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 A la capitale

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Vingt-deux

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MessageSujet: Re: A la capitale   Mer 2 Sep - 15:11

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Le pire dans tout ça, c’était que Vingt-deux était encore à demi-conscient… Il se serait presque cru dans un rêve, s’il ne ressentait pas en même temps cette douleur importante, là où il s’était fait poignarder… Pour sûr qu’il n’avait qu’une seule envie : que cela cesse… Rien que respirer lui faisait mal, il ne préférait pas parler du coup, de peur que la douleur se fasse plus grande. Il se contenta de somnoler pendant que Joan le transportait sur son dos, sans parvenir à s’endormir complètement. Il ne se rendait plus tellement compte du temps qui passait, puis entendit d’autres voix, quelqu’un d’autre était là ? Vingt-deux se sentait tellement mal qu’il n’arrivait même plus à comprendre ce qui se disait… Il sentit alors qu’on le déplaçait, ressentit une vive douleur, encore plus forte que celle déjà présente, et poussa un gémissement. Mais que faisaient-ils donc avec lui, ils ne pouvaient pas le laisser tranquille une bonne fois pour toute ? Maintenant, tout ce que voulait le Mage Noir, c’était dormir. Il était tellement fatigué…

Puis le calme revint. Vingt-deux se sentit bien seul, d’un coup. Il en vint à se demander si on ne l’avait pas, par hasard, abandonné, et paniqua tellement que l’idée de s’endormir lui échappa. Après un moment qui lui parut une éternité, il finit par entendre à nouveau des voix, et le Mage Noir se força à ouvrir les yeux, pour voir Joan et… un autre homme inconnu ; les deux avaient l’air de se connaître, en tout cas. Vingt-deux se demandait bien qui c’était… Il préférait cependant ne pas poser de questions, toujours pour la même raison, il ne voulait pas avoir plus mal… Finalement, une autre personne entra dans la pièce où il se trouvait – encore ?! mais il y avait combien de personne, dans le coin ?! – mais Vingt-deux préféra ne pas plus bouger que ça. Enfin, il ne tint pas longtemps, puisqu’à la vue de cette magnifique seringue que voilà, il ouvrit de grands yeux.

« IIIIH !! N-NON, NON ! » cria-t-il, tout en se redressant.

Il aurait bien voulu s’enfuir sur le coup, mais avant, il remarqua quelque chose de bien particulier… Il n’avait pas si mal que ça, à présent… Mais pourquoi ne se sentait-il pas bien, avant, alors ?! Ça n’avait donc été que le fruit de son imagination ?! Le Mage Noir lança un regard honteux à toutes les personnes présentes ici, avec la furieuse envie d’aller se cacher sous un meuble pour qu’on l’oublie, marmonnant un « D-Désolé… » très peu perceptible… Puis, il lança un regard de chien battu à l’homme habillé en blanc…

« M-Mais… J-Je vais bien, moi… » marmonna-t-il, tout tremblant. « J-J’ai pas besoin de… de ça… »

Il allait falloir trouver plus ; Ça m’étonnerait franchement qu’il range aussi facilement la seringue qui faisait tant peur à Vingt-deux…


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Joan

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MessageSujet: Re: A la capitale   Mer 2 Sep - 21:46

Le major Caraway prit les choses en main. Et Edgar, son majordome, prit Vingt-deux dans les siennes. Mais Joan n'était toujours pas rassuré. Il se faisait encore beaucoup de soucis pour le mage. Ils devaient attendre un médecin que le Major avait appelé. Le petit avait été installé dans un lit. Joan s'assit à ses côtés.
Il avait posé sur ses genoux son chapeau qu'ils leur avaient enlevé, et jouait nerveusement avec. Caraway lui demanda comment tout cela était arrivé et pourquoi étaient-ils piégés dans les égouts.

"Je venais de rencontrer Vingt-deux, oui c'est son nom, près du portail entre ici et la fac. En rentrant à Deling, les gens se sont montrés hostile envers lui alors, on s'est sauvés. Je nous aies fait passer sous l'arche, c'est là que je vivais. Euh...je sais que je n'en avais pas le droit mais, je ne savais pas où aller. Dites, vous n'allez pas me mettre en prison ou quelque chose ?
demanda-il timidement.

"Quoi qu'il en soit..." reprit il, "avec Vingt-deux on a trouvé refuge la-bas.  On a été forcé de descendre... et la trappe s'est refermé sur nous. Là on a rencontré des..."ombres" pour en venir à bout j'ai invoqué ma G-force mais, il a prit le petit pour un monstre et...il l'a poignardé. C'est ma faute tout ça, j'ai eu tomberry récemment en plus, je n'aurais pas dû l'invoquer."

Joan déprimait vraiment, il avait envie de laisser le mage au Major et de partir, il pensait qu'il serait plus en sureté avec cet homme que lui. D'ailleurs il lui en fit part :

"Vous ne voulez pas le prendre avec vous ? Il me connait à peine et il est déjà en grand danger par ma faute. J'ai l'impression qu'il ne fait pas bon de rester près de moi..."

En prononçant ces mots, il pensa à la seule personne qui avait vraiment compté pour lui, et qui n'était plus là.
Mais le major n'eut pas le temps de répondre que quelqu'un avait sonné, le médecin était arrivé.
Apparemment, le mage n'était pas en si "grand danger" que ça. Le médecin était d'ailleurs très optimiste. Il sortit une grosse aiguille de son sac voulant inoculer un vaccin disait-il.
Comme s'il avait tout entendu et vu depuis le début. Vingt-deux se réveilla d'un coup et protesta vigoureusement !

Joan ouvrit de grands yeux surpris, attrapa le mage et le serra fort contre lui :

"T'es pas mort ! j'ai cru t'avoir tué. Je n'invoquerai plus jamais ma G-force, plus jamais !"

Vingt-deux ne répondit rien, sans doute le jeune homme le serra un peu trop fort et le mage commença à étouffer.

"Pardon...!"
cria Joan, en le lâchant alors. Joan prenait un peu trop de monde dans ces bras ces temps-ci...

Il regarda ensuite le médecin et lui dit que le vaccin ne servait à rien. A voir la taille de l'aiguille, Joan non plus ne voudrait pas qu'on le pique avec ça.

Le médecin la-dessus s'approcha de lui et dit :

-"Mais j'allais vous vacciner aussi ! Vous revenez des égouts, il faut faire un rappelle contre le tétanos."
-"Euh...je vous assure qu'on a rien touché de rouillé" lui répondit Joan en se collant à Vingt-deux.

Une heure plus tard, Joan et Vingt-deux ressortir de la chambre en frottant leur bras.
Joan fusillait le médecin des yeux. Celui-ci ne demanda pas son reste et quitta le manoir.

Il fallait maintenant parler de choses importantes et du sors de Vingt-deux.
Joan s'agenouilla pour être à sa hauteur et lui dit :

"Tu vois cet homme"
en désignant le major Caraway "Il peut t'aider, il a installé un camp pour les réfugiés venues d'autres monde. Tu peux y rester. Tu y seras plus en sécurité ici qu'avec moi, je pense. Cette journée n'a pas dû être agréable pour toi et j'ai le sentiment que c'est un peu de ma faute. Alors, si tu me le demande je peux te ramener un portail, où si tu veux rester ici, tu le peux aussi et si tu veux que je m'en aille, je comprendrais. Que veux-tu faire ?"
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Linoa Heartilly

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MessageSujet: Re: A la capitale   Jeu 3 Sep - 1:18

PNJ > Possède l'autorisation des administrateurs pour PNJiser le Major Caraway.




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      Le maître des lieux laissa les deux jeunes gens entre de bonnes mains et reprit sa route à travers les couloirs du manoir en direction de son bureau sans avoir fourni de réponses à Joan. Sur son bureau se trouvaient encore de nombreux dossiers qu'il n'avait pas eu l'occasion de consulter. Il profita d'avoir pris congé de cette réunion ainsi que de la venue du médecin pour se replonger dans ses affaires. Les retrouvailles entre le petit être et Joan n'avaient pas tellement ému le militaire, ce n'était pas son genre d'éprouver de telles émotions dans ces circonstances.

      Une bonne heure passa où pendant que les deux jeunes gens se faisaient soigner, d'ailleurs il entendit que le traitement faisait son petit effet, il se replongea dans ses affaires remarquant que certains dossier n'étaient plus à leur place ou avait tout simplement disparu. Un sourire s'afficha sur le visage si endurci du militaire quand il comprit le pourquoi du comment. Soudain, il prêta attention à ce qui se passait dans les couloirs, il entendait la voix de Joan. La porte du bureau était entre ouverte, le Major s'aperçut qu'il s'agissait de Joan et de son compagnon. Ils avaient l'air d'en avoir fini avec leur traitement.

- Ah, entrez fit-il en faisant un geste de sa main. Ne restez pas derrière la porte, venez dans mon bureau.

      La conversation derrière la porte était instructive, mais il fit comme s'il ne l'avait pas entendu. Non pas que le major ne voulait pas prendre Vingt-Deux sous son aile, mais il était préférable que si Joan repartait il ne soit pas seul surtout en ce moment. Et puis qui dit que la petite créature voulait rester ici, peut-être que le manoir ne lui convenait pas. Après tout Joan, même s'il en pensait le contraire, avait en quelque sorte sauvé la créature. Il ne songeait pas aux Formicides qu'ils avaient rencontrés dans les canalisations, mais aux habitants de la ville. Qui sait si le Mage Noir n'aurait pas créé une nouvelle révolte dans les rues. En fuyant avec ce petit être il avait assuré leur survie. Le Major ne pouvait que le féliciter pour avoir accompli cette manoeuvre. Puisqu'ils étaient maintenant dans son bureau, un petit briefing de la situation ne leur ferait pas de mal justement.

- Ton ami ne serait pas un mage noir ? À voir leur tête exprimant leur surprise que le Major sache une information pareille les laissèrent sans voix. Nous avons eu quelques problèmes avec certains d'entre eux. Tu le sais sans doute Joan, il reporta son attention sur Vingt-Deux pour l'avertir, la magie est taboue dans notre monde. Encore plus dans cette ville... Il expliqua un peu plus le sujet pour que Vingt-Deux comprenne la haine de la population envers tout ce qui était magique. L'année dernière notre Président, actuellement décédé, avait annoncé l'intronisation d'une Sorcière dans notre pays.

      Il éviterait de parler du sujet plus en détails, leur raconter qu'il avait organisé l'assassinat de la Sorcière ne rassurerait certainement pas le Mage Noir qui le prendrait pour lui et se sentirait mal, terrorisé même. Le but du Major n'était pas d'envoyer le petit derrière les barreaux comme l'avait craint Joan au début, il tentait juste de l'avertir de ne pas utiliser ses pouvoirs dans la ville, la réaction de la population serait extrême. Il continua son discours qui avait l'air d'avoir éveillé leur curiosité.

- Les habitants avaient appris la nouvelle et étaient d'humeur à lui souhaiter la bienvenue. Malheureusement aujourd'hui ce n'est plus le cas, d'où le fait qu'il le prévenait, cette Sorcière s'en est pris au monde entier, cela à raviver une nouvelle guerre sur ces terres. Fort heureusement elle n'est plus, elle a été... il chercha un terme qui n'effrayerait pas le petit homme au chapeau, chassée.

      Avec tout ce qui le préoccupait, le Major n'avait pas encore fait attention à aux rumeurs concernant Ultimecia, tant qu'il n'avait pas de rapport sous les yeux concernant ses activités il restait à l'écart de cette information pourtant si cruciale. Comme il ne se doutait pas non plus que sa fille était elle aussi une Sorcière.

- Cependant, depuis ces tragiques incidents, la magie est considérée comme la pire des choses sur notre monde. Donc évitez de jouer avec ça devant les habitants. Compris ?

      Le ton du Major se voulait autoritaire sans pour autant effrayer le petit. Maintenant qu'il avait posé ses conditions, ils pouvaient rester aussi longtemps qu'ils le souhaitaient dans sa demeure ou visiter la ville. Le plus important était qu'ils ne se fassent pas remarquer. Seulement, les habits du Mage Noir étaient, comment dire, très voyant, on le repèrerait à cent mètres. Il faudrait tenter de déguiser le petit s'ils voulaient vraiment sortir. Enfin vu l'heure, le Major porta un bref regard vers la pendule accroché à un mur, il était assez tard pour sortir même si Deling City était quand même très active la nuit.

- J'ai cru comprendre, car le Major avait eu quelques rapports dessus sur les habitants de son monde, que tu avais tes origines sur le monde d'Héra. Pourrais-tu m'en dire plus du monde d'où tu viens ? Et le Major insista pour en apprendre davantage. Ne t'en fais pas, nous avons toute la nuit.

      Puisqu'il ne savait pas combien de temps prendra la discussion, ni si les deux jeunes gens avaient déjà soupé, le Major demanda alors à Edgar de leur ramener quelques victuailles. Il invita les deux jeunes gens à le suivre pour s'installer dans la grande salle à manger du manoir. Comme ils ne connaissaient pas la demeure, sauf Joan qui avait quelques marques, le Major prit la tête du groupe pour les amener jusqu'au lieu désiré. De plus, cela permettrait sans doute au Mage Noir de se délier la langue, même s'il serait difficile de parler la bouche pleine. Une fois arrivé dans la salle, il invita ces jeunes gens à prendre place.

      La table était garnie, ils pouvaient s'apercevoir qu'Edgar n'était pas le seul majordome de la maison, plusieurs étaient à la disposition du Major. Ce soir il mangerait ce qu'il se trouvait sur la table, au choix une bonne soupe bien chaude en entrée, un délicieux rôti de porc en sauce accompagnée de quelques pommes de terre et autres légumes. S'ils le souhaitaient ils pouvaient à leur guise consommer du fromage, le plateau avait été amené et le pain avec. Un savoureux dessert les attendait à la fin de ce repas, une sorte de tasse contenant un succulent fondant au chocolat saupoudré de sucre glace, accompagné d'une crème chantilly avec une cerise sur le gâteau.

- Servez-vous, prenez ce que vous désirez.

      Le militaire avait déjà mangé avant que sa réunion ne commence. Joan n'avait pas l'air de savoir ce que le Major faisait avant son intrusion dans son bureau. Le maître des lieux prit un verre de vin bien mérité après les évènements de cette soirée. Il avait encore beaucoup de travail, mais pour l'heure il attendait que le Mage Noir parle un peu de lui.







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Vingt-deux

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MessageSujet: Re: A la capitale   Jeu 3 Sep - 17:01


Vingt-deux aurait préféré que Joan ne le lâche pas, puisqu’à présent, l’homme habillé en blanc avait décidé d’utiliser sa vilaine seringue sur le jeune homme, également… Le Mage Noir se sentit coupable – pour ne pas changer, n’est-ce pas ? – et continuait de lancer un regard suppliant au médecin. Mais ça ne le fit toujours pas changer d’avis et finalement, il baissa la tête, déçu et apeuré. Ce fut à ce moment-là qu’il se rendit compte qu’il manquait quelque chose…

« M-Mon chapeau ?! Il est où ?! »

L’air encore plus paniqué que lorsqu’il avait vu la seringue, il fouilla la pièce du regard, pour finalement retrouver son couvre-chef et n’attendit même pas une seconde pour se le remettre sur la tête. Il regarda ensuite tour à tour Joan et l’homme en blanc avec des grands yeux ; ils ne devaient sûrement pas comprendre ce qu’il lui arrivait…

« V-Vous… n’avez rien vu… » leur lança-t-il d’une petite voix. Ça ne devait pas aider les deux autres à en savoir davantage sur son malaise…

Il était à présent déterminé à ne plus lâcher son chapeau ! Ce qui n’empêcha pas le médecin de réussir à lui faire une piqure, quand même… Ainsi, bien plus tard, en sortant de la chambre, Vingt-deux se sentit bien mieux – bon, il avait encore un peu mal, mais c’était beaucoup plus supportable ! Le Mage Noir suivit ensuite Joan dans le manoir ; l’endroit l’impressionnait vraiment, et l’effrayait par la même occasion. Il n’avait pas l’habitude de se trouver dans ce genre de bâtiment, pour sûr que ça l’effrayait. Les lieux étaient bien trop grands pour lui ! En tout cas, il ne s’imaginait pas vivre ici…

Il remarqua ensuite que Joan voulait lui parler, et l’écouta sans dire un seul mot. Vraisemblablement, la personne que le jeune homme connaissait – Vingt-deux supposa que cet inconnu habitait ici – recueillait les personnes qui venaient d’autres mondes pour… les aider ? Malgré lui, le Mage Noir pensa à un petit endroit où de nombreuses personnes étaient entassées comme une pile de livres qu’on avait oublié de ranger, et ça ne le rassurait pas plus que ça. Il avait toujours peur qu’on le dévisage et qu’on réagisse bizarrement à son égard, et était persuadé que ça allait arriver n’importe où. Dans ce cas-là, la seule solution pour lui serait de ne jamais rester plus de deux jours dans une même ville. Ou alors, de vivre en ermite. Mais ça ne lui plaisait pas plus que ça…

« Je… Je ne sais pas… » finit par répondre Vingt-deux à la question du jeune homme.

Il avait besoin d’un peu de temps pour réfléchir… Déjà, il était sûr de ne pas rester ici. En plus, l’apparence de l’homme qui habitait ici lui faisait vraiment peur, et il n’aimerait pas vraiment le croiser plusieurs fois par semaine… Aussi, d’un côté, le Mage Noir se disait que ce serait bien mieux qu’il retraverse un portail pour rentrer sur son monde – qu’il trouvait à présent bien moins hostile que celui-ci ! Mais, d’un autre côté… Il se sentait un peu triste de laisser Joan tout seul. C’était certes sa bestiole qui l’avait attaqué, mais il allait mieux maintenant. C’était tout ce qui comptait, non… ?

La réflexion de Vingt-deux fut interrompue par la voix de l’homme, qui les invitait à entrer dans son bureau. Il y avait beaucoup de papiers dans la pièce, et le Mage Noir se demandait ce qu’il pouvait bien y avoir d’écrit dessus. Il se retint d’aller fouiner, parce que déjà, ce n’était pas très poli, et en plus, des personnes pouvaient le voir… Et ce ne serait vraiment pas très malin ! L’homme reprit alors la parole, ce qui arracha Vingt-deux à la contemplation des papiers. Le Mage Noir l’écouta raconter quelques évènements qui c’étaient déroulés dans la ville. Il retint que la magie n’était pas forcément quelque chose de bien dans ce monde, et que c’était ainsi à cause d’une… sorcière ? Ça ne rassura pas Vingt-deux de penser que les habitants de la ville l’avait qualifié de "sorcier". Sans doute que s’il était resté un peu plus en leur compagnie, ils auraient sûrement décidé de l’attacher quelque part pour le brûler et le laisser finir en cendre, comme le sort qu’il avait réservé à l’ombre dans les égouts. Le Mage Noir frémit à cette idée… et acquiesça sans dire un mot à la fin de l’histoire, pour montrer que, oui, il avait effectivement bien compris…

Puis, l’homme posa une question à Vingt-deux. S’il pouvait parler de son monde ? Euh… D’accord, oui, il pouvait, mais sans doute il n’apprendrait pas grand-chose à l’individu, qui devait probablement déjà en savoir un peu sur Héra… Joan et le Mage Noir le suivirent ensuite dans une autre salle, visiblement c’était là qu’ils allaient manger. Vingt-deux réalisa à ce moment-là qu’il avait très faim et, lorsque l’homme les invita à s’assoir, il ne se fit pas prier et prit place, le plus près possible de Joan. Il attendit que ce dernier ne se serve avant de le faire lui-même, non pas qu’il n’avait pas confiance, mais… Oh, tiens, qu’était-ce là, sur la table ? … Quoi, du chocolat ?! Ah, mais non, alors ! Il était hors de question pour le Mage Noir de toucher à ce truc-là ! Et, de toute façon, les autres choses ne devaient sûrement pas contenir cette chose appelée chocolat, et ça lui suffirait sûrement amplement ! Il eut tout de même du mal à commencer à manger ; il avait l’impression que tout le monde le regardait, se demandant comme il allait se débrouiller puisqu’on ne voyait pas sa bouche…

« Euh… E-En fait, j-je ne sais pas… g-grand-chose sur mon monde… » lança Vingt-deux, complètement mal à l’aise, s’efforçant en même temps de ne pas trop baisser la voix pour qu’on puisse l’entendre jusqu’au bout. « M-Mais, en tout cas… y a rien a… avec la magie… E-Enfin… »

Non, décidément, il n’était pas l’aise du tout.

« … P-Personne ne m’a regardé b-bizarrement, là-bas, à… à propos de ça… »

"Sauf une fois", voulut-il rajouter… Mais il ne le fit pas. Repenser aux personnes qui avaient voulu l’attaquer, ou l’avait perçu comme une menace une fois à Lindblum, puis à Alexandrie, ça lui fichait vraiment la trouille, et ce ne serait pas malin de commencer à paniquer de plus belle alors que tout le monde autour de lui était calme…

« Euh… Et puis… J-Je ne crois pas qu’il y avait… quelqu’un de méchant qui… en voulait aux autres… » continua-t-il, même s’il affichait un air qui indiquait qu’il ne se croyait même pas lui-même. Dommage, du coup, ça devait bien se voir… Il réprima un soupir, puis poursuivit : « En fait… Il y a juste eu des… grands monstres bizarres qui… ont tout détruit dans des villes… J-Je ne sais plus vraiment, ce… U-Une… grande bouche et… un dragon… ? »

Là, il sentait l’angoisse remonter d’un cran et grignota quelques morceaux de pain pour tenter de se calmer.

« Si-Sinon, je ne sais pas… plus que ça… J-Je ne sais même pas… d’où je viens, moi… » finit-il.

Il omit volontairement de parler d’autres Mages Noirs comme lui, qu’il avait vu s’attaquer à des innocents… À cette pensée, il grignota plus vivement son pain, en laissant tomber des miettes un peu partout. Il n’avait plus rien à dire, et de toute façon se sentait bien trop mal à l’aise pour continuer à parler… De plus, il se sentait bien fatigué, à cause de la journée qu’il avait passé. Et puis, il y avait autre chose…

« Euh… Joan… ? » murmura Vingt-deux, se penchant vers le jeune homme et lui lançant un regard nerveux. « Je… J’ai un besoin pressant. »


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Joan

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MessageSujet: Re: A la capitale   Ven 4 Sep - 2:06

Il ne savait pas. C'était la réponse de Vingt-deux aux interrogations de Joan. Cela ne servait à rien de le presser de toute façon. Et s'ils passaient la nuit au manoir. Ils en reparleraient le lendemain. Mais avant cela, il fallait diner !
Vingt-deux et Joan étaient les invités du major pour ce soir. Edgar avait préparé plein de bonne chose, Joan allait bien se remplir l'estomac.

-"Oh du chocolat !"
s'exclama-t-il en voyant arriver son magnifique dessert.

A voir la tête que faisait le mage, celui-ci s'en méfia encore grandement...
Le major lui posait des questions pour tâcher d'en savoir plus sur son monde. Joan était trop concentré dans ce qu'il mangeait pour faire attention à tout ce qu'ils se disaient mais, il crut comprendre les mots "monstres bizarres, grandes bouches et dragon". Son monde semblait effectivement dangereux, Joan commença à comprendre pourquoi Vingt-deux l'avait quitté. Continuant de se remplir de nourriture, dans tout les sens du terme, il avait glissé un pain dans sa poche, il vit Vingt-deux se pencher vers lui discrètement pour lui signaler un "besoin pressant".
Si Vingt-deux lui avait chuchoté cela, c'était pour éviter d'être embarrassé devant tout le monde. Alors Joan essaya de trouver une parade lorsqu'il dit au major :

-"Veuillez nous excuser mais, avec Vingt-deux nous devons discuter de quelque chose d'important entre nous, ça ne prendra que quelques instants."


Sur ce, il quitta la table avec le mage. D'où lui venait cet accent snob quand il avait dit ces mots, il l'ignorait parfaitement...
Joan connaissait les lieux et guida donc Vingt-deux vers les toilettes. Ce n'était pas sa maison, cela ne se faisait sans doute pas, mais tant pis !
En attendant le petit derrière la porte, il mangea tranquillement son pain qu'il avait précédemment volé.
Il réfléchissait au fait que peut-être, il pourrait profiter du fait que tout le monde était occupé pour...fureter du côté du bureau du major.
Il irait vite, sans doute qu'il serait de retour quand le petit sortirait.

Qu'il était luxueux le bureau de Caraway, Joan avait toujours été curieux quant à savoir ce que ces tiroirs pouvaient contenir.
Fouiller dans le bureau d'un politicien, était-ce vraiment raisonnable...? Certainement pas, mais maintenant qu'il était sur sa lancé...
Il découvrit un jeu de carte. Monsieur est un adepte du triple triad, remarqua Joan, amusé.

Il avait des doublons, Bogomile, Incube et Xylomide. Cela ne se verrait pas...Il les glissa dans sa poche. Rien d'autre n’intéressait le jeune homme, hormis peut-être la photographie de la fille de celui qu'il volait. Elle était posée sous un livre pour éviter qu'un courant d'air ne l'emporte. Elle était si jolie cette jeune fille.
La voir sourire réchauffer son cœur. Il l'a pris également. Il entendit soudain un bruit près de lui.
Il vit Edgar qui le fixait d'un regard désapprobateur. Quelle imprudence avait-il commis !

-"Edgar ! Écoutez...je sais que les choses n'ont pas toujours été rose entre nous, comme dans toute relation il y a des hauts et des bas mais, je vous ais toujours considéré comme mon oncle, et vous, ne me considérez vous pas comme votre neveu ?"
-"Nous nous connaissons que depuis quelques heures..."
-"Certes ! mais un lien si fort s'est tissé ! Oh allez Edgar, n'avertissez pas votre maître ! En plus, un Vingt-deux m'attends ! Il va être mort d’inquiétude s'il ne me voit pas à sa sortie ! Tenez je vous rends ce que j'ai volé."
Il lui tendit la carte Xylomide en prenant bien soin de ne pas rendre les deux autres avec, ajouta un "excusez-moi" et quitta la pièce.
En retournant à l'endroit où Joan avait laissé le mage. Il constata avec soulagement qu'il n'était pas encore sorti...D'ailleurs il était étonnamment long. Joan frappa à la porte et dit :

-"Tu vas bien ?"

Le major quant à lui, devait commencer à trouver le temps long et si ça se trouvait Edgar avait cafardé Joan... Malgré tout, le jeune homme espéra qu'il accepte encore de leur offrir une chambre de son manoir pour la nuit.

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Action de Joan : "vole une carte Bogomile et Incube au Major Caraway"

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Linoa Heartilly

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MessageSujet: Re: A la capitale   Ven 4 Sep - 5:00

PNJ > Possède l'autorisation des administrateurs pour PNJiser le Major Caraway.




PNJ : Fury Caraway


      Les explications du Mage Noir ne tardèrent pas, les informations étaient minces, elles concordaient avec ce qu'il avait déjà pu en tirer d'autres personnes et créatures parlantes de ce monde. La magie était une chose qui semblait normale dans son monde, seulement il n'eut pas vraisemblablement de réponse quant à ceux qui pouvaient réellement l'utiliser. Dans l'esprit du Major, tout le monde pouvait évidemment utiliser la magie là-bas. Ce qui était différent dû leur en quelque sorte puisque théoriquement, seules les sorcières pouvaient user de la magie, ainsi que tous ceux qui s'associaient à une Guardian Force.

      Le petit être craintif avait bien du mal à s'exprimer, le Major le laissa parler sans l'interrompre. Ce qu'il y avait d'intéressant à retenir c'était que la magie était acceptée, aucune menace n'avait l'air de rôder si ce n'est de grands monstres capables du pire des carnages. Ces citoyens n'avaient peut-être pas assez de moyen pour lutter contre cela. Le militaire restait pensif à ce sujet, peut-être était-ce d'ailleurs la raison qui avait amené cette petite créature à prendre un portail pour voyager. Le Mage Noir n'avait que très peu d'informations à lui révéler.

      Il était temps de les laisser se reposer. Après la journée qu'ils venaient d'avoir et tous ces remue-ménages, ils avaient besoin de repos comme l'avait mentionné le médecin. Alors que Joan et son ami s'apprêtaient à quitter sa table, le militaire fit signe à un de ses majordomes. Les deux jeunes gens étaient déjà hors de la pièce avant qu'ils n'entendent ses mots.

- Sebastian, appela-t-il alors qu'il se trouvait déjà à ses côtés sans qu'il n'ait eu le temps de reposer son verre. Montrez les chambres à nos invités lorsque vous les croiserez.

      Il supposa que les lits étaient déjà prêts de toute évidence et puis Sebastian était un majordome assez différent d'Edgar, il était juste incroyable. Tranquillement le militaire terminait son verre de vin, pensif, ce petit Mage Noir était une créature fascinante, quoi que celui-ci était timide voire trop craintif. Il ne lui avait pas révélé grand-chose, de toute façon, il ferait un nouveau rapport pour mettre à jour les informations concernant son monde. Cela pouvait s'avérer fort utile. Ne sachant pas si ses invités resteraient jusqu'à demain, bien qu'ils les aient invités à passer la nuit au manoir, le Major donna quelques directives pour leur préparer le petit déjeuner. Il n'avait pas de doute qu'à son réveil Joan sentirait l'odeur des viennoiseries chaudes et viendrait s'attabler.

      Visiblement, il était assez tard pour que le Major retourne dans son bureau pour aller rédiger son rapport comme il se doit. Pourtant, il n'aimait pas remettre à demain les choses qu'il pouvait faire la veille. Seulement, il ne se doutait pas qu'en ce moment même un intrus avait décidé de le dilapider de sa fortune. Une photo de sa fille, tout de même, c'était l'un des plus précieux trésors inestimables qui se trouvait dans sa demeure. Il n'avait pas la chance de la voir si souvent que cela d'ailleurs. De toute façon, même s'il ne pouvait pas rédiger ce rapport dans son bureau, il pouvait le faire dans sa chambre, il se leva pour y aller justement. Dans les couloirs il ne croisa personne, pas même Edgar, cela ne semblait pas l'inquiéter plus que cela.

      Arrivé dans la pièce désirée, le Major se mit au travail. Lampe de la pièce allumée, on pouvait voir un faisceau lumineux sous sa porte, il commença à rédiger son rapport, toujours accompagné de son fidèle verre de vin qu'il avait été remplir, une petite réserve secrète dans la chambre qui faisait son petit effet. En même temps, il rédigea une lettre qu'il avait l'intention d'envoyer le matin même. Tandis qu'il s'apprêtait à aller se coucher, il entendit quelques pas devant sa porte. Tant qu'on ne toquait pas à celle-ci, il se décida à se mettre au lit.


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Vingt-deux

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MessageSujet: Re: A la capitale   Dim 6 Sep - 17:13


Heureusement, Joan l’accompagna et ne dit pas un mot par rapport à ce que Vingt-deux voulait faire ! On les laissa sortir de la pièce à manger… Et le Mage Noir suivit le jeune homme jusqu’aux toilettes, où il resta un moment perplexe face à ça… Il décida de demander à Joan comment ça pouvait bien fonctionner, mais en ouvrant la porte pour le chercher, eh bien… Vingt-deux put constater qu’il avait disparu… Oh, d’accord. Il était peut-être allé faire un tour, en attendant ? Bon, soit, le Mage Noir allait donc se débrouiller tout seul… Ce fut finalement au bout de plusieurs minutes qu’il comprit enfin le fonctionnement de cette chose, et il put enfin sortir, soulagé, mais constata que le jeune homme n’était toujours pas revenu… Vingt-deux voulut céder à la panique et, en fermant la porte des toilettes derrière lui, tenta de se rassurer en se disant simplement que peut-être, Joan s’était perdu. Le Mage Noir se décida à aller le chercher, quitte à s’égarer dans la demeure…

Vingt-deux fouilla un peu partout pour essayer de le retrouver, mais rien à faire… Il l’aurait certes bien appelé, le souci était qu’il ne voulait pas faire trop de bruit… Surtout que ça avait l’air de résonner, là-dedans, et le Mage Noir n’avait pas envie de se faire remarquer alors qu’il était tout seul… Finalement, il ne sait plus comment il y était parvenu, mais il se retrouva à fouiller dans un tiroir – pourtant, c’était impossible de retrouver Joan là-dedans ! – et ce fut à ce moment-là qu’il entendit quelqu’un se racler la gorge derrière lui… En se retournant, il put voir une personne qui entourait le propriétaire des lieux – ah, oui, c’était ce Edgar… Mais Vingt-deux ne se souvenait pas avoir entendu son nom, du coup, eh bien… il ne savait pas qui c’était ! – qui lui lançait un regard sévère…

« E-Euh… Je… cherche Joan… » lança le Mage Noir en se faisant tout petit…

Il préféra ensuite filer en suivant la direction que lui indiquait Edgar sans demander son reste… Il finit par se retrouver et constata, avec soulagement, que Joan était revenu… Vingt-deux se planta devant lui, le regard qu’il espérait le plus innocent possible, pour pas que le jeune homme ne se doute de quelque chose… Il ne voulait pas vraiment qu’il sache qu’on l’avait trouvé en train de fouiner dans les affaires de quelqu’un d’autre… D’ailleurs, Vingt-deux avait beau se creuser la tête, il ne se souvenait même plus pourquoi il s’était mis à faire ça…

« Euh… D-Désolé. » lança-t-il alors à Joan. « Je… Tu n’étais plus l-là… alors je croyais que tu étais p-perdu… »

Il n’avait pas vraiment l’intention de tout lui raconter… Vint ensuite un autre majordome, qui accompagna Vingt-deux et Joan jusqu’aux chambres pour qu’ils puissent – enfin ! – se reposer, et passer la nuit dans le manoir. Avant d’aller dormir, le Mage Noir préféra attirer l’attention du jeune homme vers lui pour pouvoir lui parler…

« Je… J’ai pas eu le temps de… te le dire, mais… J-Je ne veux pas rester i-ici… Je veux toujours bien t’accompagner… »

"Toujours bien", hein ? Comme s’il sous-entendait quelque chose derrière ça… Enfin, il ne l’avait même remarqué. Ce n’était pas possible, tout de même, il n’allait pas être maladroit dans ses paroles, en plus ? Non… Il devait juste avoir besoin de sommeil. Il souhaita bonne nuit à Joan, avant de, cette fois-ci, aller se coucher et dormir pour de bon !

Cette nuit aurait très bien pu se passer… C’était sans compter sur les rêves du Mage Noir ! Le pauvre, déjà qu’il était déjà assez fatigué comme ça, voilà que dans son songe, il marchait à travers l’habitation, dans une ambiance pas des plus rassurantes ! Mais, étrangement, ça ne le dérangeait pas plus que ça, et il se retrouva dans le bureau du propriétaire des lieux, en train de fouiller dans les dossiers – quoi ? Même dans ses rêves, maintenant ? Ça devenait une habitude, ou quoi ?! – et, finalement, en constatant que l’écriture était illisible pour lui, Vingt-deux se vit mettre le feu aux papiers… Ce fut à ce moment-là qu’il se réveilla, pour constater que, malheureusement, il s’était bel et bien levé et avait bien lancé un sort de feu dans la pièce… Impossible de savoir pour le moment si le rêve du Mage Noir était en réalité bien réel, ou s’il était somnambule, enfin ce n’était pas sa préoccupation pour le moment… Vingt-deux se mit à gémir en tapant sur le feu, espérant l’éteindre, et, cette fois-ci, il eut de la chance, puisque son action fonctionna, et les flammes disparurent.

Ça l’étonnerait franchement que personne ne remarque le carnage qu’il avait fait, mais il préféra tout de même s’enfuir de la pièce sans demander son reste, pour retourner dans la chambre où il dormait avant. Il ferma rapidement la porte et se terra dans le lit, n’osant plus bouger ni même se rendormir. Finalement, il le fit sans s’en rendre compte, et le reste de la nuit se passa heureusement normalement…

Le Mage Noir se rappela tout de suite, quand il se réveilla le lendemain, de ce qu’il s’était passé durant la nuit. Même s’il espérait que ce n’était qu’un rêve, ses gants s’étaient légèrement noircit quand il avait éteint les flammes, et ça lui indiquait bien que c’était réel ! Il sortit donc de sa chambre en tremblant, pour aller ensuite retrouver Joan. Non, décidément, il ne pouvait pas rester silencieux après ce qu’il avait fait…

« Euh… Joan ? » lança-t-il, l’air complètement apeuré. « J-Je crois que j’ai fait une bêtise… »

~~~~~~~~~~

Action de Vingt-deux :

A fait dodo !


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Joan

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MessageSujet: Re: A la capitale   Lun 7 Sep - 0:04

Vingt-deux ne répondit pas à sa question. Il frappa encore à la porte, mais aucune réponse.
Quand il se rendit soudain compte, qu'il était près de lui, ce qui le fit sursauter. Et là Joan eut une réaction humaine, mais étrange. Celle d'ouvrir la porte des toilettes pour constater qu'effectivement, il n'y était plus. Le petit mage lui raconta que puisqu'il n'avait pas vu le jeune homme quand il était sorti, il l'avait cru perdu.

-"Excuse-moi j'étais...parti moi aussi aux toilettes, il y en a d'autre un peu plus loin dans le couloir..." lui mentit il.

Le mage lui dit ensuite qu'il voulait "toujours bien" l'accompagner. Il avait une drôle de manière de s'exprimer, mais l'essentiel c'était sa réponse. Vingt-deux était plus courageux qu'il en avait l'air pour vouloir repartir à l'aventure avec Joan après ce qui c'était passé, ou alors, l'idée de rester dans cette ville lui plaisait encore moins...
Quoi qu'il en soit, sa décision était prise et le jeune homme était plutôt content, inquiet, mais content.

Ils passeraient la nuit au manoir. Edgar, pour le plus grand soulagement de Joan, n'avait pas l'air d'avoir vendu la mèche quant à son escapade dans le bureau de Caraway, un peu plus tôt. Et il pourrait dormir dans ce super lit en toute sérénité.
Sa chambre, parlons-en, des draps en soie rouge assorties aux rideaux le tout décoré avec raffinement. Ce que ça devait être bien d'être riche, pensa Joan. Il n'avait jamais dormi dans un lieu aussi luxueux. Peut-être qu'il pouvait voler quelque chose ici, et il ne risquait pas de se faire prendre, cette fois. Mais quelqu'un frappa à la porte.
Le jeune homme ouvra et lança un regard méfiant à Edgar.

-"Vous lisez dans mon esprit, Edgar ?"

Avez-il entendu qu'il pensait voler quelque chose ? Non...impossible...

-"Non pourquoi cette question ...?" lui demanda le majordome. "Bref, je suis venu pour vous dire de garder un œil sur votre petit ami, il vient de mettre le feu dans le bureau du major, mais il semblerait qu'il ne l'ai pas fait volontairement. Je l'ai surpris en pleine crise de somnambulisme à ce qu'il semblait. N'aillez pas d’inquiétude je n'en avertirais pas mon maître."
-"Pardon ?!" s'exclama Joan.
-"Oh, veuillez m'excuser, j'ai dit "petit ami", comme c'est votre ami et qu'il est de petite taille..."
-"Non mais...Il a mit le feu ?!"
-"Oui." Que pouvait-il répondre d'autre ?
-"Bien... Je vais donc rejoindre mon "petit ami" dans sa chambre." Fini par dire Joan avec un petit sourire.
Voyant la non-réaction d'Edgar, il ajouta : "Vous n'avez pas beaucoup d'humour vous, hein..."

Il allait dormir sur le sol de la chambre de Vingt-deux pour ne pas le réveiller. Et si le mage se relèverait dans la nuit à nouveau, il serait forcé de lui marcher dessus ce qui réveillerait le jeune homme, qui pourrait donc l'empêcher de faire d'autre bêtise.
Ce lit si luxueux, finalement il ne pourrait pas y avoir droit...Mais le tapis était moelleux. Voir toujours le bon côté des choses...
Le lendemain, Joan fut réveillé avec une bonne odeur de croissant chaud et heureusement il l'était avant le mage. Il en profita pour quitter la chambre le plus discrètement possible.
Il n'avait pas si mal dormi. Il faut dire qu'il avait été très fatigué la veille, avec la journée qu'ils avaient passé, il aurait pu dormir n'importe où.
Vingt-deux le rejoignit quelques minutes plus tard l'air déconfit en lui disant qu'il avait fait une bêtise cette nuit.
Joan répondit avec surprise :

-"Tu t'en souviens alors ?! Je sais, ne t'inquiètes pas. Allez, viens. On va manger !"

Il partit en direction de la salle à manger rejoindre le major et ses majordomes, laissant Vingt-deux comme deux ronds de flan.


Action de Joan :

Lui aussi a dormi.
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Linoa Heartilly

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MessageSujet: Re: A la capitale   Lun 7 Sep - 2:14

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      La nuit fut particulièrement agitée au sein du manoir, seulement, le remue-ménage que ses deux invités avaient causé n'avait point réussi à réveiller le Major qui s'était endormi comme une souche. Généralement, il avait le sommeil lourd à force de boire quelques verres de vin dans la soirée. L'aube se levait tranquillement tandis que le Major terminait sa toilette avant de s'habiller. Le militaire était très matinal, il avait gardé cette habitude de se lever très tôt depuis sa jeunesse rien à voir avec les longues grasses matinées de sa fille.

      En sortant dans le couloir, il s'aperçut qu'une chose ne trouvait pas sa place dans le couloir. Pourquoi donc Joan dormait-il devant la porte de la chambre qui avait été assignée au Mage Noir. Edgar, semblait vouloir lui dire quelque chose au moment où il s'apprêtait à réveiller le jeune garçon, il invita alors monsieur à se rendre dans son bureau. Effectivement, il s'en était bien passé des choses cette nuit. Visiblement, d'après les traces noires et les cendres sur son bureau, le Major parut étonné de trouver la pièce ainsi. Un départ d'incendie prétexta Edgar, pensif, le Major lui demanda alors de s'expliquer. De toute manière, il valait mieux qu'Edgar arrange les choses à sa façon avant que le Major ne découvre tout.

      Ainsi, il révéla à monsieur qu'une de leurs servantes s'y était rendu pour y faire le ménage et que, par inadvertance, celle-ci aurait fait tomber une bougie sur son bureau et que les papiers s'y trouvant avaient pris feu. Heureusement que le Major gardait toute trace de ses documents en les scannant quelque part sur son ordinateur. Il fut tout de même assez surpris qu'une de ses servantes ait eu envie de faire le ménage en pleine nuit éclairée à la bougie. Étrangement, il ne croyait pas à la version d'Edgar, une version un peu tirée par les cheveux. C'était tout ce don il avait été capable pour lui mentir . Son majordome lui cachait quelque chose, qui essayait-il de couvrir ? Le Major en aurait le coeur net en découvrant ce qui se cache derrière cette affaire.

      Pour le moment, il était l'heure de petit déjeuner. Attablé avec un journal dans les mains, le Major prenait tranquillement une tasse de café tout en lisant les articles qui étaient parus. Ils ne firent pas mention du petit Mage Noir qui avait causé quelques tumultes en ville. C'était plutôt une bonne nouvelle. Justement, quand on parlait du loup, ces deux invités arrivèrent dans la pièce au moment où il avait fait signe à son second majordome de la maison de s'approcher de lui.

- Sebastian, surveillez-moi Edgar, j'ai l'impression qu'il me cache quelque chose depuis cette surprenante histoire d'incendie dans mon bureau.

      Le majordome acquiesça à sa demande, il ne pouvait rien lui refuser de toute façon. Forcé d'obéir et d'agir, mais cette drôle d'histoire avait l'air de le faire sourire. Le Major était bien trop concentré sur son journal pour s'en apercevoir. Puis il s'occupa de ses invités tandis qu'ils découvraient les mets sur la table.

- Avez-vous bien dormi ? Demanda le Major en pliant son journal sur la table tout en regardant fixement Joan qu'il avait vu dormir devant la porte de la chambre de son compagnon. Par hasard, auriez-vous trouvé le comportement d'Edgar étrange ? Certes, ils n'étaient là que depuis quelques heures, mais peut-être avaient-ils remarqué quelque chose à son sujet.

      Comme la veille, le Major les pria de s'alimenter avec tout ce qu'il se trouvait sur la table. Il y avait au choix des croissants, des brioches, des chocolatines mises bien en évidence devant le couvert de Joan, car Vingt-Deux n'avaient pas l'air d'apprécier tout ce qui contenait du chocolat. De même que le récipient contenant du chocolat chaud se trouvait aussi devant les yeux de Joan, c'était assez simple de deviner ce qu'aimaient les enfants, même s'il serait beaucoup plus difficile de savoir ce que préférait Vingt-Deux parmi ces bonnes choses. Le Mage Noir trouverait-il son bonheur dans le café, du lait chaud ou froid selon ses envies, du thé peut-être . De multiples pots colorés contenant diverses confitures se trouvaient non loin des baguettes croustillantes encore chaudes puisqu'elles venaient tout juste de sortir du four. Ces odeurs se mêlant les unes aux autres ne pouvaient qu'ouvrir leur appétit après cette bonne nuit de sommeil.

- Que comptez-vous faire aujourd'hui ? Questionna le Major qui s'intéressait vivement à ses deux invités. Avez-vous des projets ? Ne sachant pas si ces invités comptaient aussi rester pour le déjeuner et s'il fallait préparer leur couvert, il souhaitait être mis au courant de ce qu'ils envisageaient de faire aujourd'hui.


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Bahamut
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MessageSujet: Re: A la capitale   Mer 9 Sep - 21:42

Vingt-Deux et Joan HP/MP 100%, +200 exp
Joan à obtenue 2 cartes de Triple Triad


(navré du retard, j'avais du retard dans mes lectures)



Merci à Alizée °3°
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MessageSujet: Re: A la capitale   Mer 9 Sep - 22:24


Quoi, comment ça, Joan était au courant ? Mais… Comment ? Le jeune homme ne fournit même pas de réponse à Vingt-deux, et ce dernier le suivit sans rien dire de plus dans la salle à manger, non sans continuer d’angoisser. Combien de personnes encore savaient ce qu’il s’était passé, cette nuit ? Quand ils arrivèrent enfin dans la pièce, le Mage Noir put constater que le propriétaire du manoir était déjà attablé – par contre impossible de savoir s’il avait déjà mangé ou non – avec un journal dans les mains. Lorsque Vingt-deux l’entendit parler à l’un de ses majordomes et mentionner un "incendie", il s’effraya à un point tel qu’il avala sa propre salive de travers et se mit ensuite à tousser… Bon, eh bien, bonjour, je suis la discrétion, comment allez-vous ?

Le Mage Noir s’en remis bien rapidement, et suivit de près Joan pour ensuite s’assoir à nouveau non loin de lui à table… Puis, d’une manière qu’il espérait la plus discrète possible, il retira ses gants pour qu’on ne voie pas leur magnifique teinte légèrement noir cendré, puis les fourra en poche, tout en gardant – du moins espérait-il – un air totalement innocent… Sincèrement, Vingt-deux, plus tu fais quelque chose, plus tu as l’air louche. Donc, maintenant, stop, et vas manger ! Malheureusement, il ne pouvait entendre le narrateur de ce texte, et se contenta de regarder tour à tour Joan et le Major, l’air complètement désespéré… Pas sûr qu’on ne lui pose pas de questions, du coup, en le voyant comme cela. À moins que tout le monde dans la demeure était au courant ? Ou pire encore ! Tout le monde dans la ville ?! Si c’était le cas, forcément, quelque chose de terrible allait lui arriver…À cette pensée, le Mage Noir se ratatina sur sa chaise, en prenant sur la table le premier truc qui lui venait – enfin, le premier qui n’avait pas de chocolat – pour commencer à le manger… Tout en continuant de lancer des regards inquiets aux personnes se trouvant dans la pièce…

Tandis que Vingt-deux finissait ce qu’il avait commencé à manger, le Major posa quelques questions. Le Mage Noir regarda Joan un bref instant, puis, sans lui laisser le temps de répondre ne serait-ce qu’avec un seul mot, il lança :

« B-Ben, on allait partir… Non ? Non ?! »

Avec sa voix partant dans les aiguës à la fin de sa phrase, Vingt-deux n’était décidemment pas doué pour ne pas avoir l’air louche. Il marmonna quelques mots incompréhensibles juste après, pour ensuite attraper autre chose à manger sur la table, et le regarder longuement. Oh. Du chocolat. Le Mage Noir resta un moment, l’air perplexe, face à cette vilaine chocolatine qui le regardait en ayant l’air de vouloir être mangée – euh… Non, attendez un instant… ça n’a pas d’yeux… - Puis, il eut une réaction étrange et totalement inexplicable ; il balança cette chose avec du chocolat à travers la pièce, tout en criant :

« J’avais dit que je voulais pas de ch- »

Pour s’arrêter net en constatant sa bourde. En suivant des yeux la direction que la nourriture avait prise, Vingt-deux constata qu’elle avait fini sa trajectoire directement sur l’un des majordomes… Le Mage Noir regarda tout le monde, en silence, avec de grands yeux, puis se confondit en excuses, en ajoutant juste ensuite :

« E-Excusez-moi, ce… je… j’ai pas bien dormi cette nui… en-enfin si, mais, euh… c’est le matin… enfin je suis encore f-fatigué… M-Mais j’ai bien dormi cette nuit… J-Je me suis pas levé, non… »

Et voilà, plus il parlait, plus il s’enfonçait…


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Joan

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MessageSujet: Re: A la capitale   Jeu 10 Sep - 13:23

Quelle table encore ! Joan, les yeux pleins d'étoiles, s’apprêta à manger tout ce qu'il pouvait quand le Major lui demanda s'il avait bien dormi. Question anodine en soit, s'il ne fixait pas le jeune homme avec si grande insistance. Il demanda également si le comportement d'Edgar n'était pas "étrange".

-"Ce brave Edgar, non aucunement, pourquoi ?" répondit Joan en regardant droit dans les yeux le major.

Son habilité à mentir lui ne lui fit pas défaut aujourd'hui. Il comprenait bien que Caraway soupçonnait quelque chose, soit il savait que le jeune homme l'avait volé et que son majordome était au courant, ou bien il savait pour l’incendie causé par Vingt-deux. Quand sa seconde question tomba, ce fut justement le mage qui y répondit. Enfin répondre...
Joan aida le mage en disant :

-"Oui, nous quitterons finalement la ville avant ce soir, Vingt-deux ne se sent pas vraiment à l'aise ici, ce qui est assez compréhensible. Mais à vrai dire, je ne sais pas où précisément nous allons aller..."

Ils quitteraient le major en fin de mâtiné après avoir fait leur toilette c'était sûr. Mais pour aller où ?
Joan n'y pensa pas plus que ça à cet instant, il préféra enfourner un croissant dans sa bouche et un autre dans sa poche.
Vingt-deux, lui, hésitait toujours à s'alimenter, se méfiant des plats devant lui, soupçonnant du chocolat de s'y être introduit. Saisissant un pain, il l'observait, quand il remarqua soudain que cela contenait du chocolat, il le lança ! Directement dans la poire du majordome. Joan ne put réprimer un rire :

-"Oh... Nestor, il vous a eu plein dans le mille !"


Il ne savait pas comment se prénommait ce deuxième majordome, sans doute son nom avait été mentionné à un moment, mais il n'y avait pas prêté attention. Donc, par défaut il l’appellerait Nestor. C'était comme ça qu'il appelait les domestiques. C'était comme "Richard" pour les rois, même s'il est vrai qu'il avait moins eu l'occasion de croiser des rois dans sa vie, pour les nommer ainsi. Le mage était tout chamboulé et s'excusait encore et encore. Joan lui posa la main sur l'épaule et lui dit :

-"Ce n'est rien !" toujours en riant.

Après ce début de journée qui commença plutôt bien, du point de vue de Joan.  Ils prirent congé du major pour gagner les salles d'eau. Après leur toilette, ils trouvèrent leurs bagages préparés, et leurs affaires rangés par les majordomes.
Ils sont pressé que l'on parte ou quoi ? se demanda Joan.
Ils se tenaient à présent devant le major prêt à lui dire au revoir. Quand Edgar prit la parole :

-"Je dois dire que vous avoir eu parmi nous, même si ce fut bref, c'était très...rafraichissant."
-"N'en dites pas plus Edgar, à nous aussi vous allez manquer." Le coupa le jeune homme.
-"Je pensais plus au petit qu'à vous à vrai dire. Vous, vous êtes trop...indiscipliné. Quoi qu'il en soit, je souhaite que vous fassiez bonne route."

Les jeunes gens remercièrent Edgar et se tournèrent vers le major qui leur tendit quelque chose, une lettre semblait-il.
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Linoa Heartilly

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MessageSujet: Re: A la capitale   Ven 11 Sep - 1:00


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      La chocolatine qu'avait lancée le Mage Noir traversa toute la pièce pour finalement terminer son vol sur la figure de l'un des majordomes du maître des lieux. Le Major s'esclaffa en voyant dans quel état Nestor se trouvait, car oui, depuis sa dernière visite avec Cross Joan s'était rappelé du nom du majordome victime de l'insubordination de Vingt-Deux par rapport au chocolat. Bon, un petit arrêt-maladie à cause d'une chocolatine, voyez-vous cela, c'était épique. Le Major riait aux éclats même si ce n'était pas très bien de se moquer ainsi des autres, mais l'action de Vingt-Deux avait été si imprévisible que celui-ci le faisait rire au point de verser une petite larme du coin de l'oeil. Ces invités n'étaient pas comme les autres, depuis qu'ils étaient arrivés au manoir rien n'avaient l'air de se passer comme prévu. Un peu d'animation réchauffait le coeur de Caraway qui n'avait pas rit ainsi depuis bien longtemps.

      Sur le départ, le Major se devait d'être présent pour les accompagner jusqu'à la sortie. S'ils ne savaient pas où aller, sans doute pouvaient-ils être utiles au Major, en leur remettant cette lettre ils les guidaient le plus loin possible de Deling City, de plus Timber avait ouvert ses portes à ces voyageurs, il serait plus judicieux qu'ils s'y rendent, peut-être que Vingt-Deux s'y plairait mieux. Mieux encore, la ville était devenue indépendante, de ce fait, puisque Galbadia n'avait maintenant plus de pouvoir sur eux, le Major devait à présent entamer quelques marques de réconciliation avec la ville. Afin d'apaiser leur dernière rancoeur contre le gouvernement de Galbadia, même si actuellement il n'y en avait toujours aucun mis sur pied, le Major tendit une lettre à Joan en espérant que celui-ci accepte de la remettre aux habitants de Timber, plus précisément aux résistants.

- Puisque tu pars*, j'aimerai que tu remettes cette lettre aux anciens résistants de Timber.

      Il n'en dit pas plus sur le contenu de cette lettre ils verraient bien en la lisant sur la route s'ils étaient indiscrets ou en la remettant aux résistants qui très certainement les brieferaient. De toute manière, le Major songeait à coordonner les actions de Deling City et les leurs pour accueillir la vague d'immigration des personnes qui prenait un portail pour se retrouver dans leur monde. Certes, le Major aurait pu juste leur téléphoner, seulement, ses tentatives avaient été veines. Joan pourrait se glisser dans la ville comme un simple voyageur sans craindre les représailles des habitants. C'était le bon profil, il pouvait l'envoyer sans crainte.

- Gilbert, appela le Major en s'adressant à l'un de ses majordomes, combien en avait-il en réalité, ça, il ne s'en souvenait plus, mais il arrivait toujours à les appeler par leur prénom. Veuillez aller vous préparer, vous accompagnerez ces deux jeunes gens pendant leur voyage.

      Au vu des circonstances, il était bien plus sûr qu'un adulte les accompagne, si Vingt-Deux se faisaient attaquer par les habitants de leur monde, le Major ne pouvait pas laisser cela impuni. Gilbert était un très bon majordome, tout aussi bon que Sebastian, il savait manier les armes à feu. Bien sûr, ce n'était pas la peine de tirer sur la foule, juste quelques tirs de somation les effrayeraient pour qu'ils se tiennent à distance. On ne sait jamais avec les temps qui courent et ces voyageurs qui ne cessent d'arriver en ville, la vue du Mage Noir pourrait les effrayer et guider leurs instincts en se montrant hostiles envers eux. Pour ça, Gilbert savait garder son calme en toutes circonstances, il leur serait un allié précieux.

- Surtout, évitez Winhill suggéra-t-il, ils détestent par-dessus tout les Sorcières, même si tu avais l'intention de t'y rendre Joan pour lui faire visiter, crois-moi ce serait une erreur. Ils méprisent les étrangers le Major ne s'arrêta pas là et en profita pour s'expliquer plus sur le sujet.

      Pendant la guerre des sorcières, le village s'est retrouvé assaillit par les monstres de la région, puisque les hommes étaient partis au front il ne restait que les femmes et les enfants... Par la suite, les soldats Esthariens kidnappaient les jeunes filles pour les apporter à Adel afin de leur succéder ses pouvoirs. Quand l'armée de Galbadia fut au courant des évènements qu'avaient traversés le village, des soldats furent envoyés là-bas pour protéger les habitants. Malheureusement ils ne firent pas le poids contre les soldats d'Esthar. Aujourd'hui la ville est en ruine, toujours habité par les villageois, cependant ils pouvaient aussi se montrer généreux et accueillants. Autant éviter le diable, ils étaient tous les deux prévenus.

      Bien qu'y avait-il d'autre à ajouter. Gilbert était un très bon cuisinier, ils leur prépareraient de bons mets sur la route. Le Major n'avait plus rien à leur dire, ils pouvaient désormais partir. Si l'envie leur revenait de repasser au manoir, le militaire les accueillerait à nouveau dans sa demeure.

- Portez-vous bien et surtout restez en vie. Il serra la main de Joan tout en lui adressant quelques mots, l'enseignement de Cross te sera utile, soit fier d'avoir eut un père comme lui Joan. Cross était un homme que j'appréciais. Quant à toi Vingt-Deux, il ne savait pas s'il devait lui serrer la main ou non, ce geste serait peut-être déplacé pour le petit-être, prends garde à tes pouvoirs et fait bien attention si tu les manipules. Reste avec Joan pendant quelques temps, ce serait plus prudent que de te promener seul dans notre monde.


      Après ces dernières recommandations et une petite tape amicale sur l'épaule de Joan, le Major regardait les deux jeunes gens partir accompagné de Gilbert. Il leur avait au préalable remis une carte afin qu'ils ne se perdent pas une fois dehors. À condition qu'ils sachent éventuellement se servir d'une carte. Espérons que Cross avait enseigné à Joan comment l'utiliser. À présent ils ne pourraient compter que sur eux-mêmes. Savoir que Gilbert les accompagnait rassurait tout de même le militaire. Après ses adieux, il retourna à nouveau dans son bureau, se posant encore quelques questions à propos de ce mystérieux incendie, il n'était pas au bout de ses surprises lorsqu'il remarquerait que quelques-unes de ses affaires avaient elles aussi mystérieusement disparu, envolées ou enflammées.


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Vingt-deux

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MessageSujet: Re: A la capitale   Dim 13 Sep - 22:24


Visiblement, personne ne remarqua le malaise de Vingt-deux… En fait, ce dernier aurait plutôt voulu qu’on le soupçonne d’avoir fait quelque chose de louche, plutôt qu’on se mette à rire, comme ça… Le Mage Noir regarda le sol, n’osant même pas croiser le regard du majordome qu’il avait agressé avec cette chocolatine, et n’osant pas, par la même occasion, croiser le regard de qui que soit dans la pièce… Sans dire un seul mot, il finit par suivre Joan pour, lui aussi, faire un brin de toilette… Tout en continuant de regarder le sol, honteux. Au sortir de la salle de bain, Vingt-deux n’avait toujours pas envie de regarder les autres gens… Et surtout Edgar, qui était là ! Oh, si seulement ils pouvaient partir de cet endroit le plus vite possible, ce serait tellement mieux…

Mais, non, le Major voulait encore leur glisser quelques mots, bien entendu… Oh, et ainsi qu’une lettre, mais, vraiment, Vingt-deux n’y faisait pas attention, il n’avait qu’une idée en tête : sortir d’ici, tout de suite, maintenant ! Le Mage Noir écoutait à moitié les recommandations de l’homme, s’empêchant de piétiner le sol d’impatience, et lançait un regard impatient à Joan. Un peu plus, et il lui demandait "On part quaaand ?" avec un air terriblement innocent… Enfin, là, il y avait du monde. Il n’allait tout de même pas le faire… Lorsqu’il constata que l’un des majordomes avait pour ordre de les accompagner, le jeune homme et lui, Vingt-deux ouvrit des yeux ronds. Ça n’allait pas trop lui convenir, tout ça ; encore qu’il commençait à avoir l’habitude de Joan, mais si en plus ce… comment, déjà ? Gilbert, venait avec eux, ça n’allait réellement pas aller bien ! Le Mage Noir voulut protester, croisa le regard du majordome, perdit complètement ses moyens et regarda le sol. Bon, tant pis pour les protestations, alors…

Il fut temps de partir, enfin ! Malheureusement, bien avant qu’ils ne réussissent enfin à franchir la porte d’entrée pour enfin "s’échapper" – car, oui, Vingt-deux voyait ça comme ça – Gilbert les arrêta, et mit l’accent sur la tenue actuelle du Mage Noir. En effet, si les personnes dans la rue le regardaient bizarrement, c’était peut-être bien que ses vêtements y étaient pour quelque chose… Eh bien, retour à la case départ, alors qu’il croyait enfin pouvoir partir, Vingt-deux fut contraint de suivre le majordome pour qu’il puisse lui donner une autre tenue à enfiler pour qu’il puisse passer bien plus inaperçu dans les rues. Ainsi, quelques minutes plus tard, alors que Gilbert rangeait les vêtements avec le reste de leurs affaires, ce fut un Vingt-deux déguisée en petit fille qui arriva juste après, portant une petite robe et un chapeau tout mignon. Enfin, vu la tête qu’il faisait, pas sûr que lui trouve ça vraiment mignon…

« Je… je crois que ça me va pas… » lança-t-il en relevant à peine les yeux pour regarder Joan…

Non, décidément, il avait bien l’impression qu’aujourd’hui, il n’avait pas de chance, et qu’on souhaitait se moquer de lui à la moindre occasion. D’ailleurs, il n’expliquait pas non plus comment Gilbert avait trouvé ces vêtements de rechange, et puis, ils devaient bien appartenir à quelqu’un, non ? Le Mage Noir n’allait pas partir avec si quelqu’un avait besoin de ces habits-là, non ? Mais, comme d’habitude, il ne dit absolument rien… Il ne se sentait de toute façon pas à l’aise. Il se contenta de suivre le jeune homme sans daigner accorder un regard à qui que ce soit, mis à part le sol. Allez, cette fois-ci, il allait enfin sortir ! … Bon, malheureusement, c’était dans cette tenue, mais c’était déjà bien mieux que rien, non ?


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Joan

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MessageSujet: Re: A la capitale   Lun 14 Sep - 1:46

Il fallait remettre une lettre aux ex-membres de la résistance de Timber. Cela semblait être assez important pour être remis en main propre.
Ensuite, le major, appela Gilbert, l'un de leur majordome et lui ordonna de se joindre à eux pour cette mission.
Pourquoi pas Edgar ? Joan était déçu. Le major glissa quelques mots au jeune homme avant de prendre congé.
Il lui parlait de Cross qu'il avait bien connu. Ces mots touchèrent Joan, mais il ne répondit rien se contentant de hocher la tête.

Pour quitter les lieux il faudrait prendre le train jusqu'à Timber. Ce qui impliquerai de retraverser la ville. Et Vingt-deux risquait d'être la cible des passants à nouveau. Mais Gilbert eu une idée. Il embarqua le mage avec lui et lorsqu'ils revinrent. C'était un Vingt-deux déguisé en petite fille qui apparut.

"-Oh Vingt-deux...Si, moi je trouve que tu es très...Joli." Riant, Joan se tourna ensuite vers Gilbert il lui dit :"Mais que s'est-il passé ? c'est un garçon, vous savez ?"
-"vraiment ? Toutes mes excuses... C'est vrai que ça ne lui va pas vraiment. Ce genre de choses vous conviendrez mieux je pense."

Joan ouvrit de grands yeux choqués, et lâcha froidement :

-"Pourquoi Edgar ne nous accompagne-t-il pas à votre place ?"

-"En réalité aucun de nous ne voulait vous escorter, mais le major nous y a obligé alors, nous avons tiré à la courte paille et j'ai perdu. Mais, ne soyez pas triste pour d'Edgar, vous trouverez quelqu'un d'autre, vous êtes un garçon charmant."

Ce Gilbert semblait être un drôle de personnage, Joan préféra ne pas relever ce qu'il venait de dire, même si effectivement il était un peu triste de savoir qu'Edgar ne l'aimait pas vraiment...

Bientôt, un nouveau problème se posa et plus important celui là. Ils n'avaient pas beaucoup d'argent. Les prix des tickets de train n'étaient pas très élevés. Mais une fois à Timber il faudrait qu'ils s'alimentent et prennent une chambre à l’hôtel. Caraway n'avait pas pensé à leur prêter de l'argent ? En réalité si, le majordome en avait bien reçu pour régler les dépenses du voyage mais, il avait décidé de ne pas en dire mot aux jeunes gens, préférant garder cette solde pour lui...Qui plus ait, il semblait qu'il avait une autre idée derrière la tête :

-"Hier, vous avez aperçu des hommes qui étaient en réunion avec mon maître.  Ils sont très fortunés et sont encore en ville, ils séjournent à l'hôtel en ce moment. Peut-être pourriez-vous...comment dire cela...Grimé en jeune-fille ils baisseraient leur garde, vous pourriez les charmer et les voler facilement."

Vingt-deux se raidit à ces mots et Joan prit sa défense :

-"C'est un mage noir, ce sont des humains, je ne sais pas s'il serait leur type. En plus, ils l'ont vu hier justement, ils vont le reconnaitre à coup sûr !"

-"Ce ne sera pas un problème, un autre homme ne pouvait pas se présenter la veille et ne rencontrera le major que dans deux jours, c'est à lui que je pensais et....Pas Vingt-deux mais vous, en jeune fille..."

Joan souriait, pensant d'abord à une blague, Voyant l'expression du majordome rester sérieuse, il s’angoissa soudain...

*

Comment en étaient-ils arrivés là. Ils étaient tout trois dans les toilettes de l’hôtel de Deling city, Gilbert essayant du mieux qu'il pouvait de "transformer Joan" Le jeune homme ne pouvait pas être plus humilié.
Des extensions pour cheveux furent fixés, une barrette ajoutée, la robe enfilée. Mais il manquait quelque chose...Gilbert sortit de leur sac deux oranges qu'il tendit à Joan :

-"tenez mettez ça pour votre poitrine ...venez !"

Sur ces mots il attrapa Joan par le bras et glissa les fruits sous son bustier. Quand un homme entra et surprit Gilbert la main sur la poitrine de la "jeune fille"

-"euh...en fait...je vais me retenir. Monsieur, mesdames...au-au revoir" dit l'homme, confus, et il sortit.
Joan tout gêné lâcha :

-"je veux mourir..."
-"mais non ! il vous a appelé "mesdames" ! vous ressemblez à des filles, c'est bien ! et tout rougissant comme ça, vous êtes mignonne, il va craquer"

Joan, à ce moment précis, aurait aimé assassiner ce majordome, vraiment. Mais il n'en fit rien, ils sortirent tous les trois et allèrent dans le bar de l'hôtel, leur cible était attablée seule et buvait de l'alcool.
Joan se demandait comment ils pourraient tromper cet homme, en effet, lorsque le jeune homme parlerait. Sa voix n'était pas si féminine que ça...Mais Gilbert avait réponse à tout :

-"Vingt-deux parlera pour vous, allez courage !" et il les poussa vers la table de l'homme.

Vingt-deux, parler ? Il le connaissait vraiment mal...

L'homme fut tout de suite charmé par la beauté de Vingt-deux et Joan...Il les convia à leur table et héla une serveuse leur demandant de servir ses "demoiselles".
Joan ne toucha pas à son verre, mais il fixait le mage noir et attendait de voir s'il allait boire peut être que ça l'aiderai à "parler" et ça aiderait Joan aussi...

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