du repas. Je connais cette expression. Elle préfère garder sous silence ses problèmes pour ne pas nous impliquer. Je n’ai pas vraiment le temps de lui répondre, la voilà déjà à nous tourner le dos pour repartir vers la cuisine.

Ça ne me plaît pas, cette histoire. Un coup d’état, alors que Deling était censée avoir gardé une situation politique stable jusqu’au retour d’Ultimécia. L’Histoire que j’avais apprise ne correspondait pas à la situation que je vivais. Ce n’est pas normal.

Je me retourne vers mes deux compagnons d’infortune. Je ne compte pas engager une action pour libérer la ville du contrôle de ces personnes peu recommandables mais pas question d’ignorer ce qu’il se passait.


« La situation est préoccupante, c’est le moins que l’on puisse dire. Avec tout ce qu’on vient d’apprendre, il va falloir nous montrer plus prudente si on veut éviter de se mettre à dos les personnes qui sont actuellement à la tête du système. »

Je crois que le moment est venu de jauger la conviction de mes deux camarades, afin de savoir si les nouvelles informations ne leur auront pas donné l’idée de rebrousser chemin. Inutile de leur en vouloir si tel était le cas mais je comptais bien sur leur soutien pour accomplir la tâche que je m’étais fixée.

« Pour autant, je ne compte pas abandonner maintenant. Je suis sûr de trouver ce qui m’intéresse dans cette ville et ce n’est certainement pas un chaos politique engendré par quelques assoiffés de pouvoir qui m’arrêtera. Je ne vous retiens pas si vous souhaitez vous retirer dès maintenant. Mais sachez que j’irais jusqu’au bout et ce, quoi qu’il m’en coûte. »

Je m’efforce d’afficher un regard empli de détermination tout en prononçant ces paroles, ma main se posant presque involontairement au centre de la table en attendant une quelconque réponse des deux jeunes femmes qui me font face.
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Ran Von Einzbern
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MessageSujet: Re: Une petite curieuse   Dim 17 Juil - 8:43

La conversation continuait sur les pouvoirs de sorcière d'Amélia et Mégane partant dans des détails plus ou moins techniques que Ran (et probablement Aerith) ne comprenaient pas vraiment. Toute cette histoire de magie était bien dure à comprendre : les gens ne pouvaient pas juste avoir une grille des permis et acheter leurs sorts au marché, comme tout le monde sur Ivalice ? Pourquoi faire compliqué, je vous jure... Enfin, au moins le dîner était plus qu'acceptable, cela aidait à passer le temps pendant que ça discutait sorcellerie.

Après avoir touché une corde sensible par inadvertance pendant la conversation, Amélia apprit une nouvelle des plus intéressantes au groupe : ces types en armes et avec l'air de gorilles plus que d'autre chose n'étaient pas les vrais soldats en charge de la ville. Mais plutôt le bras armé d'un coup d'état. Oh oh oh.



- Un coup d'état ? Diantre ! Point étonnant que cette ville semble sortir d'une bataille. Je paierais cher pour savoir quel dessein fomente cette dirigeante autoproclamée une fois l'opposition muselée.


Sans doute le duo culte de la personnalité-despotisme cher à tous les dictateurs, mais avec cette histoire de sorcières, on pouvait sûrement rajouter une composante magique à l'histoire. Les sorcières avaient été utilisées en plus d'être chassées dans le passé, il n'y avait pas de raison que l'histoire ne se répète pas. Une chose était sûre, au premier passage sur Ivalice, Ran ne se gênerait pas pour avertir Archadès et Rabanastre que Deling City, ça puait du cul violent comme destination. Montblanc avait l'oreille de la reine Ashelia, et le père de Ran en bon Juge ne refuserait pas des informations pouvant servir l'empire. Mégane précisa qu'il serait bien sûr bon de ne pas se faire mal voir du régime, mais... Que si fâcher quelques politicards et leurs gros bras faisait peur à Aerith et Ran, elles pouvaient toujours rendre leur tablier. Et puis quoi encore ?


- Peu me chaut l'opinion de ces ruffians. N'ai-je point dit que vous auriez mon secours dans votre quête, Damoiselle Mégane ?

Si cependant ils viennent s'opposer à nous, ils trouveront à qui parler. Et je ne me priverai point de prévenir l'empereur et la reine de Dalmasca que Deling City est tombée sous le joug d'une despote de bas étage. Cette dictatrice sera dénoncée au mépris public de tout Ivalice !



Traduction : qui cherche la merde à Mégane la trouvera en format bonnet F. Même qu'on va le dire à la maîtresse.


- Cependant, Deling City ne peut représenter tout ce monde. Sûrement il existe d'autres états qui ont du s'offusquer, sinon désapprouver, de ce putsch ?
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