Accueil

Partagez | 
 

 Petite balade en ville

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Alvin Hughes
Voyageur de Gaïa
avatar

Messages : 169

MessageSujet: Petite balade en ville   Sam 13 Juin - 22:06

Alvin vient de Spira

Depuis le début de son voyage donc quand il avait quitté la WRO en prenant le portail près de Junon, il en avait appris des choses ! Il était loin d'être une véritable encyclopédie vivant à lui tout seul mais il avait au moins quelques notions des différents mondes visités. Dol, un monde qui semblait semblable au sien, les gens normaux, des jeunes gens vivants dans des écoles militaires qui les forment à devenir des militaires ainsi qu'une arme pour vaincre les mauvaises sorcières. Car oui, sur Dol, des sorcières existent, pas le genre an nez crochus et au balai entre les jambes, plutôt le genre de fille avec des pouvoirs magiques qui sont parfois des menaces pour les autres. De même que les invocations sont des G-Forces par chez eux et que sans ça, ils ne peuvent user de la magie volé sur les monstres car ici, pas de magie sans GF. SI une personne en utilise sans, c'est sûrement une sorcière du coup. Il avait donc appris quelques notions de SeeD avant de quitter son jeune camarade Saleh pour reprendre le même portail en allant sur le prochain monde, Spira. Un monde qu'il n'a que peut visiter puis en arrivant sur une plage abandonnée, loin des coquillages et des crustacés, où il avait rencontré une jeune femme du nom de Viveka.

Cette dernière était un peu pressée et était en plus une Al Bhede, un peuple de ce monde. Alvin n'a pas visité grand-chose de ce monde car il avait emprunté un bateau pour rejoindre une île en apparence désertique où se trouvait d'autres Al Bheds mais aussi des gens comme n'importe qui, ses derniers faisaient des fouilles dans le désert. Lui, il avait emprunté un portail pour encore visiter les mondes, voir s'il allait pouvoir livrer le peu d'information qu'il a récolté ou poursuivre un peu plus la récolte de donné sur Dol ou Spira ? Ou sur un autre monde peut-être ? En arrivant par ce nouveau portail, le décor sous les yeux ne lui dit rien car après tout, une plaine reste une plaine. En voyageant un peu à l'aveuglette, il n'avait pas vraiment le choix, il combattit quelques créatures qu'il ne connaissait pas avant de trouver bien plus loin, une ville médiévale nommer Lindblum. Dans cette ville, il avait pu récolté que de minces informations mais toujours importantes, ce monde se nommait Héra, cette ville Lindblum et de toute apparence, ce monde avait un train de retard avec Dol et Gaïa. Il n'en sait rien pour Spira puisqu'il n'a pu visiter qu'un campement Al Bhed. Il suffisait de voir l'aspect des gens, leurs vêtements semblait tout droit sorti d'une pièce de théâtre. Il fut surpris de voir quelques animaux à forme humaine, parlant et se comportant comme n'importe qui. Voilà un choc culturel comme dirait l'autre.

En soi, ce monde semblait assez paisible et Alvin continua sa visite en prenant un aéronef, c'était un vaisseau de chez eux, pas super rapide et résistant mais bien pratique et surprenant vu leur avancé technologique. Après tout, ce genre de vaisseau était le point fort de cette ville, dessiné par le roi en plus ! Le monde, comme en donne l'impression les images sous ses yeux, ils vivent sous plusieurs dynasties alors ? C'est assez amusant mais si tous les royaumes vivent en paix alors tant mieux pour eux. Alvin avait fini par rejoindre une autre ville de ce monde, bien loin de son point de départ, Alexandrie. Dans cette ville, le jeune homme contrastait bien avec le décor, avec son uniforme et sa veste sur le bras, il ne passait pas inaperçu. Il n'était pas là avec de mauvaises intentions, il ne faisait que visiter et cela le prouvait bien en s’arrêtant devant chaque échoppe en observant ce qu'ils avaient à proposer, les différentes armes, les fruits ou plats locaux aussi, c'était relativement intéressant. Quittant cet endroit pour en visiter un autre, il rentrait involontairement dans une jeune femme qui possédait un bandeau sur l'un de ses yeux, simple style ou accident ? Il ne voulait pas savoir mais il abordait un sourire en levant sa main pour déjà montrer un signe d'excuse.

« Oups, désolé. J'étais un peu trop absorbé par toutes ses nouvelles choses. Pas de mal ? »

Normalement non mais on ne sait jamais, si la jeune femme était de constitution fragile ?

Spoiler:
 



Merci à mon zozio Phenix *3*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Lun 15 Juin - 19:54

- Vous pouvez être fière.

D'un discret hochement de tête, elle acquiesça, comme pour justifier ses propres paroles. L'importance qu'elle leur accordait était immense, aussi la Général se devait-elle de peser le moindre de ses mots ; de ne prononcer que ceux qui étaient justes, véritables et sincères. Bien qu'une année se soit écoulée depuis la défaite de Kuja, et qu'elle eu tout le temps pour y réfléchir, ça n'en demeurait pas moins difficile.
Même pour elle.

- Elle s'en sort à merveille, tout comme vous. Vous étiez son modèle...

Son oeil se plissa.

- Comme pour bon nombre d'entre nous.

Solennellement, elle s'était approchée de la sépulture immaculée, et y avait déposé sa gerbe de fleurs. Un bouquet composé par ses propres soins, et dans lequel elle avait mis tout son coeur ; sans être une fleuriste aguerrie, elle était tout de même parvenue à un résultat plus que convenable. C'était tout un contingent d'orchidées aux couleurs diverses qui, sous la lumière du soleil, mélangeaient leur nuances dans une harmonie majestueuse ; elles reflétaient même sur la plaque dorée, fixée juste au-dessus.

Branet Di Alexandros.

- N'ayez crainte. Je veille sur Grenat.

Elle n'était pas la seule. Mais quand bien même, ça n'aurait rien changé.
Ses doigts fins vinrent effleurer la garde de son épée : avec la lenteur et la précaution qu'exigeant ce genre d'instant, elle extirpa l'arme de son fourreau. Désireuse elle aussi de rendre ce dernier hommage, Save the Queen s'éleva de concert avec le bras de la Général, et colla sa lame contre le front de sa bretteuse ; réconfortée par la lame froide, Beate y colla sa main libre, tandis que le soleil faisait briller l'acier de mille feux.
Un dernier salut plein d'amertume, mais magnifiquement exécuté. Non par ce qu'elle se devait de le faire, mais par ce qu'elle le voulait.

- Dame Beate ?

Une profonde inspiration.

- J'arrive, Lauda.

Si profonde fut cette visite aux yeux de la guerrière, à ceux de ses obligations, elle n'avait déjà que trop durée. Après s'être assurée que toutes traces de la larme qui coulait sur sa joue avaient disparues, elle rengaina son arme, et redescendit les marches du somptueux mémorial. Accompagnée par la brise légère du début de soirée, elle remonta dans la barque qui l'avait amenée jusque-là.

- On retourne au château ?

- Non... Dépose moi en ville, s'il te plaît.
Puis, avec un léger sourire,
- Tu pourra disposer ensuite.

Il n'en fallu pas plus pour que le Brutos ne se mette à dévorer l'eau à grands coups de rames. Le pauvre avait-eu le malheur de croiser la Général dans les couloirs du château, et n'ayant rien à faire, avait été réquisitionné en tant que chauffeur. Il avait bien tenté de protester, au début...
De son côté, sachant l'embarcation en bois suffisamment résistante pour contenir la montée d'adrénaline de Lauda - le savoir-faire des menuisiers d'Alexandrie ! -, Beate ne s'en préoccupa guère, et préféra se placer, debout, à la proue de la barque. De là, elle pouvait encore poser son regard sur la sépulture.

- Puissiez-vous reposer en paix...

________________________________________________

Lorsqu'elle posa le pied sur l'embarcadère, le soleil n'avait presque pas bougé ; il inondait toujours les ruelles d'Alexandrie, quoi qu'un peu plus faiblement, à cette heure. Au grand dam des Amazones, chargées de surveiller la ville, et surtout de celles dont le poste ne présentait pas le moindre petit recoin d'ombre. De leur mauvaise renommée, songea-alors Beate, les Brutos avaient au moins gagnés qu'on ne les considèrent pas suffisamment compétents pour assurer de genre de travail.
Une inégalité à laquelle il était désormais possible de remédier, se dit-elle ensuite.

Mais pour l'heure, c'est au calme qu'aspirait la Général. Un gros surplus de travail avait escorté le retour récent de la Brume ; les attaques de monstres se multipliant, ainsi que l'arrivée d'étrangers venus d'autres-mondes avait mis tout le monde sur le qui-vive. Bien les choses semblent se calmer, il fallait rester vigilant...
Le brouhaha de la grande place apaisa ses tourments. Une grande partie de ce qui faisait le charme d'Alexandrie s'y retrouvait ; la fraîcheur des étalages de légumes, l'odeur des plats concoctés par les divers restaurateurs qui tâchaient toujours, en vain, de surpasser Kweena - la cuisinière du château s'étant taillée la part du lion, dans ce domaine -, ainsi que la musique de troupes d'artistes itinérants. Le soir arrivait et d'ici une heure ou deux, le café-théâtre de Ruby s'emplirait de visiteurs et jouerait l'une de ses excellentes représentations dont la gérante seule avait le secret. Quoi qu'elle puisse subir, constata Beate, Alexandrie renaîtra toujours.

- Dame Beate ! Quel plaisir ! Qu'est ce qu'il vous fallait ?  

En voyant qu'il n'y avait aucune attente à la billetterie, la Général s'y était précipitée ; L'envie de voir une pièce de théâtre l'avait prise soudainement, bien qu'elle n'eu aucune idées des représentations prévues.
Peut-être que Steiner voudrait l'y accompagner  ?

- Quel est le programme ?

Elle se pencha, absorbée par le prospectus que lui détaillait le vendeur. Aucunes des pièces qu'il présentait ne lui évoquant quoi que se soit, la Général se prépara à lui demander de choisir pour elle ; peu lui importait, pourvu qu'il restât au moins deux places de libres.
C'est alors qu'on lui rentra dedans.
De par son statut, Beate n'était évidemment pas sans connaître la mauvaise réputation qui habillait parfois les "bas-fonds" d'Alexandrie. Elle se souvint notamment du pickpocket prétendant s'appeler "Jack", aussi doué dans l'art du détroussage que dans celui du Tetra Master. Il s'en était même pris à Bibi, lors de sa première venue à Alexandrie.
Mais tout de même, essayer de s'en prendre à elle était osé.

Elle se retourna, considérant le supposé voleur en même temps que ses excuses. Son air étrange autant que ses choix vestimentaires douteux auraient pu faire de lui l'un de ces fameux étrangers... Après un soufflement de dédain, elle replaça ses cheveux, d'un vif geste de la main.

- Ça ne prend pas avec moi.

Elle leva mollement les bras, amusée. Une chose était sûre, il ne lui avait rien dérobée ; tout simplement, se dit-elle, par ce qu'il n'y était pas parvenu. Avec la foule, il ne pouvait même pas fuir à sa guise ! Il ne s'agissait donc pas de "Jack". Un simple débutant...

- Tu as du courage, continua t-elle, mais tu n'as surtout pas idée d'à qui tu as à faire.

A cran comme elle l'était ce jour-là, l'idée d'un simple incident ne lui vint même pas. En fixant son interlocuteur avec tout le mépris qu'elle ressentait pour ces gens là, elle dégaina son arme.

- Tu auras tout le temps de songer à ton erreur, enfermé dans nos cachots.

S'il ne courrait pas vite, mieux valait pour lui qu'il soit convainquant.
Elle était vraiment à cran.

Revenir en haut Aller en bas
Alvin Hughes
Voyageur de Gaïa
avatar

Messages : 169

MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Mar 16 Juin - 20:59

Pour Alvin, cette ville était bien calme, les gens semblaient vivre en paix, il ne semblait pas y avoir de mal dans le coin, pas d'attroupement étrange, rien de bien dangereux, Alexandrie semblait être une ville bien agréable. De son côté, il n'avait rien qui puisse aider dans sa recherche concernant les portails, peut-être que cette immense épée en cristal pourrait détruire les portails mais là n'était pas la solution, ils ne savaient toujours pas si c'était dangereux ce truc ? Peut-être que depuis son départ, ils avaient obtenu plus de réponses, ça il n'en savait rien mais depuis qu'il a emprunté le portail, il n'est pas retourné une seule fois sur Gaïa, ce n'est pas comme si les portables passaient sur tous les mondes, il n'arriverait pas à joindre ses supérieurs ici. A défaut de trouver un indice capital, il en profitait pour en savoir plus sur les mondes, pour l'instant, aucun des mondes ne semblait hostile et donc, un ennemi potentiel, tous les mondes abritaient une certaine forme de paix. Il n'a pas encore tout vu donc il ne se prononce pas trop vite non plus, qui sait s'il lui reste encore des mondes à voir ?

Sans le savoir, les choses bougeaient autant ici que sur Dol, Spira et son monde d'origine, Gaïa mais une chose à la fois, pour le moment, Alvin ne fait que se balader en se disant que cette mission n'était pas la plus difficile qu'il a eue jusqu'ici même si en contrepartie, il n'a rien pour remplir son rapport de mission. Comment son apparut les portails ? Qui en est à l'origine ? Sont-ils une menace ? Si oui, comment les détruire ? Que des espaces vide entre ses questions. Il aura peut-être un début de réponse tôt ou tard, pour le moment en tout cas, il n'avait rien. Des détails ici et là des mondes sur lesquels il a marché mais ce n'est pas ça qui va les sortir du pétrin en cas de problème. Mais passons. Après avoir voulu reprendre son chemin, le jeune homme était rentré en collision avec une jeune femme et il s'excusa aussitôt. Il ne l'avait pas fait exprès bien entendu, il souriait avant de vouloir reprendre sa route une fois qu'ils auront tous deux tirés un trait sur cet incident mais la jeune femme borgne – peut-être – semblait ne pas voir les choses aussi calmement que lui. C'est à croire que ce simple accrochage était aussi une déclaration en duel... Mais... euh... il a dit pardon quand même ?

L'instant devenait plus grave quand elle dégaina son arme en menaçant de l'enfermer dans un cachot. HOULA ! Stop ! Pause ! Alvin était tenté de sortir ses couteaux pour se défendre mais il avait peur d'allumer la mèche de son côté aussi puis soyons réaliste... Couteaux contre épée, il risquait l'accident grave s'il tenter de parer une arme pareil ! Il agitait les mains devant lui, espérant bien que la jeune femme comprenait qu'il ne voulait absolument pas en arrivée là et pour éviter que cela ne dégénère, il préférait abattre autant de cartes que possible durant ce tour.

« Hey ho, on se calme, je me suis excusé ! Désolé si sur votre monde, bousculer quelqu'un par inadvertance est une proposition en duel, j'en savais rien moi. »

Bien, encore des excuses et le fait qu'il vient d'ailleurs, ça devrait ralentir le quiproquo déjà... Sauf si ici, ils sont racistes avec les gens d'autres mondes mais vu que jusque-là, bien que lui-même sortait du lot, personne ne l'a dévisagé pour autant ?

« Évitons tout problème d'accord ? Je ne fais rien de mal, je respecte la loi, mademoiselle, moi-même sur mon monde, c'est aussi mon travail de faire en sorte que la loi soit respectée. Et si vous me disiez plutôt... quel est le souci ? Pourquoi de suite sortir l'épée ? »

Oui c'était déjà un début, même si son rôle n'était pas vraiment de jouer au policier, il faisait en sorte d'assurer que le monde soit plus sûr, après avoir éliminé Deepground, c'est sûr que Gaïa était plus calme niveau terroriste mais on ne sait jamais, autant éviter de dormir sur ses deux oreilles... Alors, est-ce que la jeune femme accepte de bavarder un peu avant de se jeter sur lui avec son épée ? Sinon, la fuite reste la solution la plus envisageable. À moins d'user de matéria mais pour le moment... la fuite et si la situation empire... il ne va pas avoir le choix.



Merci à mon zozio Phenix *3*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Ven 19 Juin - 21:59

- Mademoiselle ?

Outre de n'avoir jamais été désignée ainsi de sa vie – et de ne pas savoir si la chose lui déplaisait ou non -, c'est l'ignorance de l'individu qui la frappa le plus.  D'ordinaire accoutumée à  discerner dans les yeux de ses ennemis la crainte ou le défi, il n'en fut rien cette fois-ci, preuve irréfutable qu'il ne la connaissait pas ; ce qui, à défaut de confirmer sa bienveillance, prouvait au moins qu'il était véritablement étranger à Héra. Et que, peut-être, la Général avait commis une erreur de jugement, guidée par un instinct aveugle qui ne lui ressemblait pourtant pas.

L'homme - auquel elle aurait été bien en peine de donner un âge - s'était exprimé avec calme, et Beate l'avait laissé faire. Un représentant de la loi ? Pourquoi pas, supposait-elle ; à l'allure qu'il avait, l'idée ne lui paraissait finalement pas si choquante que ça. Sans compter qu'avec du recul, elle s'était peut-être montrée un peu brusque.
Après l'avoir suffisamment jaugé du regard, la Général se redressa ; à l'aide d'un bref signe de la main, elle fit comprendre aux Amazones alentours que la situation ne risquait rien. C'est presque déçues que les soldates tournèrent les talons, retournant chacune à leurs postes respectifs...

- Je me suis emportée... dut-elle reconnaître, dans un soupir consterné.

Non sans prêter une grande attention aux gestes du «voyageur», la Général rangea son épée, quelque peu embarrassée. Non qu'elle eu particulièrement honte de sa réaction -  quoi de mieux venant d'elle que d'être alerte ? - , c'est simplement le manque peu coutumier de professionnalisme dont elle avait fait preuve qui la dérangeait. Les portails et les dysfonctionnement qu'ils avaient engendrés la tracassait certes, mais tout de même... Au moins, avait-elle à se dire, Steiner n'avait pas assisté à la scène.
Si ç'avait été le cas, elle en aurait eu pour des semaines.

- Je vous prie de m'excuser pour ce malentendu. Je ne sais pas ce qui m'a pris...  
« Mais permettez que je me présente, enchaîna t-elle rapidement, je suis Beate, Général de l'armée d'Alexandrie.

A l'arrivée de la routine – qu'elle ignorait si réconfortante ! -  des présentations, elle se sentit reprendre le contrôle d'elle même. Si, en tant que bras droit de la reine Grenat, elle se devait de représenter la force de sa nation, elle ne devait pas pour autant omettre la courtoisie propre à Alexandrie ; la Général le savait, et n'avait jamais ressentit la moindre difficulté à s'y plier. Aussi tendit-elle sa main à son interlocuteur, autant en signe de salutations que d'excuses.

- Que pourrais-je faire, pour me faire pardonner ? S'enquit-elle, alors mû d'un véritable désir de repentir.
Revenir en haut Aller en bas
Alvin Hughes
Voyageur de Gaïa
avatar

Messages : 169

MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Lun 22 Juin - 21:03

Jusqu'ici, Alvin avait été plutôt chanceux dans ses voyages même si trouver un partenaire pour faire route était bien plus difficile que prévu. C'est à croire que voyage était un luxe qu'il ne pouvait pas obtenir à deux. Seleh avait des occupations avec la BGU et son absence, Viveka avait du boulot dans son groupe, et lui, il avait pourtant une mission importante mais sa mission était surtout de voyager et de mener l'enquête. Pour l'instant, cela s'était très bien passé sur Héra, il avait pu visiter et apprendre certaines choses à Lindblum mais il semblerait qu'ici, à Alexandrie, le moindre contacte soit déjà dangereux. Il ne pensait pas à mal en voyant Beate, il savait qu'il y avait méprise, ça arrive après tout mais il espérait que ses propos sauront faire mouche car si la jeune femme crie « charger », son côté d'homme va en prendre un coup en fuyant à toute vitesse. Que voulez-vous, il ne veut pas aggraver son cas en sortant ses armes et il refusait de parer cette arme avec ses deux couteaux, c'est un coup à jouer à la roulette ShinRa. Une balle dans le revoler, on tourne le petit chargeur et hop, on le pointe sur sa tempe ! Sauf que là, soit il part le coup et il peut souffler de satisfaction, soit le coup lui tranche la ou les mains et... Ce ne sera pas pratique dans la vie de tout les jours quoi !

Mais heureusement, la jeune femme semblait avoir compris son erreur et s'excusa. Ouf, on peut le dire, il avait eu chaud aux fesses ! Ses gardes se calmèrent aussi et sa lame était de nouveau dans son fourreau, là, il pouvait vraiment souffler. La jeune femme se présenta sous le nom – ou prénom ? – de Beate, général de l'armée d'Alexandrie ? Rien que ça ! Autant lui renvoyer la pareille. Il levait la main pour la saluer en souriant de façon plus naturelle, sans avoir peur d'un coup d'épée un peu trop brusque.

« Alvin, simple gradé dans la WRO de Gaïa. Je présume que vous pouvez comparer la WRO à votre armée d'Alexandrie. Nous aussi nous nous chargeons de maintenir la paix après tout. »

Il n'avait pas tous les détails des différentes armées ici, il n'avait pas un grade de général lui aussi mais il n'était pas non plus un simple troufion, il avait quelques responsabilités sans pour autant diriger un bataillon à lui tout seul. Pour ce qui était des excuses, elle n'aura pas grand-chose à faire pour avoir le pardon d'Alvin.

« Eh bien parlez-moi un peu de cette ville. J'arrive d'une ville nommé Lindblum, je connais quelques petites choses à votre monde mais je suis sûr de passer à côté de plein de choses ! »

Elle pouvait lui parler de ce qu'elle voulait, que ce soit l'histoire de cette grande épée, de la reine actuelle, l'ancienne, des soucis de la ville en ce moment ou, bref, ce qu'elle voulait ! Cependant, quitte à avoir une personne importante sous la main, il allait peut-être obtenir quelques informations qu'il devait récolter. Est-ce que Beate savait des choses intéressantes concernant les portails ? Oui ou non ? Il ne va pas tarder à le savoir. Il observa les alentours, quelques personnes passaient près d'eux en continuant leur chemin sans les déranger. Alvin se rapprocha un peu en plaçant une main près de sa bouche en diminuant le volume de sa voix.

« Savez-vous certaines choses concernant les portails ? »

Si elle voulait, il pouvait lui parler de sa mission, du peu de chose qu'il savait à leurs sujets mais il n'y avait aucun souci à partager leurs informations. Si quelque chose de néfaste se cache derrière les portails, il est normal pour elle comme pour lui de protéger sa patrie et donc tout faire pour éviter le pire.

« Je ne sais pas pour vous, mais sur Gaïa, le monde d'où je suis originaire, c'est arrivé soudainement, du jour au lendemain sans que personne ne sache vraiment comment c'est arrivé là ? »

Par souci de protection, il ne parlait pas des capacités de tout le monde reparti à zéro, même si ce serait étonnant, cela pourrait être une sorte de pont de la part d'adversaires voulant envahir leur monde ? Eh bien oui, sinon, pourquoi ce retour a la case départ ? C'est vrai que c'était louche. Même s'il n'avait rien à craindre en théorie de Beate, le côté faible, il le partagera plus tard, à quoi bon arriver en disant qu'il est plus aussi fort qu'avant... Bon, même s'il n'avait rien d'un puissant soldat avant, il avait ses matérias actuelle mais avec un meilleur niveau quand même. Leur petits bavardages sera peut-être l'occasion d'avoir un truc intéressant à raconter à son directeur quand il le retrouvera à Junon.



Merci à mon zozio Phenix *3*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Jeu 25 Juin - 1:14


Beate écouta avec attention. Bien qu'elle ignorât ce que pouvait signifier le sigle "WRO", elle s'abstint de poser la question, non sans se douter que si elle le faisait, Alvin le lui expliquerais avec un enthousiasme certain. Il était l'archétype de l'homme de bureau militaire approchant la trentaine, dont la sourde fierté d'appartenance à son travail rivalisait avec celle qu'il ressentait chaque fois qu'il pensait à la famille qu'il était parvenu à fonder ; Sans même qu'il ne le dise, la Général pouvait presque affirmer qu'il était marié - ou du moins, uni par les cérémonies propres à son monde -, et qu'il avait un, si ce n'est deux enfants. D'apparence relativement douce et gentillette, elle eu peine à douter de sa sincérité lorsqu'il lui affirma maintenir ce qui devait être, à son sens, la paix, et il eu même la courtoisie de lui retourner le compliment.
Elle n'en dit mot, mais Beate sentit alors son coeur rongé par la honte.
Ça n'avait pas toujours été son cas.

- Enchantée.

Qu'Alvin arrive directement de Lindlum ne la surprit pas outre mesure ; beaucoup de visiteurs faisait l'aller-retour de manière régulière, depuis l'arrivée au trône de la Reine Grenat. C'était d'autant plus vrai depuis l'émergence des portails, l'un d'eux se trouvant à Pinnacle Rocks et n'offrant que peu de choix aux arrivants, sinon que de se rendre au royaume du Roi Cid.
Le seul sourcil qu'elle daignât montrer s'arqua, lorsque le gradé lui souffla la question qui l'intéressait réellement à l'oreille, comme s'il eu craint que quelqu'un s'intéressât encore à leur conversation. Le guichetier de la billetterie lui même ne leur prêtait plus attention, seulement impatient que sa journée s'achève.

- Je crains ne pas pouvoir vous éclairer à ce sujet, répondit-elle, ici, ils sont apparus dans l'accalmie d'un violent orage...

Elle haussa les épaules.

- Je n'en sais pas plus, acheva une Beate dépitée par sa propre ignorance.

Elle ne s'en préoccupait pas énormément, à vrai dire. Bien qu'elle sache que les deux puisse être liés, c'est principalement le retour de la Brume qui troublait ses nuits.

- En tant que Général, poursuivit-elle rapidement, je serais honorée de vous présenter Alexandrie, si vous y tenez.
" Néanmoins, je me doute qu'il ne s'agit pas là de la raison première de votre arrivée. J'aimerais que vous m'expliquiez ce que vous faites ici, pour être honnête.

Bien qu'Alvin lui paraisse parfaitement louable, Beate n'aurait su se détacher de sa méfiance innée. Elle voulait en savoir plus sur ce qui avait amené le militaire jusqu'à Héra...

- La nuit ne vas pas tarder à tomber. Vous m'accompagnez, Alvin ?

La Général s'excusa platement auprès du guichetier, et lui promis de revenir prochainement. Son envie de théâtre ne l'avait pas quittée, mais au vu des circonstances, elle devra attendre. De toutes manières, songea t-elle, Steiner ayant tenu à accompagner la Reine jusqu'à Lindblum pour son entrevue avec le Roi Cid, mieux valait attendre son retour pour le lui proposer. Non que Beate eu craint le refus du Capitaine - il n'aurait pas osé -, elle n'avait simplement nullement l'envie de supporter sa mauvaise humeur, dans le cas ou la pièce choisie ne lui aurait pas convenue.

S'il paraissait inconcevable qu'Alvin loge au château, Beate ne souhaitait surtout pas que leur conversation puisse être surprise par les rats de bibliothèques, qui auraient certainement pris le plaisir vicieux de transformer leurs dires en prophétie apocalyptique, avant de les répandre au quatre coins de la ville. Ce n'était pas le moment.
Aussi la Général commença t-elle à se diriger vers la rue marchande principale, en direction de la place de la Statue, sans même s'assurer que son interlocuteur ne la suive.

- Ce n'est pas loin.

En chemin, elle comptait trouver l'établissement dans lequel Djidane et ses anciens compagnons passaient parfois, lors de leur venues à Alexandrie ; le bar serait plein, et aucun d'eux n'auraient à craindre d'être entendus.

Et puis, Beate avait envie de s'y rendre, elle aussi. Elle changeait au fur et à mesure qu'elle côtoyait la Reine et ses proches, elle le sentait.
Ce n'était pas si désagréable.  

Revenir en haut Aller en bas
Alvin Hughes
Voyageur de Gaïa
avatar

Messages : 169

MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Ven 26 Juin - 21:19

Bon, la bonne nouvelle c'est que la jeune femme ne semblait plus vouloir lui courir après avec son épée, ça évite donc de se faire une ennemie. Ce serait bien la première depuis le début de son voyage tiens ! Alvin en profita pour se présenter rapidement comme Beate l'avait fait, il expliqua rapidement son rôle sans rentrer dans les détails. Contrairement à elle, il n'était pas le soldat qui allait sur le champ de bataille en combattant directement l'adversaire. Ça lui était arrivé, il avait fait ses classes à la ShinRa comme bien des gens après tout mais dès qu'il a pu avoir l'occasion de quitter la bataille, il l'avait fait. Non pas par fuite mais plutôt que changer les choses avec une arme à la main, Alvin était de ceux qui voulaient changer les choses de l'intérieur, aidant Monsieur Tuesti – à l'époque – à améliorer Midgar même si c'était le cadet de ses soucis, au président ShinRa. Mais bon, c'est du passé, même si aujourd'hui son rôle reste un peu le même en étant à Junon, près de sa famille et en aidant la WRO, toujours sous les ordres de Reeve Tuesti mais pour une fois, sa mission était un peu différente. Sa mission était d'en apprendre plus sur les portails, sur les autres mondes et donc savoir qui pourrait être un allié comme un ennemi. On ne sait jamais quel adversaire les portails vont amener ? Ne sait-on jamais qu'il existe un monde rempli de soldat aussi fort que Sephiroth ou d'une armée dont le seul but est de soumettre autrui ?

La bonne nouvelle, c'est que cela ne semblait être le cas, que ce soit sur Héra, Spira ou Dol. Mais il ne connaissait qu'une toute petite partie de ces trois mondes. Vu que la confiance s'installait entre eux et que Beate était une femme importante dans ce royaume, il se permettait de poser de petites questions sur les portails, on ne sait jamais s'ils avaient appris une chose que lui ou même Gaïa ignorait. Mais c'était étrange que cela soit aussi arrivée après un étrange orage ? Pour Dol et Spira, Saleh et Viveka n'en savaient rien mais ici, cela semblait être aussi le cas ?

« Étrange, nous aussi on a eu un orage avant que le lendemain, on commence à entendre parler des portails... »

Coïncidence ? Alvin ne pensait pas que c'était le cas... C'était possible mais il avait le pressentiment que non. Donc, les portails sont arrivées à cause de cet orage ? Était-ce donc à cause d'un phénomène naturel météorologique ? Ou bien cela avait un lien au moins ? Sûrement le lien, à sa connaissance, un orage apportait la pluie, le vent, les orages mais il ne tombait jamais des portails ? Ce serait vraiment bien dangereux ! Et même si on disait qu'il pleut des cordes, jamais ses trucs ! Pour ce qui était de lui faire visiter la ville, Beate était d'accord mais aussi franche, elle voulait savoir ce qu'il faisait ici ? Logique, lui aussi aurait ce genre de questions face à une personne qui dirait venir d'ailleurs. Pour ça, il n'avait rien à cacher et il répondait en souriant.

« Je visite un peu les mondes, essayant de savoir combien de mondes sont relier et si l'un d'eux sait comment s'en débarrasser. J'ignore pour le moment le nombre de monde relier, mais il peut ne pas y avoir que de bonnes personnes sur ses mondes. Je dis peut-être une bêtise mais si on a affaire à des personnes malintentionnées... il faut se préparer à tout. »

Il suivit donc la générale Beate qui l'invitait à la suivre vu que la nuit ne tarderait pas, ainsi ils continuaient leur chemin dans cette ville avant qu'il n'en lâche un peu plus.

« Trouver une façon de se débarrasser des portails est la principale raison de mon petit voyage mais en continuant sur cette hypothèse que j'ai déjà dite, en admettant que les portails viennent de quelqu'un d'autre, d'un monde, d'une armée, d'une seule personne, en cas d'invasion, il est toujours mieux de se serrer les coudes que de rester chacun dans son coin. Face à un potentiel ennemi inconnu, autant miser sur la valeur numérique déjà. Je ne vais pas demander à rencontrer les souverains de ce monde ou autres, pour le moment, je visite en prenant des notes, savoir quel monde est accueillant, hostile, avancer en technologie, en magie, ce genre de chose. Être bien informé est déjà une arme en soi après tout ! »

Eh oui, les batailles ne sont pas seulement deux armées qui s'affrontent, certaines batailles se gagnent avec des armes, d'autres avec de l'encre et du papier. C'est parfois une solution moins coûteuse car rien n'est plus important que la vie humaine. La générale vint à l'amener dans une auberge ou un bar, il n'en savait trop rien, il y avait bien quelques personnes au comptoir mais ils eurent à peine le droit à un regard pour savoir qui arrivait mais c'est tout. S'installant avec la générale, la curiosité du soldat se fit un peu plus précise car même si Héra semblait en paix, ce n'était peut-être qu'une apparence ? La paix était que dans ce coin du monde ?

« Actuellement, votre monde est-il en paix ? Ici comme à Lindblum, il régnait une bonne ambiance, j'ai pas l'impression que l'ombre de la guerre planait quelque part. »

Il préférait quand même parler à voix basse, il ne voulait pas se faire d'ennemi après tout, ce serait ballot !



Merci à mon zozio Phenix *3*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Mar 30 Juin - 17:20

Les doubles portes du bar, moitié moins âgées que le propriétaire des lieux, s'ouvrirent dans un grincement plus désagréable que surprenant. Il s'en échappait déjà les bruits et les odeurs propres à ce genre d'établissements ; les vapeurs d'alcools - souvent plus forts, à cette heure de la journée - se mêlaient sans peine aux voix désunies d'une masse désormais semi-pensante, dont l'échos changeait selon la chaise dont on l'entendait. Dans la plupart des cas, il pouvait souvent s'agir de la récente recrudescence de Chocobos dans les environs autant que du dernier modèle d'aéronef made in Lindblum qui était paru dans le ciel ; plus rarement, certains croyaient chuchoter leur craintes au sujets d'augmentations fictives de taxes inexistantes - mais seulement les plus riches, constata Beate. Alors que les portes se refermaient derrière Alvin, la Général aperçu même le plus habitué des lieux de tous - plus que le patron, pensa t-elle amusée - qui dormait déjà au bout du comptoir. Elle ne s'en inquiéta guère. Quoiqu'il puisse se produire demain ou dans dix ans, cet homme s'en sortirait toujours, par ce qu'il n'arrivait jamais rien aux ivrognes.
Bien qu'il n'y eu somme toute qu'assez peu de clients ce soir là - et qu'il n'y en eu guère plus après son départ -, Beate en aurait bien supposé le double.

Elle se faufila jusqu'à la dernière table de libre - une chance qu'il en restât une, peu nombreuses qu'elles étaient - et fit même l'effort de ne trop rien dire lorsque les bords des chaises, occupées par des clients peu soucieux de l'espace libre qu'ils laissaient derrière eux, pénétraient désagréablement la chair de ses cuisses. Après tout, l'endroit n'étant pas immense, elle n'aurait pas à en souffrir longtemps. Lorsque enfin, elle parvint à s'installer - une place dos au mur, elle y tenait -, elle eu l'agréable surprise de constater qu'en dehors de la serveuse qui les fixaient, révisant rapidement le jargon qu'elle leur servirait en premier lieu avant de prendre leur commande, personne ne les dévisageait. C'était toujours plus agréable comme ça.
Nonobstant les apparences, Beate avait bel et bien écouté tout ce que son interlocuteur lui avait raconté jusque là. C'était une personne attentive, et plus encore dans ce genre de situation. Alvin avait d'ailleurs parfaitement raison, la connaissance était bel et bien une arme en soi ; Les trois grands royaume du Continent de la Brume, Beate et leurs peuples y comprit, l'avaient appris à leur dépends, tant ils en avaient manqué.

Lorsqu'il lui posa sa question, installé en face d'elle, la Général dévoila l'un de ses rares petit sourire gêné.

- Vous n'avez pas totalement tort, expliqua t-elle d'une voix qui se voulait douce, la seul ombre qui plane est celle d'une guerre passée.

Quand bien même elle préférait ne pas trop s'étaler sur le sujet, elle répondrait tout de même aux questions d'Alvin, si le sujet l'intéressait. Il ne faut pas se voiler la face, disait la Reine Grenat. Nous ne devons pas oublier, continuait-elle souvent ensuite, pour que de tels événements ne se reproduisent jamais. Et surtout, achevait-elle finalement, ne blâmons pas ceux qui sont partis. Elle n'allait jamais plus loin, refusant de verser la moindre devant même le plus proche de ses amis. Personne ne lui reprochait ce petit accès de faiblesse ; Si forte soit-elle, songeait souvent Beate, Grenat restait jeune.
Mais tout de même, Beate préférait généralement parler d'autre chose.

- Nous nous en relevons. Mais pour certains, c'est un peu plus durs que pour d'autres.
" Vous le remarquerez peut-être, si vous rester un peu parmi nous. Beaucoup restent marqués.

Bloumécia, pensa t-elle sans le dire. Puis elle leva la main nonchalamment, l'air de dire que pour lui, il n'y avait rien à craindre.

- Mais vous devriez vous faire accepter un peu partout.

A l'aide de son index et de son pouces, elle décrocha furtivement le mécanisme qui serrait son fourreau à ses hanches. Libéré du poids qui ne la dérangeait pourtant jamais - la chose était simplement encombrante, sur une chaise -, elle cala son arme contre le mur, dans l'angle adjacent. Dans un souffle, elle reposa le regard sur Alvin, la bouche légèrement entre-ouverte.

- Il y aurait un ennemi qui vous ferait craindre la guerre, Alvin ?

Après un petit rire sympathique qui se voulait rassurant, elle poursuivit, sans lui laisser le temps de répondre ;

- Tant que votre monde n'est pas hostile au nôtre, je vous promet que nous ne serons pas cet ennemi là.

Tandis qu'Alvin pouvait au moins enregistrer ça pour son employeur - la fameuse "WRO" - la serveuse, accessoirement gérante de l'établissement, s'était approchée d'eux. Sa robe rose feutrée était cousue avec une maîtrise remarquable, mais Beate ne pu s'empêcher de penser qu'il s'agissait du vêtement typique que Grenat aurait répugner à porter, un an auparavant ; non qu'elle en portât plus fréquemment désormais, mais elle en fournissait néanmoins l'effort pour les grandes occasions. D'un signe de tête Beate répondit à la question mentale que lui posait le regard inquisiteur de la serveuse, à savoir qu'elle prendrait la même chose que d'habitude - ou du moins, que les quelques premières fois où elle était déjà venu ici. Avant que la gérante n'ai reposé la question - qu'elle posera certainement de manière verbale, cette fois-ci - à Alvin, la Général posa les deux bras sur la table, et mis ensuite son menton sur la jointure formée par ses deux mains.

- Et qu'en est-il sur... Gaïa, c'est cela ?

Un nom qui lui évoquait étrangement quelque chose, sans trop savoir quoi. Peut-être Djidane lui avait-il déjà parlé de quelque chose qui se nommerait également "Gaïa", mais Beate était au moins sûre qu'il ne s'agissait pas de la même chose.

- Et, si ce n'est indiscret... Que comptez-vous faire désormais ?

Pour le coup, Beate était plus curieuse que méfiante.



 
Revenir en haut Aller en bas
Alvin Hughes
Voyageur de Gaïa
avatar

Messages : 169

MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Jeu 2 Juil - 21:18

Maintenant posé dans cet établissement, Alvin ne craignait pas grand-chose dans ce genre d'endroit, à moins que les piliers de comptoir ne deviennent soudainement incontrôlables pour une raison inconnue, une broutille même, mais ce serait vraiment pas de chance. Assis sur une chaise dans un coin tranquille, les deux « soldats » pouvaient bavarder plus ou moins tranquillement de sujets sérieux. Héra semblait être un monde en paix, du moins dans ce coin de ce monde car sur le continent d’à côté, peut-être que la guerre et la désolation y faisaient rage ? Le jeune homme n'avait pas grand-chose à ajouter sur la situation actuelle même s'il savait qu'une guerre passée était bien une raison suffisante pour craindre que les flammes reprennent vie dans les cendres mais en réalité, il n'y avait rien à craindre dans ça.

« Les guerres ne sont jamais une solution où l'on peut se relever en souriant. »

Lui, il n'avait pas connu la vraie guerre mais il s'en était failli de peu pour qu'il rejoigne les autres sur le champ de bataille sur les terres de Wutaï mais par chance, cela à cesser peu de temps après qu'il ait fait ses classes. La suite n'avait rien eu de joyeuse avec le retour de l'ancien Soldat de première classe et le météore mais pas de véritable guerre bien que l'on pourrait dire que face au Deepground, ce fut une courte guerre mais cela avait quand même fait bien des morts à travers le monde... Bref, il comprenait que lui n'avait rien à craindre ici, il ne sera pas un adversaire ce qui était soulageant mais la générale cherchait à savoir s'il y avait quelqu'un à craindre. Alvin affichait un léger sourire pour la rassurer en remontant ses lunettes avec son index et son majeur.

« Pour le moment non mais je n'ai pas visité chaque monde dans les moindres détails après tout... J'ignore combien il y a de portais sur les différents mondes, je ne sais même pas combien de monde sont connecté ? Pour le moment, en comptant le mien, j'en ai répertorié quatre. Gaïa, Héra, Dol et Spira. »

Mais sont-ils les seuls ? Y en a-t-il un autre ? Deux ? Plus ? Alvin l'ignore pour le moment, rien n'était sûr. Après tout, même sur les mondes déjà visiter, il y avait des villes, des nations, des groupes à craindre ? Qui sait ?

« Pour le moment, la seule chose à ''craindre'', c'est que des personnes malintentionnées traverses les portails ainsi que de puissants monstres mais sinon... franchement, rien à signaler. »

Pourtant, même si aucune ville ou groupe n'est à craindre pour l'heure, chacun des mondes avait des sueurs froides avec le réveil des différentes calamités mais Alvin l'ignore, de même que sur Héra, la brume était de retour mais était-ce la faute d'une personne en particulier ? Pour l'instant, non. Pour ce qui était des rapports entre Gaïa et Héra, rien d'officiel mais ils commençaient bien, pas de guerre entre eux, pas d'hostilité à l'horizon. Une serveuse arriva pour prendre commande mais Alvin agitait doucement la main pour ne rien prendre. Il ne savait pas si la bière existait ici - sûrement mais sous quel nom ? – ou même autre chose. Il verra bien une prochaine fois. La générale s'intéressait aussi à la situation de Gaïa ainsi que ses objectifs. C'était son droit.

« Pour ce qui est du climat, Gaïa n'a connu aucune guerre depuis un an, enfin, la dernière fut plutôt une guerre-éclair, vite commencer et vite terminé. Même si pour le moment, c'est calme, qui sait ce qui s'est passé en mon absence ou plus tard ? »

Il avait bien un portable mais il ne semblait pas passer ici ni même sur les autres mondes. Avec un plus puissant, peut-être que cela fonctionnerait ? Il n'en savait trop rien, c'était une chose à voir pour la suite. Mais il reprit car il n'avait pas répondu à toutes les questions de Beate.

« Pour l'heure, comme rien ne prouve que ma mission est fini, je continue à visiter les mondes et une fois chez moi, j'en ferais un point avec mes supérieurs mais pour le moment, je continue. Ensuite, peut-être que j'aurais une autre mission en cours ? On verra bien, ce n'est pas moi qui fixe mes objectifs, vous devez savoir ça, vous qui êtes sous la coupe d'un souverain... souveraine ? »

C'est vrai qu'il ne savait pas grand-chose ici de qui dirigeait, sans l'avoir vu, il avait entendu à Lindblum que c’était le roi Cid avec un long nom, il n'avait pas vraiment retenu la suite à vrai dire.

« Mais une chose est sûre, je n'ai pas la garanti à cent pour cent que les autres mondes et même chaque recoin de ce monde ne soit une menace pour Gaïa alors je continuerais mon voyage. Houla, non pas que je doute de vos paroles mais si quatre-vingt-dix-neuf pourcent de la population mondiale est souriant, il reste bien un petit pourcentage d'ombre qui fait les gros yeux ? C'est comme partout, personne n'est blanc comme neige et même les pires personnes ont ou ont été un tant soit peu innocentes après tout ? Chaque monde à ses... personnes néfastes je dirais, ce qui est normal je dirais mais tant que cela ne forme pas un groupe uni pour faire le mal, alors je n'ai pas de raison de m'inquiéter. »

Même si Héra avait ses types étranges comme ce Barry le Boucher que Junon avait connu il y a quelques années, les personnes qui, à elles seules constituent une vraie menace pour n'importe quel monde sont rares, il y a Sephiroth qui était vraiment dangereux à lui seul. Le Deepground fut un groupe dangereux, les Armes étaient dangereuses mais bon, elles n'étaient pas humaines non plus. Héra doit bien avoir quelques phénomènes de ce genre mais ils ne doivent pas être nombreux.

« Et pour vous alors ? Actuellement, vous protéger simplement la ville comme le château ou bien vous avez une mission plus précise ? »

Afin de savoir s'ils pourraient s'entraider, qui sait, ils avaient peut-être le même but ?



Merci à mon zozio Phenix *3*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Ven 10 Juil - 3:24

HRP:
 


Beate regarda au travers de la vitre d'à côté. Les pavés nus recouvrant l'allée perdaient de leur éclat à mesure que la lumière diurne diminuait, et le Guide attitrée d'Alexandrie - célèbre pour sa manière d'accueillir les touristes, pour autant plutôt banale - frottait joyeusement le bas de sa veste bleu marine, satisfait que sa journée de travail s'achève, si peu éreintante avait-elle pourtant été. Le petit Hippo passait une énième fois en travers de la rue, acharné à l'entrainement qu'il s'administrait en attendant le retour du garçon au chapeau pointu, persuadé que la prochaine fois, il le battra à la course. Tout les soirs, la Général assistait à cette même scène lors de ses rondes, et les jours ou Steiner prenait sa place, il la lui racontait presque immanquablement, en ajoutant le petit détail qui la rendait chaque fois si différente. Néanmoins ce soir là, la guerrière l'observa plus longuement ; demain, elle ne la verra pas.

- ...sous la coupe d'un souverain... souveraine ?

L'espace d'un instant, elle avait inconsciemment arrêté de l'écouter, perdue dans ses propres pensées. Elle se souvenait l'avoir entendu parler de mondes connectés - et se rappelait s'être dit que de toute manière, peu importe leur nombre, elle exterminera ceux qui seraient ses ennemis - mais par la suite, il aurait bien pu dire n'importe quoi qu'elle ne l'aurait certainement jamais su. Sa question avait ramené Beate à elle, et après avoir discrètement secoué la tête, elle se précipita à lui répondre ; bien qu'elle ne le connût pas encore réellement, elle avait au moins compris que si elle ne lui répondais pas rapidement, Alvin continuerais son monologue sans s'occuper de sa réponse.

- D'une souveraine, corrigea t-elle alors, le trône d'Alexandrie est occupé par la reine Grenat.

Il ne s'en préoccupa pas plus, mais au moins, c'était chose faite. La suite de son discours amena Beate à penser que le monde d'Alvin avait dû, lui aussi, traverser une crise pour le moins peu commune ; ceci étant, elle supposait tout autant que la définition de la crise-pour-le-moins-peu-commune restait relative selon les mondes. Peut-être que sur Gaïa, les Kuja se reproduisent comme des lapins ?

Lorsque fut évoqué la question de son travail, la Général passa, comme elle en avait l'habitude, la main au travers de ses cheveux clairs. En vérité, elle avait bien du mal à dissimuler la fierté qui s'étalait sur son visage.  

- Je protège le château, et commande aux Amazones, la plus grande Légion de l'armée d'Alexandrie. Quant aux restes...

Elle s'arrêta, une brève lueur faussement mesquine dans le regard. Se moquer de Steiner n'était amusant que quand il était là, aussi continua t-elle plus simplement.

- Les Brutos, la Légion masculine, est commandée par le Capitaine Steiner. Pour être plus précise, c'est tous ensembles que nous protégeons la ville, ainsi que sa dirigeante.
« C'est la base de ma "mission", acheva t-elle, Le reste, s'il en est, c'est selon les décisions de Sa Majesté.

Lorsque la serveuse-gérante lui déposa sa consommation - l'un de ces verres à la taille ridiculement petite, sensée justifier la force du liquide qu'il contenait, et dont on ne regrettait étrangement le prix excessif qu'après l'avoir bu -, son oeil averti se perdit à scruter les remous du liquide. Si sympathique Alvin fusse t-il, elle ne pourrait rester très longtemps en sa compagnie ; lorsque la nuit sera totale, ce qui ne tarderait sans doute pas, il lui faudra rentrer dans ses quartiers pour se préparer. Son aimé ainsi que sa Reine - et peut-être amie, à force - ne tarderaient pas à rentrer au château, seraient même sûrement là dès demain,  et elle savait qu'aucun d'eux n'approuverait son voyage, si court le prévoyait-elle. Beate avait été contrainte d'attendre le dernier moment pour partir, afin de ne pas laisser la ville sans surveillance - Djidane était certes là, mais sait-on jamais - et le moment paraissait désormais beaucoup trop proche.
Mais elle ne reculera pas.

- Vous savez où passer la nuit ?

Elle avala rapidement le contenu de son verre.

- Alexandrie recèle d'excellentes auberges, tenez le vous pour dit.

Elle sourit encore une fois au gradé, avant de se lever, et de récupérer son arme. Elle n'avait pas prévu passer si peu de temps ici, mais même elle pouvait être rattrapée par la réalité. Néanmoins, il lui restait tout de même un peu de temps devant elle, et elle appréciait suffisamment la présence du gradé de Gaïa pour ne pas le lâcher tout de suite. C'était plutôt rare de sa part, mais...  peut-être que la sociabilité pouvait-elle aussi parvenir à l'attraper.

- Je peux vous y conduire, si vous y tenez ?  









Revenir en haut Aller en bas
Alvin Hughes
Voyageur de Gaïa
avatar

Messages : 169

MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Lun 13 Juil - 21:00

Alvin continua de parler, d'évoquer sa mission, la suite, bref, un peu ce qui le concernait lui et son voyage, en apprenant aussi un peu sur ce monde, bien qu'il avait des notions d'Héra, il ne connaissait pas toute son histoire sur le bout des doigts. Déjà qu'il ne connaissait pas tout de son monde alors celui des autres. Le jeune homme observa et écoutait la jeune femme qui elle aussi parlait de son rôle, de son univers au quotidien. Déjà, ils n'étaient pas les seuls dans l'armée, il n'y avait pas que Beate et les Amazone mais aussi le capitaine Steiner et les Brutos. Deux corps armés différents, regroupant donc d'un côté les hommes et de l’autre les femmes ? Ça faisait bizarre. Autant à la WRO, l’entraînement se fait de façon séparer mais une fois dans les rangs, c'est mixte. En dehors de ça, elle était aux ordres directs de la reine Grenat donc ? C'était quand même une personne importante ici, Alvin avait la chance de pouvoir bavarder avec elle alors.

« Ce n'est pas trop compliqué d'être aux ordres directs de votre souveraine ? »

Simple curiosité, il n'y avait pas de sous-entendu. Alvin avait un simple poste dans la WRO, sans pour autant être hait gradé et donc, proche du directeur Tuesti, il était un peu entre les deux, le bras droit de Reeve et le troufion de base. La générale venait à lui parler de sa nuit, l'invitant donc entre guillemets à rester à Alexandrie, ce qui fit sourire Alvin pour le coup.

« Je ne comptais pas partir à cette heure-là. Je doute que la ville la plus proche soit juste à côté et dormir à la belle étoile... très peu pour moi. Puis j'ai encore des Gils donc pas de soucis, je ne suis pas du genre à prendre le grand luxe, un lit et des couvertures me suffise. »

Ainsi qu'un toit au-dessus de sa tête mais ça, c'était logique. Oui, il parlait normalement des Gils car il savait déjà que l'argent semblait être la même peu importe les mondes, Héra, Gaïa, Spira et Dol. Un détail apparemment étrange mais cela dit, il ne poussait pas son enquête plus loin, là n'était pas sa mission après tout. Même avec une tente pour éloigner les monstres du coin, rien ne vaut un bon lit et un toit pour être en mesure de passer une bonne nuit. Certes, s'il le faut, il dormira dehors, avec ou sans tente mais à choisir, il préférait quand même pouvoir dormir normalement et non à la façon camping.

« Eh bien si vous le proposez, autant vous suivre plutôt que devoir faire le tour des auberges dans le coin. »

Ce qui était vraiment pratique même. Même s'il ne pensait pas devoir tourner en rond cent spet ans pour trouver une auberge dans le coin, autant gagner du temps. Mais puisqu'il côtoie la générale d'Alexandrie, ill avait une petite idée qui pourrait bien lui faire gagner du temps pour sa prochaine potentielle mission ? Ce qui n'était pas mal comme idée, un peu risqué mais il voit mal le directeur Tuesti donner son désaccord ? Et dans le pire des cas, il peut simplement proposer et voir ça ensuite de son côté.

« Mais puisque je vous côtoie et que je suis ici, pourquoi ne pas parler avec la reine de notre projet d'alliance ? Je vais pas parler au nom de mon patron mais je pourrais en parler ou même vous avec la reine et à mon retour, je vois si le directeur Tuesti est d'accord avec moi ? Ça pourrait toujours nous faire gagner un peu de temps ? »

Eh oui, tant qu'à faire, ça pourrait être pratique de prendre un peu d'avance sur ce projet, savoir qu'ils pouvaient s'entraider et agir rapidement si jamais la menace venait à pointer le bout de son nez un peu trop rapidement ?

Spoiler:
 



Merci à mon zozio Phenix *3*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Lun 20 Juil - 16:41

Avec respect pour le silence qui régnait, Beate tira doucement la chaise de son bureau en marbre, avant de s'y installer. De son côté, aussi resplendissant qu'il l'était la veille, le soleil perçait l'épaisse vitre de la fenêtre sous laquelle son mobilier était installé, et baladait son rayon lumineux sur la surface propre et reluisante du meuble. Il mettait ainsi en évidence l'ordre et la propreté qui étaient de mise ; non que la Général fut pourtant particulièrement maniaque, mais elle appréciait les choses bien faites. Elle se frotta les yeux, fatiguée. La matinée avait été pour le moins éprouvante mentalement ; après avoir passé plusieurs heures à se demander quoi faire, elle avait finalement décidé d'attendre le retour de Grenat, afin de lui faire part de ce qu'Alvin avait pu lui apprendre. La Reine avait pris la suggestion d'alliance avec un recul étonnant au vu de son jeune âge, et après avoir conclu qu'elle attendrait que "Gaïa" se manifeste à nouveau avant de se prononcer, elle avait dispensé sa Général ; elle avait deviné que Beate était pressée.  

Elle soupira, avant de tirer une feuille de l'un de ses tiroirs. En dépit de son entrevue avec la souveraine, qui lui avait pourtant changé les idées, elle ne trouvait toujours pas les mots. Alvin lui revint alors à l'esprit, tel une illumination moqueuse ; nul doute, songeait-elle, qu'il s'en sortirait en effet bien mieux qu'elle sur ce terrain là.








Adelbert,

Q
uand tu liras cette lettre, j'aurais déjà quitté le Château. Je ne sais pas encore pour combien de temps exactement ; peu, je crois. Du moins je l'espère.

Tu te demanderas certainement pourquoi, et dès lors que tu auras finit de crier et de répandre ton mécontentement jusqu'au fins fonds des cachots, j'aimerais que tu comprenne que je n'ai pas toujours été aussi exemplaire sur toi ; et que ma conscience, si dure et entraînée soit-elle, reste bridée par les limites humaines. Celles que l'on ne s'impose pas. Nous avons déjà parlé, et j'ai aimé ton réconfort. Néanmoins, je ne m'en sentirais libérée que lorsque j'aurais regagné ma fierté et mon honneur par moi-même. Ça, je sais que tu le comprend.

Lors de la dernière bataille, l'année dernière, les Brutos ont su redorer leur blason, et je ne les y ai pas aidés tant que ça. C'est à mon tour, désormais ; Je vais me rendre seule à Bloumécia. Je te demande de ne pas me suivre.  

Les Amazones ont été briefées ce matin  ; je te les confies, jusqu'à mon retour. D'ici là, veille sur Grenat. Pour elle, et pour moi aussi. Je te fais confiance.

Je ne vous oublies pas.

Ps : Si à mon retour, j'apprend que Weimar à continuer à harceler les nouvelles venues Amazones, je lui sauterais sa prochaine prime. Préviens le, s'il te plait.

Beate.
© sobade.




Satisfaite d'en avoir terminé, Beate rangea sa plume, avant de plier sa lettre. Bien qu'elle eu conscience de la sobriété de son mot, elle savait aussi que Steiner aurait conscience que venant d'elle, c'était déjà beaucoup.
De son épée à ses gils, il ne lui manquait rien ; elle avait déjà tout préparé de plusieurs jours, aussi ne prit-elle pas la peine de vérifier. En lieu et place, Beate préféra s'asseoir quelques instants que le rebord de son lit à baldaquin. Quelque chose d'indéfinissable, et de terriblement désagréable, lui soufflait qu'elle ne retrouverait pas un tel confort de sitôt.

Un peu plus tard, elle trouva Lauda, et lui donna la lettre qu'il devrait transmettre à son Capitaine dès que possible. Il ne dit rien, mais la Général su instinctivement qu'il craignait devoir manier la barque à nouveau.

Dès lors qu'il fut partit, Beate se dirigea vers le Route de la Gorgone.
Revenir en haut Aller en bas
Alvin Hughes
Voyageur de Gaïa
avatar

Messages : 169

MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Mar 21 Juil - 21:30

Voilà une nuit bien agréable comme il en avait déjà passé auparavant que ce soit sur Dol ou ailleurs, il fait bien dire ce qui est, il n'avait jamais vraiment passé de mauvaise nuit durant ses voyages. Mais soyons aussi honnête, sa famille lui manquait, que ce soit sa femme ou sa fille, il préférait évidemment passer une soirée en leur compagnie plutôt que seul ici à observer les moindres détails de sa chambre ou encore la vue que lui offrait cette dernière sur la ville qui s'endormait. C'était bien animé ici en journée et là, c'était bien calme, comme partout. Sauf peut-être le Gold Saucer mais en même temps, c'est un parc d'attractions, il est donc plus logique de voir cet endroit ne jamais fermer les yeux. Il faut dire que de jour comme de nuit, les attractions valaient le détour quand on se penchait dessus.

Alvin se coucha en se disant qu'au moins, il avait pu avancer dans la mission qui lui a été confier. Il ne connaissait qu'une toute petite partie de Dol et Spira, ainsi que des gens qui vivaient sur ces deux mondes mais pour le moment, aucun des deux ne semblaient être un problème, ils étaient même similaires à eux, sur Gaïa et en comptant Héra qu'il connaissait un peu mieux, le soldat pouvait se dire qu'avec ce qu'il a fait aujourd'hui, il avait fait avancer les choses, ainsi Héra pourrait peut-être devenir un allié en cas de problème. Évidemment, ça allait dans l'autre sens, si Héra avait un souci, ils seraient là pour les aider. Il reste plus qu'à croiser les doigts pour que l'ombre de la guerre et des menaces en tous genres reste loin. Il avait vu ça, la guerre, ce n'est jamais beau à voir et Héra semblait aussi déjà avoir eu son lot de batailles alors, inutile d'en rajouter une couche.

La nuit avait passé, Alvin était plus reposé que jamais, savourant son kafé du matin. Un bon café qui est sur Héra et que jamais il n'avait retrouvé ailleurs. Quoique Spira et Dol se défendaient peut-être dans ce domaine ? À voir. Pour le moment, il s'était préparé tranquillement, vérifiant son équipement, ses couteaux étaient bien là, idem pour ses matérias, il était prêt en cas de pépin, il ne lui restait donc plus qu'à trouver Beate pour avoir sa réponse concernant leur voyage. Quittant l'auberge en rendant les clés de sa chambre, il restait sur le devant de l'auberge en observant les passants du matin, les dames allant faire leurs emplettes, les soldats faisaient leur ronde, les enfants déjà en forme pour aller s'amuser quelque part. Cette ville respirait bien la joie de vivre quand même, c'était une bonne chose au moins, ça rendait la ville plus gai.

Il n'avait pas patienté longtemps, Alvin était plutôt patient après tout mais ce n'est pas comme si il avait du pain sur la planche, il avait des choses à faire mais il n'avait pas non plus de date pour remplir sa mission. Le plus tôt possible oui, ce serait mieux mais c'est mieux de s'impliquer dans son travail plutôt que le bâcler et avoir un mauvais jugement après tout. En apercevant la générale d'Alexandrie, il levait la main au loin pour la saluer et lui faire signe, au cas où elle ne l'aurait pas vue mais avec son uniforme bleu, il sortait déjà un peu du lot.

« Alors, bien dormis ? Avez-vous pu voir la reine pour lui parler du projet ? »

Reste à savoir ce qui les attendaient ensuite tous les deux ? Le début d'une aventure mais c'est aussi une chose qu'il ignore pour le moment, il n'attendait que la réponse de cette alliance entre eux.

Spoiler:
 



Merci à mon zozio Phenix *3*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Jeu 23 Juil - 2:17

Bien que mentalement absente à cet instant, Beate prêta néanmoins une attention charitable au signe que lui adressait l'Amazone chargée de garder l'entrée de la Route de la Gorgone. Curieuse et quelque peu irritée d'être stoppée là, elle daigna jeter un coup d'œil - toujours aussi charitable - dans la direction que lui indiquait la soldate ; à l'aide d'un timing presque parfait, elle pu apercevoir la fin du signe que lui avait adressé un énergumène à l'imperméable bleu marine.

- Vous le connaissez, Général ?

Beate hocha la tête, en guise de réponse. Connaitre était un peu exagéré, mais elle ne pu s'empêcher de penser qu'ils étaient au moins assez proches pour qu'elle ai failli lui offrir une visite exclusive des fins fonds du château.

- Alors, bien dormi ?

- Pardon ?

Si sympathique fut Alvin, et en dépit des efforts que la plupart des gens concèdent généralement envers les gens sympathiques, l'œil de la Général ne parvint pas à s'empêcher de s'écarquiller. Quand bien même la notion de "connaissance" ou encore celle "d'amitié" ne lui étaient pas totalement inconnues, Beate ignorait tout de même que l'on pouvait se sentir à ses aises aussi vite. Et à la mine surprise de l'Amazone, elle su qu'elle n'était pas la seule ; si bien qu'elle resta silencieuse quelques instants, peu sûre d'avoir compris la question que le gradé lui avait par la suite. Bienheureusement, le passage vif de sa main dans sa chevelure lui épura l'esprit, et elle pu reprendre la situation en main.  
Et tout cela en seulement quelques secondes. Une performance plus que digne d'elle.

- Bien, entama t-elle, je lui en ai touché un mot. Bien que Sa Majesté attende d'en connaître un peu plus sur votre monde, l'idée d'une alliance lui parait aussi plaisante que judicieuse.

Nouveau passage vif. Tout dans la souplesse, l'habitude de vingt-neuf années d'existence.

- N'ayez crainte, continua t-elle en souriant, en connaître plus à votre sujet ne lui sera pas long. Sa Majesté aime en apprendre, et je vous assure la justesse de son esprit.
« Si vous n'êtes pas un ennemi, acheva ensuite Beate, alors Alexandrie sera un allié indéfectible. Maintenant, je vous prie de m'excusez, mais je vais devoir disposer.

Au regard de son interlocuteur autant qu'à ce qu'il lui avait dit la veille, la Général comprit rapidement ce qui traversait l'esprit d'Alvin. Lui aussi devais disposer, et s'il faut supprimer toutes notions de méfiances entre son Royaume, si s'en était un, et celui d'Alexandrie, alors autant disposer ensemble. L'idée d'être accompagnée, et elle en fut la première surprise, ne la dérangea pas tant qu'elle l'aurait imaginée. Fière mais intelligente, Beate savait qu'une paire de bras supplémentaire serait une assurance ; ça n'aurait pas été nécessaire peu de temps auparavant, mais ses compétences avaient perdues de leur superbe. Elle le savait. Et puis, songea t-elle, Alvin devait certainement être un gai compagnon, ou du moins l'un de ceux dont il n'était pas tout le temps désagréable de voyager avec. Et quand bien même si sa théorie se révélerait fausse, elle pourrait au moins jouer sur la mission-découverte d'Alvin pour lui faire nourrir la Gorgone à sa place.
Ces insectes la répugnait.

Après s'être échangés quelques derniers mots, la Général s'engagea dans l'escalier qui les mèneraient à la Route de la Gorgone, qui elle même les déposeraient à Pinnacle Rocks. Si près de Lindblum.

Et un peu plus de Bloumécia.

Revenir en haut Aller en bas
Bahamut
Dragon Admin
avatar

Messages : 4914
Age : 26

MessageSujet: Re: Petite balade en ville   Ven 24 Juil - 21:38

Beate et Alvin vont vers carte du monde

Beate & Alvin gagnent 150 exp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ff-war-rpg.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Petite balade en ville   

Revenir en haut Aller en bas
 
Petite balade en ville
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Balade en ville [PV : Menthos]
» Petite balade en ville.
» Petite Balade Avec Pauline (pv elle)
» [750 pts] Petite balade en foret a la JBT
» Balade en ville (pv Farjim, Supy, Kento et Lyoree)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Final Fantasy War :: Zone RP :: Héra :: Alexandrie-
Sauter vers: