Accueil

Partagez | 
 

 Mégane

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Megane
Flammèche Temporelle
avatar

Messages : 44

MessageSujet: Mégane   Jeu 17 Mar - 18:47

Présentation du Personnage

Première Partie

Nom : Elle ne l’a jamais su
Prénom : Mégane
Âge : 13 ans environ
Sexe : Femme
Taille : 1m43

Date de Naissance : un 5 avril
Monde d’Origine : Dol
Nature : Neutre
Rang : Flammèche Temporelle

Sous-Classe : Samouraï
Arme : Souvenir Paternel {Katana}

Deuxième Partie

Physique : Même si elle n’est pas particulièrement grande ou élancée, Mégane parvient à se démarquer du reste de la foule sans grande difficulté, bien que ce ne soit pas tellement dans son intérêt. Une chevelure couleur châtaigne presque aussi longue que son propre corps, qu’elle n’a jamais pris la peine de discipliner ou d’ordonner à l’aide d’un quelconque accessoire.
Une peau claire, néanmoins marquée peu profondément à des endroits généralement camouflés et des membres fins, pourtant rompus à l’effort ; Mégane atteste d’un corps encore en pleine croissance, fait qu’elle n’hésitera pas à souligner à la moindre remarque.

Bien que Mégane soit capable d’exprimer une vaste palette d’émotions en accord avec la situation, son visage enfantin - que l’on pourrait presque qualifier de poupin si l’on prend garde à ce qu’elle ne nous entende pas - est le plus souvent marqué d’une expression d’indifférence, très légèrement renfrognée. Ses grands yeux marrons, bien qu’incapables d’effacer la candeur inhérente à son jeune âge, affichent quant à eux un regard se voulant plutôt dur.

Sa garde-robe se compose essentiellement de vêtements sobres, surtout choisis pour l’aider à se confondre dans la masse. On la verra souvent affublée d’un long manteau imperméable noir, que l’on pourrait qualifier d’intemporel, porté par-dessus un uniforme scolaire vert kaki. Celui-ci, composé de son haut surmonté d’un grand ruban beige et de sa jupe, est parsemé de grands boutons dorés. Ses jambes supportent une paire de collants noirs et des chaussures marrons à semelles plates.

Comme dit précédemment, elle ne s’encombre pas vraiment de bijoux pour se mettre en valeur, mais ne se séparerait pour rien au monde de son pendentif, qu’elle garde attaché autour du cou par-dessus ses vêtements.

Lorsque Mégane vient à faire usage de ses pouvoirs de sorcière au-delà d’un certain seuil de tolérance, ses yeux et ses cheveux changent de couleur pour se teinter d’un fier rouge écarlate et ne reprennent leur teinte d’origine qu’une fois qu’elle a laissé passer quelques minutes de flottement.

Mental : Mégane est une jeune femme déterminée, cela ne fait aucun doute. L’hésitation, elle la connaît bien et sait à quel point elle peut être fatale, l’amenant à réfléchir à la plupart de ses actions de manière assez pragmatique.
De fait, elle paraît ainsi bien plus mûre et fait preuve d’une retenue assez impressionnante comparée aux autres adolescentes. C’est aussi pourquoi elle abhorre les indécis de manière générale, et plus particulièrement les lâches.
Aux yeux de certaines personnes, cette maturité peut la rendre assez agréable à vivre, comme elle peut grandement déstabiliser ceux qui pensent avoir affaire à une enfant ignorante.

Dans les rares moments où elle n’est pas occupée à penser au pire, il lui arrive pourtant d’afficher quelques comportements normaux pour une jeune fille de son âge : curieuse d’en apprendre plus sur ce qui l’entoure, elle a tendance à s’émerveiller pour des choses en apparence banale pour le reste de la population. De même, assez franche, elle n’hésite pas à faire savoir quand elle est en désaccord avec ce qu’il se passe.

Par contre, bien qu’assez calme en temps normal, elle peut s’emporter très facilement si on tente de la contrarier. Ses coups de colère sont à redouter et il est plutôt déconseillé de rester dans les parages si l’on ne dispose pas de quoi la calmer. Les sucreries et pâtisseries en tous genres, et plus particulièrement les brioches à l’arôme fruitée feront l’affaire, puisqu’il s’agit de son unique pêché mignon. C’est ce qui la mettra le plus souvent de bonne humeur.

Fonceuse donc, très certainement, mais pas bagarreuse pour un sou : elle préférera toujours les négociations à l’usage de la force brute. Cependant, lorsque la situation le lui impose, elle n’hésitera pas à se lancer à corps perdu dans la bataille jusqu’à ce que la menace soit totalement anéantie. Si nécessaire, elle usera alors de tous les moyens à sa disposition, même les plus retors.

Son sens de la morale l’amène donc parfois à commettre des actes répréhensibles mais cela ne fait pas d’elle quelqu’un de mauvais, bien au contraire. Si enfreindre quelques règles lui permet de sauver des vies, elle acceptera de le faire sans distinction. Même si elle doit s’attirer des ennuis.

En relation avec cela, elle a une notion de l’autorité assez particulière. N’ayant jamais eu de véritable figure autoritaire autre que sa mère et ayant longtemps vécu dans une ville dont la sécurité était gérée par des civils, elle n’a donc jamais pu identifier clairement les rapports de forces entre elle et les personnes dites influentes. Cela peut donc parfois l’amener à manquer de respect ou tout simplement ignorer les ordres qu’on lui donne s’ils ne conviennent pas à sa vision des choses, peu importe le rang de la personne en face.

Troisième Partie

Histoire :

L’histoire de Mégane ne débute pas 13 ans auparavant, comme le laisse à penser son physique actuel, mais 7 ans dans un possible futur de Dol.

Cinq années avant qu’elle ne vienne au monde, plusieurs masses gigantesques tombées du ciel détruisirent une grande partie des grandes villes, plongeant le monde dans un chaos difficilement contrôlable pour les autorités de l’époque. Les gouvernements s’effondrèrent, les monstres proliférèrent depuis les points d’impact et la terreur s’installa progressivement, obligeant la plupart des survivants à se réfugier dans des abris gérés par des organisations indépendantes.
De leurs côtés, les SeeDs et leurs alliés combattirent vaillamment mais se retrouvèrent bien vite dépassés par les forces en présence, ce qui les obligea à interrompre leur contre-offensive pour se tourner vers une stratégie défensive. Ce faisant, le conflit parvint à se stabiliser mais la situation ne parvenait pas à s’améliorer pour autant.

C’est donc au milieu de cette ère gouvernée par la peur que Mégane naquit d’une mère attentionnée et d’un père disparu au combat quelques mois auparavant, dans une clinique de la capitale d’Esthar. Ou plutôt, de ce qu’il en restera à cette époque.

A la différence de beaucoup de monde, elles s’étaient toutes deux établies dans une maison sur l’île encore relativement intacte de Balamb. A part pour un cratère faisant apparaître des groupes de monstres à l’emplacement de l’ancien Garden des SeeDs de la région.
Pour pallier à cette menace, la ville était protégée par un système de barrières et d’une unité d’auto-défense établie par ses habitants. Le peu de combattants encore disponibles rendait ce dispositif très dépendant des ressources qu’ils avaient pu récupérer avant la destruction de la BGU mais grâce aux SeeDs survivants qui étaient restés défendre les lieux, ils avaient suffisamment réussi à s’organiser pour repousser le danger immédiat.
Mégane grandit ainsi sous l’œil attentif de sa mère, alors enseignante de la dernière école encore debout, et ceux des habitants de Balamb, avec qui elle coula des jours heureux pendant une bonne dizaine d’années.

Durant cette décade presque paisible, Mégane et sa mère reçurent la visite régulière d’une femme, qui se présenta comme sœur de son défunt père la première fois que la jeune fille la rencontra. Lorsque qu’elle venait les voir, la mère de Mégane et elle discutaient de sujets encore bien trop compliqués pour la demoiselle, avant de repartir en offrant un cadeau à chaque fois différent pour Mégane. Le premier d’entre eux fut le pendentif qu’elle porte autour du cou aujourd’hui encore.

Au fur et à mesure de ses visites, Mégane et sa tante finirent par se rapprocher, assez pour que cette dernière se décide à conter les exploits du père de Mégane.
Elle lui raconta alors le travail qu’il avait fait en temps qu’allié des SeeDs, comment il avait fourni des informations cruciales à des moments déterminants des affrontements et comment il avait continué d’aider les gens dans le besoin jusqu’à ce qu’il disparaisse.
Pour une raison qui échappe à Mégane encore maintenant, elle refusa catégoriquement de lui parler de ce que faisait son père avant la guerre, de comment il avait rencontré sa mère ou encore comment est-ce qu’il était lorsqu’il était plus jeune. Toutes ces informations lui furent systématiquement refusées, sa tante et sa mère prétextant toutes deux qu’elle n’avait pas à savoir tout cela, de même que son propre nom de famille qui était resté comme tabou depuis sa naissance.

Alors que la jeune fille s’apprêtait à fêter son onzième anniversaire, la ville de Balamb fut de nouveau prise pour cible par les monstres des alentours. L’assaut fut bien plus difficile à contenir contrairement aux fois précédentes, tant les créatures avaient redoublé d’efforts dans leurs attaques, et les dégâts au terme de cette bataille furent suffisamment importants pour que les responsables de la protection de la ville n’envisagent l’évacuation de ses habitants.

La nouvelle commençait tout juste à circuler, lorsque la tante de Mégane refit brusquement surface, légèrement blessée des suites d’un évènement qu’elle préféra garder sous silence. Malgré l’urgence de la situation dans laquelle elles se trouvaient avant son arrivée, Mégane et sa mère acceptèrent de l’aider à se remettre sur pied.

Les évènements prirent une tournure sinistre lorsque les alarmes signalant l’apparition de monstres dans l’enceinte de la ville s’enclenchèrent, provoquant un vent de panique dans toute la cité portuaire.
Ce n’est que lorsque la mère de Mégane remarqua les premières traces de brûlures noires et le sceau magique dans le dos de son amie qu’elle comprit ce qui se passait, bien trop tard pour se mettre à l’abri avec sa fille. Une violente explosion secoua leur maison, faisant voler en éclat une partie de la structure de l’habitation avec sa façade. Mégane parvint miraculeusement à rester indemne, bien qu’immobilisée sous un meuble qui lui était tombé dessus. Sa mère, quant à elle, se retrouva avec une partie de la voûte lui transperçant l’abdomen et ne put que constater avec effroi que l’amie qu’elle avait fréquenté ces dix dernières années avait laissée place à quelque chose de bien plus sinistre.
Les émanations ténébreuses qu’elle produisait sous la forme d’ailes noires lui sortant du dos, les marques rouge sang parcourant son visage et les yeux dorés à la pupille féline ne laissaient aucun doute à ce qui était arrivée à cette femme : Ultimécia était parvenue à posséder son corps.

Ni Mégane ni sa mère n’eurent le temps de se poser la question de savoir comment une créature que l’on pensait disparue depuis plus d’une vingtaine d’années avait refait surface à un tel moment, puisque celle-ci sortit le pistolet du holster qu’elle portait sous son manteau et tira avec sur la femme sans défense à ses pieds, veillant à ne lui toucher aucun organe vital pour prolonger la souffrance dont elle était déjà affligée.
Incapable de se dégager malgré tous ses efforts, Mégane fut obligée d’assister à la scène, hurlant désespérément à qui voulait l’entendre d’arrêter la sorcière et de sauver sa mère. Ses cris eurent apparemment raison de la patience d’Ultimécia, qui arrêta de tirer pour se tourner vers la jeune fille.

Son regard froid comme le cœur d’un glacier rencontra celui apeuré de la demoiselle, ce qui eut comme pour effet d’interrompre momentanément la connexion qu’avait la Calamité avec sa victime, la faisant lâcher l’arme à feu qui glissa à portée de bras de Mégane. Sans savoir quoi faire avec, Mégane attrapa le pistolet dans ses mains tremblantes et le porta à sa poitrine, comme pour tenter de le protéger de sa propre propriétaire.
De son côté, la tante de Mégane parvint à reprendre le contrôle de son corps l’espace de quelques instants, juste le temps pour elle de soulever à l’aide de sa magie le meuble écrasant la jeune fille. Mégane ne put cependant pas tenter grand-chose puisqu’à peine remise debout, elle sentit sa gorge se faire violemment attraper avant d’être soulevée au-dessus du sol. Elle ignorait combien de temps il lui restait avant de perdre connaissance mais fit de son mieux pour tenir le plus longtemps possible tout en gardant le pistolet serré dans ses bras.
La voix de sa mère la rappela à la réalité, lui intimant de se servir de l’arme qu’elle avait entre les mains pour arrêter leur amie. Pour une enfant de son âge, l’information fut difficile à interpréter, n’ayant jamais vu quelqu’un se servir d’un tel objet en vrai. Elle n’était absolument pas prête à l’utiliser mais il ne lui restait plus vraiment d’autre option, sa conscience étant quasiment sur le point de lâcher. Elle n’eut pas d’autre choix que d’attraper fermement le revolver avec ses deux mains et usa des forces qui lui restait pour le porter au niveau de la poitrine de la femme en train de l’étrangler.

D’abord, rien ne se produisit. D’un côté comme de l’autre, tout semblait s’être immobilisé mystérieusement. Les larmes aux yeux, Mégane hésitait à appuyer sur la gâchette pour ôter la vie à cette femme avec qui elle avait tellement de bons souvenirs et qui était, avec sa mère, l’un des seuls liens tangibles existant entre elle et son père. Elle se rendit compte en sentant la prise autour de sa gorge s’atténuer que l’emprise d’Ultimécia sur sa tante avait de nouveau faibli, ce qui la laissa entrevoir un certain espoir l’espace d’un instant.
Il fut cependant bien vite balayé lorsque la femme qui la maintenait dans les airs expliqua d’une voix faible qu’elle ne pourrait pas combattre la sorcière bien longtemps, la puissance de la Calamité étant bien trop importante à supporter pour quelqu’un comme elle, ce qui faisait qu’elle était déjà condamnée dès l’instant où la possession s’était produite. Il fallait que Mégane termine ce qu’elle avait commencé en l’abattant ici et maintenant si elle ne voulait pas être exécutée sur place. Le doute sur le visage de Mégane laissa place à la résignation lorsqu’elle vit l’unique œil ayant repris sa couleur d’ambre originelle laisser échapper à son tour des sanglots.

C’était tout ce qu’il lui restait à faire, lui répéta sa tante, avant de lui expliquer comment se servir de l’arme qu’elle avait entre les mains. Une fois la sécurité spéciale retirée et la position des bras assurée, la jeune fille et son amie s’offrirent les dernières salutations ; Mégane remerciant sa tante pour avoir pris soin d’elle et de sa mère durant tout ce temps, et la femme au long manteau répliquant que c’était à elle de les remercier pour avoir été son rayon de soleil dans ce monde devenu bien trop sombre depuis la mort de celui qu’elle appelait son frère, et qu’elle ne pouvait pas demander mieux que d’avoir le visage de la fille de cet homme extraordinaire comme dernière vision avant de le rejoindre.

Mégane comprit en regardant sa tante qu’il s’agissait là de ses dernières paroles, et tout en acceptant d’avoir à porter ce fardeau toute sa vie, elle rassembla tout son courage pour presser la détente. Le cri qu’elle poussa à ce moment couvrit partiellement le bruit de la détonation qui retentit aux oreilles de la jeune fille comme un coup en plein cœur et le projectile tiré à bout portant transperça la poitrine de la femme lui faisant face pour venir se loger momentanément dans son cœur avant de ressortir dans le dos.
La poigne qui s’était momentanément resserrée autour de son cou se détendit d’un seul coup en laissant Mégane tomber au sol, le choc dans son dos lui faisant lâcher l’arme à feu. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits après cette secousse émotionnelle, une sensation désagréable qu’elle ne pouvait identifier ayant commencé à se manifester dans sa poitrine pendant ce temps. Elle dût cependant faire l’effort de ne pas vomir de dégoût en repérant du coin de l’œil le corps de la femme qu’elle venait d’abattre, cherchant plutôt à se concentrer sur sa mère encore bloquée par les décombres qui la bloquait depuis tout à l’heure.

Malheureusement pour elle, sa mère était elle aussi sur le point de rendre son dernier souffle : les gravats lui ayant perforé l’estomac ainsi que les nombreuses blessures par balles lui avaient déjà fait perdre beaucoup trop de sang, l’empêchant d’être déplacée sans aggraver l’hémorragie. Elle allait mourir sous ses yeux et Mégane ne pouvait rien faire, une fois de plus. L’étrange chaleur qui lui enserrait le haut du corps commença à prendre de l’ampleur à ce moment-là, l’obligeant à reprendre son souffle bruyamment. Comme pour l’aider à se calmer, sa mère se mit à parler d’une voix rassurante, lui disant qu’il fallait juste qu’elle l’écoute attentivement.

Consciente de la cruelle vérité, Mégane ne put qu’écouter attentivement les dernières confessions de celle qui avait courageusement lutté pour l’éduquer en bonne et due forme depuis qu’elle avait vu le jour.
Sa mère lui parla alors de son lieu de naissance, de comment elle avait voulu aider le plus de monde en rejoignant le SeeD dès qu’elle en avait l’âge, du jour où elle avait rencontré le père de Mégane et des instants formidables qu’elle avait passés à ses côtés depuis le jour de son mariage jusqu’à celui où il avait disparu.
Du jour où Mégane était née et de l’immense joie qu’elle avait ressenti la première fois qu’elle l’avait vu, à quel point elle pouvait lui rappeler l’homme qu’elle avait aimé chaque fois qu’elle la regardait.
Des jours paisibles qu’elles avaient passés toutes les deux ensembles, et de ceux rendus plus tumultueux par le caractère impétueux qu’elle lui avait sans aucun doute légué.

Le tout dans ce magnifique sourire dont elle seule avait le secret.

Une dernière quinte de toux ensanglantée annonça la fin des réminiscences et la mère de Mégane usa des dernières forces qu’il lui restait pour confier à sa fille qu’elle avait conservé une partie de leurs anciennes affaires dans une malle enterrée sous la maison. Il lui faudrait dégager quelques planches mais elle n’aurait pas trop de mal à trouver ce qu’elle cherchait maintenant qu’elle connaissait son existence. Elle termina en disant que Mégane saurait quoi faire une fois qu’elle en aurait récupéré le contenu, avant de succomber paisiblement sous les yeux de sa fille en lui adressant un dernier sourire emplie de tendresse.

Les larmes vinrent très rapidement à Mégane, qui ne put réprimer davantage son chagrin maintenant que sa mère était définitivement partie. Elle ne put cependant continuer son deuil plus longtemps car une Ombre fit son apparition derrière elle, la créature s’échappant du cadavre de sa tante sous l’effet d’un sort de la nécromancienne.
La peur prit le dessus sur Mégane et l’amena à hurler en plaçant sa main droite devant elle comme pour se protéger. Son action désespérée eut pour effet d’ériger un véritable mur de feu entre elle et le spectre d’énergie ténébreuse, qui se dissipa finalement sous l’effet des flammes.

Le répit fut cependant de courte durée puisque le sortilège, couplée aux nombreuses particules de poussières encore en suspens, enclencha un départ de feu dans la maison.
La jeune fille fut prise de panique et tenta d’extirper le corps de sa mère des décombres mais c’était peine perdue. Voyant arriver les flammes par-dessus les débris qui l’entourait, elle dût se résoudre à quitter la bâtisse en flamme en laissant derrière les deux cadavres.
Elle resta cependant devant la maison tandis que le brasier prenait de l’ampleur, incapable de s’en éloigner de plus d’une vingtaine de mètres en sachant ce qui s’y trouvait. Personne à Balamb ne vint pour maîtriser l’incendie, l’alerte au monstre continuant de hurler depuis plusieurs heures, et ce n’est qu’au lendemain de la tragédie que le feu s’éteignit de lui-même, ne laissant derrière qu’un tas de ruine fumantes.

Mégane tenta tant bien que mal de retrouver les corps de sa mère et de sa tante mais elle comprit très vite qu’elle ne trouverait rien d’autre que des cendres à perte de vue. Habitée par le chagrin, elle se rabattit pourtant sur la tâche qui lui avait été confiée et creusa les décombres pour atteindre l’endroit que lui avait mentionné sa mère. Au bout de plusieurs heures de recherches, elle parvint à atteindre ce qu’il restait de leur cave et après avoir vérifié chaque recoin suspect jusqu’à trouver la cachette, elle en extirpa la malle tant convoitée.
A l’intérieur, elle trouva plusieurs carnets de voyage rédigés conjointement par ses deux parents, rendus presque illisibles par les ravages du temps. A leurs côtés, deux uniformes du SeeD couverts de poussières ainsi que quelques appareils impossibles à identifier à cause de la façon dont ils avaient été démantelés.
Le plus intéressant fut cependant ce qui se trouvait être le mieux conservé : un sabre d’excellente facture, qui avait été soigneusement préservé dans une étoffe rouge nouée par une ficelle à son extrémité, le matériel utilisé digne des plus grands couturiers d’avant-guerre.
L’arme en question portait la marque de ses nombreuses années d’utilisation ; la garde abîmée autrefois blanche ayant été précipitamment repeinte en noir et la lame, bien que possédant une tranchant encore bien affuté, montrait qu’elle avait dû être reforgée plusieurs fois pour en arriver à son état actuel.
La note qu’elle y trouva attachée lui confirma qu’il s’agissait bien d’un objet ayant appartenu à son père, ce qui accrut davantage sa valeur aux yeux de Mégane.

Elle fouilla encore un peu le coffre à la recherche d’autres souvenirs de ses parents et trouva une lettre qui lui était adressée. L’écriture lui était inconnu, aussi s’empressa-t-elle de l’ouvrir pour en parcourir le contenu, pensant qu’il s’agissait là d’un message laissé par son père.
Comme l’avait prédit sa mère, Mégane trouva les réponses aux questions qu’elle se posait en lisant la lettre, qui n’était malheureusement pas rédigée de la main de celui qu’elle avait cru. Suite à cela, elle quitta une Balamb désormais vide de toute trace de vie humaine, les cadavres d’hommes et de monstres jonchant les rues jusqu’à l’extérieure des murs de la cité. Le dernier bateau chargé de survivants s’apprêtait à partir lorsqu’elle les rejoignit et ce fut le cœur lourd qu’elle quitta la ville qui l’avait vu grandir.

La première destination de Mégane fut Esthar, où elle partit rejoindre une organisation d’aide aux réfugiés : la fondation Grey WooDs. Là-bas, elle se forma au combat, bien décidée à manier le sabre de son père comme personne auparavant. Son objectif depuis qu’elle avait quitté Balamb était clair : retrouver la trace d’Ultimécia et se venger. Purement et simplement.
Elle fit de grands progrès très rapidement et au bout d’un an passé à s’entrainer sans relâche, elle fut invitée par la responsable du Grey WooDs à rejoindre la branche principale située à Deling City.

L’ancienne capitale de Galbadia avait été toujours très bien équipée contre les Sorcières grâce aux actions de l’ancien président-despote Vinzer Deling. Ainsi, lorsque la guerre avait éclaté, les personnes à la tête de l’armée avaient fait pression sur leurs dirigeants pour faire de Deling une véritable forteresse anti-magie, transformant les égouts en véritable base-souterraine dédiée à l’effort contre la menace venue des cieux.

Mégane y apprit beaucoup de choses, à commencer par le nom du responsable du conflit qui s’était éternisé : Ultimécia elle-même.
Par un concours de circonstances étranges, la Calamité était réapparue seulement deux ans après qu’un groupe de SeeDs mené par le héros de Balamb, Squall Leonhart, disait l’avoir vaincu.
Plus étonnant encore : alors que le monde entier était secoué par d’étranges phénomènes privant leurs plus grands combattants de leurs capacités, la Sorcière était parvenue à user d’une magie inconnue pour déclencher la chute de plusieurs Larmes Sélénites d’envergures diverses sur les grandes villes et les Gardens, provoquant ainsi l’invasion de monstres que le genre humain s’efforçait de combattre depuis toutes ces années.
Les héros qui avaient accompli l’exploit de la vaincre précédemment furent quant à eux impuissants face aux nouveaux pouvoirs de la Calamité, qui les élimina méthodiquement les uns après les autres tout en semant le chaos partout où elle passait. Une fois ses principaux adversaires éliminés, elle disparut en laissant ses sbires terroriser la population pendant une période que l’on estime à quatre ans, avant de refaire son apparition pour asseoir sa domination sur Dol.
Cependant, les quatre années durant lesquelles elle s’était absentée avaient suffis aux survivants pour mettre au point les moyens de défense nécessaires pour repousser ses attaques, aussi dû-t-elle remettre à plus tard ses ambitions de conquête totale.
La situation en était donc restée au point mort depuis, Ultimécia ne se manifestant qu’en de rares occasions pour neutraliser les potentielles menaces la visant directement.

La directrice de recherche expliqua ensuite à Mégane que ce n’était donc pas un hasard si Ultimécia s’était manifestée devant sa famille à Balamb.
En effet, la femme qui disait être sa tante possédait une arme expérimentale capable de tuer les Sorcières tout en les empêchant de transférer leurs pouvoirs. Et, selon les rumeurs, d’affaiblir suffisamment la nécromancienne pour qu’elle puisse être tuée à son tour. La jeune femme était donc devenue une véritable chasseuse de Sorcières et ses actions mettaient grandement en danger Ultimécia, qui avait depuis longtemps entreprit de traquer elle-même toutes les Sorcières encore vivantes pour accroître sa propre puissance.
Etant elle-même une Sorcière, la femme au pistolet s’était exposée aux représailles de la Calamité et après avoir exécuté une autre de ses cibles, elle s’était retrouvée pourchassée par plusieurs autres héritières de Hyne contrôlées par Ultimécia. Il avait ensuite suffi d’un seul sort pour qu’elle soit à son tour infectée et c’est lorsqu’elle se retrouva la plus vulnérable, entourée par ses proches, que la possession s’enclencha.

Mégane et sa mère faisaient donc partie des victimes collatérales. Lorsque l’adolescente comprit cela, sa soif de vengeance s’en retrouva décuplée.
Elle se demanda par la même occasion comment était-il possible qu’après qu’elle ait abattu sa tante avec le pistolet en question, avait-elle pu faire usage de ce qui semblait être de la magie sans posséder ne serait-ce qu’une seule Guardian Force ?
Cette histoire d’héritage avait souvent été mentionnée dans les livres que lui avait fait étudié sa mère, aussi s’était-elle dit qu’il y avait un rapport avec les pouvoirs qu’elle arrivait à parfois manifester. Elle se dit qu’il valait mieux qu’elle garde ça pour elle, pour le moment.

La responsable du GWD lui demanda ensuite où se trouvait l’arme que possédait autrefois sa tante. Ce à quoi Mégane répondit qu’elle l’ignorait, n’ayant pas cherché à la récupérer au milieu des décombres de son ancienne maison de Balamb. On lui fit donc savoir qu’elle serait rappelée lorsque plus d’informations sur ce sujet leur seraient parvenus.

Plusieurs mois passèrent, pendant lesquels Mégane voulu en apprendre plus sur ses pouvoirs et sa tante en tant que Sorcière. Le jour fatidique, la jeune fille avait apparemment obtenu la capacité de pyrokinésie, faisant surgir flammèches et étincelles depuis la paume de sa main. Malgré le fait qu’elle ne parvenait pas encore à s’en servir de manière efficace, ses efforts l’amenèrent à gagner en assurance. Elle avait tout de même prit soin de dissimuler ses capacités au reste de l’organisation, par peur d’être utilisée de façon déplaisante.
Dans le même temps, elle parcouru en long et en large les dossiers dont disposait la fondation sur les cas répertoriés de sorcellerie au cours des dernières années et apprit que sa tante avait été repérée par le Grey WooDs quelques années auparavant. Et qu’elle avait elle-même choisit de devenir la cible principale d’Ultimécia malgré les recommandations qui lui avaient été faites.
Vraisemblablement, la pistolero avait espéré servir d’appât pour offrir une chance d’affaiblir la nécromancienne, comptant justement se faire tuer au cours d’une possession par l’arme dont elle disposait.

Il était difficile de dire si un tel sacrifice pouvait permettre un miracle comme celui dont il était question, les connaissances sur le fonctionnement des pouvoirs d’Ultimécia encore bien trop peu abondantes.
Mégane et les autres résistants ne tardèrent pas à le savoir, seulement quelques semaines plus tard.

Alors que le treizième anniversaire de l’adolescente approchait, des nouvelles d’une expédition revenant de Balamb leur parvint, les membres sur place signalant qu’ils recevaient les assauts continus de la part de monstres en tout genre depuis leur départ de l’île.
Leur arrivée à Dollet s’était soldée par quelques pertes, ce qui les avait obligés à se rendre à Timber pour se ravitailler et utiliser les voies ferrées en direction de Winhill avant de bifurquer directement vers Deling City.
Il leur était cependant impossible de continuer au-delà de la Prison du désert, une autre attaque de monstres les ayant bloqués sur place. D’après les derniers rapports, il était possible qu’Ultimécia elle-même soit derrière cet élan d’agressivité.

En apprenant que le convoi était parti en mission pour récupérer le Colt ayant appartenu à sa tante, Mégane demanda à être envoyée avec les autres unités de la fondation parties en renfort. Sa requête fut déclinée mais un refus n’était certainement pas ce qui allait l’empêcher de se rendre sur place, puisque bien décidée à obtenir sa vengeance si la chance se présentait. En fouillant dans les hangars, elle trouva un vieux deux roues laissé à l’abandon qu’elle redémarra et s’en servit pour quitter Deling en secret, embarquant avec elle toutes ses affaires personnelles ainsi que de l’équipement du GWD.

Mégane arriva rapidement sur les lieux en suivant le chemin de fer, abandonnant son véhicule en plein champ de bataille. Les monstres continuaient d’attaquer sans relâche mais toujours aucune trace d’Ultimécia.
Mégane entreprit alors de sauver ce qui pouvait l’être et se dirigea vers le wagon transportant la cargaison tout en éliminant tous les monstres qui l’approchaient d’un peu trop près.
Elle ne fut pas surprise d’y voir combattre vaillamment les membres de la fondation et leurs alliés malgré leurs nombreux camarades qui jonchaient le passage et se décida à leur venir en aide pour qu’ils lui confient le revolver. Mais ses efforts furent quasiment réduits à néant quand une violente secousse accompagnée de l’apparition d’éclats d’énergie ténébreuse venant transpercer ses camarades lui indiqua que leur plus grande ennemie s’était enfin décidée à se montrer, la Sorcière Noire se téléportant par la suite à l’intérieur du wagon.

Mégane était parvenue à échapper à la volée d’aiguilles noires en érigeant le même mur de flammes qui lui avait sauvé la vie deux ans auparavant et se préparait à attaquer de toutes ses forces lorsqu’elle fut immobilisée contre une paroi adjacente d’un seul revers de la main.

La Calamité expliqua qu’elle l’avait reconnu dès l’instant où elle était arrivée sur les lieux du combat entre ses serviteurs et les membres de la fondation. Si elle n’était pas apparue, une autre Larme Sélénite aurait tout aussi bien fait l’affaire pour éliminer les gêneurs mais hors de question pour elle de tuer immédiatement Mégane, qui lui avait laissée une forte impression lors de leur dernière rencontre. Sans parler du fait qu’elle lui avait causé une douloureuse cicatrice spirituelle à l’aide de cette arme impie qu’elle était venue récupérer.
Elle se réjouissait de pouvoir faire d’une pierre, trois coups : retirer aux humains leur dernier espoir de contre-attaque en détruisant le Colt, voler ses pouvoirs de Sorcière à Mégane et se venger de l’affront qu’elle lui avait fait subir.
Ultimécia commença par manipuler l’intégralité des boîtes et conteneurs d’équipements présents autour d’elle pour trouver ce qu’elle cherchait, en profitant au passage pour pointer vers Mégane toute arme à feu qu’elle pouvait trouver. Elle finit par trouver le Colt, qu’elle plaça en suspension juste devant le visage de l’adolescente, avant de préparer son bras droit en l’entourant d’un foret d’énergie ténébreuse en préparation du transfert de pouvoirs.

Tout aurait pu finir ici-même, si les portes du wagon de transport ne s’étaient pas brusquement refermées sur les deux femmes en enclenchant ce qui ressemblait à un champ de stase anti-magie, qui commença à absorber la magie ambiante.
Ultimécia ne s’était clairement pas attendue à ce que les humains disposent d’un tel dispositif et se retrouva bien vite vidée de ses forces, obligée de poser genou à terre en relâchant son emprise sur tout ce qui l’entourait. Mégane fut elle aussi affectée, certes à moindre échelle compte tenu de son niveau de magie relativement bas, mais assez pour sentir une gêne dans ses mouvements et l’empêcher d’utiliser le sabre qu’elle avait amené pour faire son office.

Se rendant compte qu’elle avait devant elle l’arme idéale dans ce cas précis, elle saisit le revolver de sa tante et le pointa en direction de la nécromancienne comme elle avait pu le faire la dernière fois.
La sécurité retirée, elle pressa la gâchette une première fois, le projectile venant malheureusement se ficher dans la paroi derrière la nécromancienne, celle-ci disposant d’encore suffisamment de ressources pour ériger un champ de force.
Mégane n’abandonna pas et retenta le coup, avançant de quelques pas pour assurer la visée et compenser une partie du recul. La deuxième balle perfora le sol au pied d’Ultimécia, la troisième lui transperça l’aile gauche tandis que la quatrième lui effleura le bras droit. Encore deux coups, se dit l’adolescente en s’approchant davantage. Le cinquième projectile frôla la corne droite. « Encore un tir ».

L’adolescente se prépara à tirer la dernière balle mais fut stoppée par l’apparition d’une brèche dans le haut du wagon, le blindage interne commençant à se replier sur lui-même pour scinder le wagon en deux sur sa largeur, la séparation se faisant juste entre les deux femmes.
Mégane ne comprit ce qu’il se passait que quand elle vit la figure d’Ultimécia afficher un sourire mauvais et s’élever dans les airs avec le morceau de wagon dans lequel elle se trouvait, une fissure gigantesque ayant fait son apparition dans le ciel au-dessus de leur position.
Selon toute vraisemblance, elle avait utilisé ses dernières forces pour ouvrir cette déchirure de l’espace-temps et comptait s’en servir pour fuir et reprendre des forces.

La jeune fille réagit aussi vite qu’elle le pouvait, car il était hors de question pour elle de laisser passer cette chance. Elle récupéra son sabre et commença à grimper sur le toit de la portion de wagon dans laquelle elle se trouvait, usant de cette moitié comme d’une plateforme pour sauter sur l’autre en train de flotter.
Fort heureusement pour elle, le champ de gravité s’était suffisamment étendu pour lui permettre de couvrir la distance manquante, et elle se retrouva accrochée par un bras à l’autre partie du wagon flottant.
Apparemment trop occupée à maintenir le wagon dans les airs, Ultimécia ne semblait pas avoir remarqué la jeune fille, qui put grimper à l’intérieur sans problèmes et s’approcher d’elle le sabre à la main, revolver dans l’autre.

Mégane préféra jouer la carte de la sécurité, la dernière balle ne pouvant être gaspillée, et choisit de se servir de son sabre pour l’effet de surprise. La lame fendit les airs et vint trancher le bras gauche de la sorcière, qui hurla de douleur en se retournant.
Mégane se prépara à accueillir la riposte, qui se manifesta sous la forme d’une rafale de balles de la part d’un fusil automatique sur sa gauche, qu’elle évita de justesse en se jetant sur le côté.
Elle profita de ce moment pour s’approcher encore plus et asséner un nouveau coup de sabre, qui entama cette fois-ci l’aile gauche de la nécromancienne.
Dans un dernier élan de préservation, la Sorcière se servit du reste des caisses d’armes autour d’elle pour se protéger et empêcher Mégane d’approcher mais la jeune fille parvint à ne pas se faire submerger, évitant les obstacles qui lui arrivaient dessus de toute part et se retrouva finalement devant une Ultimécia incapable de bouger ou d’attaquer.
L’adolescente était elle aussi épuisée par ce combat mais elle ne le montrait pas, voulant prouver à la Calamité que son erreur avait été de sous-estimer les humains jusqu’au bout.

Alors qu’elle mettait à nouveau son ennemie en joue en pensant qu’elle avait enfin accompli sa vengeance, elle aperçut la sorcière en train d’afficher de nouveau le même sourire mesquin avant de la voir disparaître sous formes de poussière noire juste devant ses yeux.
Le vortex temporel était maintenant si proche d’elle qu’elle n’avait plus besoin que de se laisser porter à travers et toute intervention extérieure n’aurait plus d’effet sur elle, la preuve en fût que le sabre traversa l’image rémanente sans aucun effet notable lorsque Mégane tenta de s’en servir.
L’adolescente se dit qu’elle ne pouvait pas laisser la Calamité s’en tirer à si bon compte mais elle ignorait comment faire pour l’empêcher de trouver refuge dans les couloirs du temps.

A ce moment-là, Mégane sentit ses pieds décoller du sol du wagon, le champ de gravité commençant à l’affecter à son tour.
Elle sortit pour vérifier la situation et vit qu’elle se trouvait bien haut dans le ciel, presque au contact de la faille spatio-temporelle en train de se refermer petit à petit. Elle ne perdit pas plus de temps à se demander ce qu’elle pouvait faire et décida d’agir.
Elle allait peut-être mourir en faisant cela, ou pire encore, et il était presque certain qu’elle ne reverrait jamais le monde qui l’avait vu naître mais si elle n’agissait pas, tous les gens encore vivants dans ce monde n’auraient aucun avenir. Elle fit le seul choix qui s’imposait et sauta vers la brèche.

On retrouva Mégane dans une clairière ravagée la veille par ce qui ressemblait à un incendie. Elle ne possédait presque rien sur elle : une combinaison adaptée au combat doublée d’un long manteau noir, tous les deux très abîmés. Le pendentif qu’elle portait autour du cou brillait d’un faible éclat crée par le reflet de la lumière et un sabre planté dans le sol non loin semblait jouer les gardiens silencieux, le tissu rouge attaché autour de la garde flottant au gré du vent. Ses longs cheveux semblaient légèrement osciller entre leur châtain naturel et le rouge flamboyant en dégageant un peu de chaleur si on en approchait la main. Un sac en cuir renforcé traînait non loin de son corps, contenant ce qui ressemblait à des journaux de voyages ainsi qu’une photo à moitié brûlée de Mégane et de deux femmes adultes.
Eparpillés autour de la zone calcinée se trouvait plusieurs morceaux de ce que l’on pouvait identifier comme les restes d’un wagon blindé, dont plusieurs parties avaient le métal tordu de manière improbable.
Puisque l’endroit où elle avait été retrouvée se situait non loin du portail situé sur Centra, les gens vinrent à penser que l’incendie avait été causé par quelque chose situé de l’autre côté et que c’est ce qui était aussi responsable de l’état dans lequel se trouvaient les pièces du véhicule.
On préféra ne pas se prononcer sur la façon dont Mégane s’était retrouvée au milieu de cette désolation, ou comment un train avait pu atterrir sur Centra vu qu’aucun chemin de fer n’y avait été construit.

Bien qu’elle n’ait pas été trop gravement blessée, l’adolescente ne se réveilla pourtant pas immédiatement, ce qui amena ceux qui l’avaient recueilli à s’inquiéter pour sa santé. On leur signifia cependant qu’ils n’avaient pas à s’en faire pour elle, les examens pratiqués ne montrant aucun signe de traumatisme. Il lui fallait simplement beaucoup de repos, aussi Mégane resta profondément assoupie pendant encore un mois.

La première chose qu’elle ressentit en se réveillant fut une sensation de gêne envers tout ce qui l’entourait et elle comprit en humant l’air, bien différent de celui auquel elle était habituée, ainsi qu’en observant l’environnement à proximité qu’elle n’était pas au même endroit que celui qu’elle avait quitté.
Lorsque la porte de la chambre qu’elle occupait s’ouvrit, elle reconnut presque aussitôt la personne qui lui faisait face, le visage qu’elle avait si souvent vu dans les livres d’histoire étant gravé dans sa mémoire depuis longtemps déjà.
Edea Kramer, directrice de l’orphelinat qui avait accueilli les héros ayant vaincu Ultimécia 18 ans plus tôt, épouse de Cid Kramer, fondateur du SeeD, et la première victime de possession par Ultimécia lors du conflit qui s’était terminé par la défaite de celle qui l’avait amorcé.
De ce que Mégane avait appris dans les archives de la fondation Grey WooDs, Edea était morte avant sa naissance : Centra et l’orphelinat qu’elle avait repris en main ayant été rayés de la carte par l’une des premières Larmes Sélénites.

Elle ne put s’empêcher de verser des larmes de soulagement en se rendant compte de ce que cela signifiait.
20 années. Elle avait réussi à revenir 20 ans dans le passé ! Tout était donc encore possible, l’avenir n’avait rien d’écrit.

La première chose qui lui vint à l’esprit fut de prévenir Edea et son mari des évènements qui risquaient de se produire mais elle se ravisa, consciente qu’elle ne serait certainement pas prise au sérieux. A la place, elle décida de feindre l’amnésie concernant les évènements qui avaient précédés son arrivée sur Centra et ne leur délivra que peu d’informations sur elle, indiquant simplement qu’elle avait perdu sa famille et son foyer.
Puisqu’elle n’avait nulle part où aller pour le moment, le couple Kramer proposa donc de l’héberger quelques temps à l’orphelinat, en attendant pour elle de reprendre des forces.

Mégane accepta et il se passa donc quelques semaines durant lesquelles elle reprit progressivement ses marques, en commençant d’abord par se familiariser avec le monde qui l’entourait.
Il lui semblait être capable de mieux se concentrer, d’être plus à même de communiquer avec les éléments autour d’elle. Du peu qu’elle avait pu vérifier, elle avait toujours autant de mal qu’avant son voyage à maîtriser ses pouvoirs de sorcière mais malgré tout, elle avait la sensation que ces derniers seraient plus à même de s’améliorer au fil du temps.
Elle prit aussi un peu de temps pour faire connaissance avec les pensionnaires de tous âges de l’orphelinat, avec qui elle se lia d’amitié pour la plupart.

Un point d’ancrage tel que celui-ci n’était pas désagréable en soi. Sa mission passait bien évidemment avant tout le reste mais si elle n’avait toujours nulle part ailleurs où aller une fois celle-ci terminée, il pourrait peut-être s’agir du meilleur choix.

En discutant avec les enfants, adolescents et voyageurs adultes occupant les lieux, elle apprit que durant son sommeil, l’endroit avait été attaqué par Ultimécia. Aucune perte humaine n’avait été à déplorer, car un groupe de personnes armées en visite à l’orphelinat l’avait rapidement repoussée.
Mégane fut chamboulée par la nouvelle, se rendant compte que l’Histoire se répétait de la même manière qu’elle l’avait appris avant d’arriver ici. Il n’était plus question pour elle de perdre davantage de temps à se reposer, maintenant qu’elle savait que la nécromancienne était bien vivante et toute proche.

Une fois prête à reprendre sa route, Mégane eut la désagréable surprise de ne plus trouver le Colt parmi les affaires qui avaient été retrouvées autour d’elle dans la clairière. Elle se demanda s’il n’avait pas été oublié là-bas et s’empressa d’aller fouiller les lieux mais ne trouva rien indiquant qu’il s’était trouvé à cet endroit après son arrivée.
Tout en se demandant comment elle avait pu le perdre, elle se souvint alors en voyant les morceaux de voiture ferroviaire déformés qu’elle avait été percutée de plein fouet par le wagon juste avant que le portail temporel ne se referme, ce qui l’avait fait lâcher le revolver, expliquant aussi pourquoi elle avait dormi aussi longtemps après être arrivée dans ce monde.
L’arme s’était donc perdu dans les couloirs du temps et qui sait à quelle époque il avait bien pu atterrir. Avec un peu de chance, il n’avait fait qu’apparaître à un autre endroit de cette ère et il était encore possible de le retrouver.
Si l’occasion se présentait, il lui faudrait le retrouver si elle voulait conserver l’avantage pour accomplir la tâche qu’elle s’était elle-même fixée.

Elle retourna alors à l’orphelinat et annonça quelques jours plus tard sa décision de reprendre son voyage.
Edea et Cid ne parurent pas très surpris devant cette annonce, lui remettant simplement en gage de cadeau de départ une tenue cousue par la directrice elle-même pour remplacer la combinaison inutilisable de la jeune fille. Quant à Cid, il lui offrit un téléphone cellulaire avec son numéro et celui de sa femme, lui faisant savoir qu’elle pouvait les appeler à tout moment en cas de problèmes et qu’elle serait toujours la bienvenue en ces lieux.
Elle accepta leurs cadeaux et après avoir revêtit l’uniforme flambant neuf sous son long manteau noir, Mégane s’embarqua dans son nouveau périple sous les encouragements de ses bienfaiteurs et de ses nouveaux amis de l’orphelinat.

Les informations qu’elle avait obtenues sur les évènements survenus sur Dol avant son réveil l’avait amené à repenser à ce qui avait pu arriver à ses parents et ce qu’ils faisaient à l’heure actuelle.
Cette histoire d’orage cataclysmique et les rumeurs concernant les portails l’intriguaient elles aussi, sa mère ne lui ayant jamais parlé d’un tel phénomène, et les quelques pages encore lisibles qu’elle avait pu lire dans les journaux rédigés par ses deux parents n’en faisaient pas non plus mentions.
Mais avant cela, sa soif de vengeance continuait de la motiver à retrouver la trace d’Ultimécia pour en finir une bonne fois pour toute.

Devait-elle suivre la piste des sorcières vivantes à cette époque pour pouvoir trouver la nécromancienne ? Lui fallait-il se lancer à la poursuite du Colt de sa tante ? Ou bien devait-elle avertir quelqu’un de ce qu’il risquait de se passer ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête, mais il lui fallait passer à l’action dès maintenant et quoi de mieux pour trouver un maximum d’informations que de parcourir le vaste monde ?
Si le sort de toute une planète ne pesait pas autant dans la balance, elle aurait presque pu y voir une aventure palpitante à une époque qu’elle n’imaginait même pas pouvoir arpenter un jour.


Présentation Personnelle

Âge : 22
Expérience RP : 6 ans de RP à mon actif, j’ai encore des choses à apprendre.
Comment avez-vous connu FF War ? : Partenariat FF Rebirth
Avatar Utilisé : Shana (Shakugan no Shana)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bahamut
Dragon Admin
avatar

Messages : 5021
Age : 26

MessageSujet: Re: Mégane   Jeu 17 Mar - 21:02

Bonsoir et Bienvenue sur Final Fantasy War ^^

Alors pour être assez bref car au final, ce genre de discours est souvent le même un peu partout quand il y a rien à redire, ta fiche est certes longues mais elle est très bien! Bien écrit, pas de fautes en vue, bien espacé, et l'histoire plaît autant à moi que Shiva qui a hâte de lire tes rp (je ne fait que répéter ^^). Donc, sans surprise, tu est... *roulement de Schizoïd Tambour* Validé! ^^

Alors bon, pour ce qui est de la FT, tu as 20 point à répartir sur tes différentes stats (force, magie, vitesse, ect), tu peux mettre aucun point à une stat si tu le souhaite, cela évoluera quand même. Ensuite, je te laisse donc choisir une GF pour ta FT mais il me semble que tu voulais aller la dompter toi-même mais on verra cela par mp. Si tu as une GF, tu peux me donner une liste de magie ou même m'en donner une quand même bien que tu ne pourras pas l'utiliser sans GF. libre à toi de choisir tes magies tant que tu n'en abuse pas. Dans le pire des cas, je te dirais d'en retirer ou d'en ajouter. Tu dispose aussi de 2 point de compétences pour tes techniques perso, soit 2 techniques de niv1, soit une de niv2, tout est expliquer dans le mp que tu as reçut lors de ton inscription en théorie ^^

Il te reste aussi à définir une Limit Break et à me fournir plus de détail pour ton arme. Sur Dol, comme il n'y a que l'arme en guise d'équipement, tu as le droit d'avoir un peu plus de bonus. Si tu as besoin de questions, peu importe laquelle, moi et Shiva somment là pour y répondre. Alexandre aussi mais il est occupé en ce moment. Voilà, je pense n'avoir rien oublier donc je t'ajoute au groupe Dol, ainsi que ton rang. Pour ce qui est du rp, à voir qui tu vas rejoindre puisqu'on a quelques joueurs solo en ce moment ^^

Sur ce, je verrouille la fiche!



Merci à Alizée °3°
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ff-war-rpg.forumactif.org
 
Mégane
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mégane Speedwise [Serpy]
» Une faim de loup! (avec Mégane)
» Megane Davis
» |[ TERMINE ]| - K E I R A - 32/30
» Présentation de Mégane Brown =) [validée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Final Fantasy War :: Commencement :: Présentations :: Présentations Validées-
Sauter vers: