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 Edward

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Edward
Fullmetal Alchimiste
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Messages : 1301

MessageSujet: Edward   Lun 2 Mar - 14:10

Présentation du Personnage

Première Partie

Nom : aucun
Prénom : Edward
Âge : 19 ans
Sexe : masculin

Date de Naissance : 9 Août
Monde d’Origine : Spira
Nature : neutre

Sous-Classe : Alchimiste
Arme : Automails (For+10, Mag+10)
Protection(s) : Cape d'alchimiste (Autoblindage)
Accessoire : Montre d'alchimiste (DefMutisme)

Deuxième Partie

Physique :
Edward n’est pas ce qu’on pourrait appeler un grand garçon, bien au contraire, il est carrément petit – n’allez pas le dire à haute voix, il n’aimerait pas. Jusqu’à l’âge de 16 ans environs, il ne dépassait pas les 1,50m ce qui lui donnait régulièrement le doux surnom de nabot qu’il avait en horreur, malgré tout, il a toujours cherché à dissimuler sa petite taille aux travers de chaussures à talons épais et avec des vêtements amples. Aujourd’hui, il a grandi, notamment à cause de l’étrange lien qui s’était tissé entre son frère et lui après l’échec de leur transmutation et il mesure environs 1,65m désormais. Ce qui reste encore petit pour un homme il faut le reconnaître… Au-delà de cela, Edward conserve tout de même une très bonne musculature, même s’il n’a pas la carrure d’un body-builder, il est plutôt fin, mais surtout très sec.
Venons-en au trait dominant du corps de l’alchimiste, lorsqu’il était enfant, il a perdu son bras droit et sa jambe gauche au cours d’une transmutation, ceux-ci ont été remplacés rapidement par des prothèses mécaniques de fabrication al-bhed, des automails. Los de la transmutation, ses membres ont disparu, mais physiquement on pourrait dire qu’ils ont été arrachés, car lorsqu’on observe les cicatrices laissées, on peut les comparer à d’importantes brûlures, totalement irrégulières et d’une taille impressionnante au point qu’elles demeurent visibles même avec les automails par-dessus. Ces prothèses ont la particularité d’être connectées directement aux nerfs et réagissent donc exactement comme une partie du corps à part entière. Aux détails finement travaillés, Edward a grandi et les automails ont du être changés au fur et à mesure de sa croissance, offrant une terrible souffrance à chaque fois que l’on connecte les nerfs. Si dans l’ensemble, l’automail ne change jamais, gardant l’apparence d’un bras ou d’une jambe, il s’adapte malgré tout à la taille de l’hôte, et le poids reste suffisamment conséquent pour que l’ensemble du corps ait besoin d’entrainement pour le supporter, c’est pourquoi Edward a développé une telle musculature sans pour autant trop chercher à gagner en poids pour ne pas en supporter davantage, ce qui aurait été mauvais pour son dos.
Le bras droit est relié directement à l’épaule, voire même à l’omoplate dans le dos. L’avant-bras est constitué d’une seule et unique pièce cylindrique représentant la forme habituelle, particulièrement robuste d’un métal plus souple et plus maniable avec des stries verticales de renforcement, Edward ayant l’habitude de transformer cette pièce par l’alchimie pour en faire une arme, c’est pourquoi elle est plus épaisse afin qu’il ait de la matière à utiliser.
Concernant la jambe gauche à présent, l’automail démarre à partir du genou qui a été entièrement remplacé, comme pour l’épaule, il y a une première pièce cylindrique qui entoure le bas de la cuisse pour se lier à la chair, puis une boule rotative rappelant la rotule et offrant ainsi souplesse et robustesse maintenue par de nombreuses vis, puis tout comme l’avant-bras, une grande pièce pour le tibia qui reproduit l’apparence du bas de la jambe avec des aérations sous formes de stries verticales pour éviter la surchauffe des pistons.

Vous l’aurez constaté, Edward n’est pas vraiment un jeune homme ordinaire, du moins si vous le rencontrez en maillot de bain. De façon générale, il viendra dissimuler ses automails par des manches longues, un pantalon et de grosses bottes.  Et pourtant de visage, il ne parait pas bien différent des autres. Même s’il n’a aucune origine al-bhed connue – Edward a les cheveux d’un blond particulièrement vif, voire doré d’ailleurs, teinte qu’il tient de son père. Ceux-ci sont très longs, il n’a jamais vraiment voulu les couper, plutôt fins et très raides, il les attache systématiquement par un catogan – très rarement, car c’est ainsi que se coiffait son père - ou une petite natte assez relâchée le plus souvent.

À l’époque où il était membre des alchimistes de Yevon, Edward avait obtenu un manteau rouge, uniforme rappelant légèrement ceux des moines de Yevon. Une capuche assez ample qui permet de bien le protéger de la pluie, des manches suffisamment longues pour dissimuler totalement la veste en dessous sans recouvrir ses mains. Le manteau lui arrive environs derrière les genoux, Edward le porte en permanence ouvert, sachant qu’il est possible de l’attacher aux deux boutons sur la veste pour le maintenir en place. Dans le dos, le dessin représentant le « A » des Alchimistes de Yevon en noir a été partiellement effacé par le temps et les nombreux combats menés, au final, on ne distingue pratiquement plus que l’ovale couché avec les deux ailes dirigées vers le bas, les autres parties du symbole ont disparu. Même s’il n’appartient plus aux alchimistes de Yevon aujourd’hui, il lui arrive encore de vêtir ce manteau pour des raisons pratiques pour se protéger de la pluie ou du froid.


Mental :
Il existe de nombreux traits de caractère dominants chez Edward, sa psychologie est relativement complexe, notamment par sa faculté à passer d’une humeur à une autre à une vitesse fulgurante qui donne l’impression d’avoir plusieurs personnes en face de soi. Il est important de séparer chaque trait particulier pour pouvoir en comprendre son ensemble, car finalement, même si la personnalité du jeune homme est assez complexe, il n’en reste pas moins quelqu’un de simple au fond qui poursuit ses rêves.
Dans un premier temps, ce qu’il faut savoir et qu’on ne peut absolument pas louper le concernant, c’est qu’Edward souffre d’un profond complexe concernant son physique. Il est petit, il le sait mais refuse totalement de l’admettre ! Depuis son plus jeune âge, Alphonse qui avait un an de moins que lui, est rapidement devenu plus grand ! Ce qui n’a fait qu’accroître sa rancœur, et même s’il n’avait aucune animosité envers son frère – après tout, pas sa faute à lui s’il était plus grand – il n’a jamais supporté qu’on dise de lui qu’il était petit. Même si cela part d’une bonne intention et que votre remarque sera amicale, il prendra systématiquement la mouche, persuadé que vous l’avez grandement insulté en vous hurlant dessus de répéter ce que vous avez dit en citant – de lui-même – que vous avez osé le traiter de nabot, minus, nain de jardin ou toute autre surnom du genre, et ce même si vous n’avez rien dit de tel ! On peut le dire, parler de sa taille le rend totalement hystérique et il est généralement préférable qu’il ne soit pas seul face à vous et qu’Alphonse ne soit pas loin pour le tenir dans ces cas là, car il serait bien capable de vous sauter dessus pour vous obliger à vous rétracter ! Malgré sa taille, dans ces cas là, Edward sait se montrer particulièrement effrayant tant il hurle fort, et tant son visage se déforme par la colère – et les postillons peuvent pleuvoir aussi.

Un autre point qu’il est préférable de ne pas aborder avec le jeune homme concerne son père. Si la plupart des petits garçons idolâtrent le chef de famille, lui c’est totalement l’inverse. Il le hait, d’une haine profonde et particulièrement douloureuse. Il ne lui a jamais pardonné d’avoir abandonné sa mère au point de la faire mourir de chagrin. Lorsque parfois on le compare à lui – car malgré ses efforts, il ne peut nier lui ressembler – cela le remplira d’une profonde mélancolie et il aura tendance à bouder. Non, il n’entrera pas en colère dans ces cas là, il se comportera davantage comme l’enfant que l’on a vexé, fuyant le regard et cherchant à changer de sujet. On sent que ce n’est pas vraiment de la haine qu’il ressent pour son père, juste une profonde injustice qu’il ait osé les abandonné sa mère, son frère et lui au point qu’il le tient pour responsable de tous ses malheurs. Sans lui, sa mère serait toujours en vie, il n’aurait jamais cherché à la ramener et son frère aurait gardé son corps. Malgré tout par la suite, il apprendra la vérité à son sujet, et le fait qu’il remplisse enfin son rôle de père vis-à-vis d’Alphonse suffira à taire un peu cette rancœur, malgré tout, il se comportera toujours de la même manière vis-à-vis de ce sujet, il préfère fuir plutôt que d’affronter le fait qu’il soit le fils de Van Honeiheim.

Pourtant en général, Edward est loin d’être le genre fuyard ! Le sujet de discussion de son père est probablement le seul sur lequel il refusera toute discussion. Au contraire, il est du genre fonceur et déterminé, dès qu’une situation l’exige, il aura même tendance à se jeter dans la gueule du loup sans réfléchir. Heureusement, ce n’est pas dans tous les cas, mais disons qu’il est du genre à agir par pulsion, et si la situation se veut trop extrême : que des vies sont en jeu ou que cela concerne Alphonse ou Winry, il foncera à la rescousse sans trop se soucier de la meilleure façon de procéder. À l’inverse cependant, si la situation n’est pas trop alarmante, il saura établir une très bonne stratégie car sachons-le, Edward est un jeune homme très intelligent.
Depuis son plus jeune âge, il a toujours aimé lire, c’est pourquoi depuis tout petit il a très vite assimilé les lois de l’alchimie – ce qui lui a valu ses ennuis puisqu’il a tenté de recréer le corps de sa mère à l’âge de 11 ans seulement. Dès qu’il le peut, il se plonge dans les livres, toujours avide d’apprendre, et même si la plupart du temps il cherchera à se renseigner sur l’alchimie en elle-même, il aime aussi lire pour en apprendre plus sur le monde, les traditions ainsi que les mythes et légendes. C’est probablement pour cela qu’il n’a jamais été le genre à rejeter les al-bhed, tout en étant un adepte de Yevon, et il était aussi suffisamment intelligent pour savoir se taire quand il fallait afin de ne pas se discréditer aux yeux des prêtres. Les livres, encore les livres. Il peut rester des heures et des heures à lire, démontrant ainsi une profonde passion pour les écritures, mais aussi une impressionnante patience. De la même manière, cela met en avant son côté têtu, car dès lors qu’il a une idée en tête, rien ni personne ne pourra le faire changer d’avis. Malgré toutes ces années où il a cherché la pierre philosophale et ce, même après avoir su qu’il ne pourrait jamais la fabriquer, il n’a jamais renoncé à rendre à son frère son corps d’autrefois, et malgré toutes les épreuves qu’ils ont pu traverser, rien n’aurait pu le faire renoncer. De la même manière, quand il décide de faire quelque chose, il n’y a rien non plus qui pourra l’en empêcher ! Pour preuve lorsqu’il était petit, son maître Izumi avait juré de ne jamais prendre de disciple, et pourtant elle renonça face au côté borné du petit garçon à l’époque âgé d’à peine 9 ans et lui enseigna tout ce qu’elle savait. De la même manière, il a horreur de perdre ! Si l’on s’amuse à lui lancer un défi, il risque fort de tourner carrément psychopathe si cela peut lui permettre de gagner, du moins cela dépend aussi de son adversaire, mais dans ces cas là on retrouve bien un enfant particulièrement borné qui ne veut pas admettre qu’il a quelqu’un de plus fort que lui, et souvent lors des séances d’entrainements à Bevelle, cela lui a valut des avertissements pour avoir transformé un terrain en champ de bataille lors d’un duel ridicule entre alchimistes !

S’il est du genre têtu concernant de nombreuses situations, c’est également parce qu’il refuse de renoncer à laisser passer les injustices. Le départ de son père, rappelons-le, l’a profondément marqué. À ses yeux, son père a été injuste de les abandonner et c’est ce qui a causé tout le désarroi de son passé, aussi, afin que nul autre ne subisse le même sort, Edward a en horreur l’injustice sous toutes ses formes. Refusant de laisser des gens dans le besoin, il utilise la plupart du temps les gils de sa solde d’alchimiste de Yevon pour aider des personnes dans le besoin, dans la mesure où il est nourri et logé au temple de Bevelle, il n’a jamais vraiment compris à quoi d’autre pouvait servir cet argent et c’est pourquoi il ne s’en sert presque pas, sauf pour aider les autres. N’allez pas penser qu’il est généreux, certes, il n’est pas non plus avare, mais il faut qu’il repère une situation qui le touche pour qu’il intervienne, la pauvreté des enfants le met mal à l’aise, lui qui voulait se débrouiller tout seul quand il était petit, mais qui n’y serait jamais parvenu sans l’al-bhed Pinako. Oui, Edward a tendance à détester voir un enfant pleurer, cela lui rappelle trop les larmes d’Alphonse lorsque leur père est parti puis lorsque sa mère est morte, aussi ce sera principalement dans ces cas là qu’il se battra. Après, il n’apprécie pas la pauvreté en général, mais il est suffisamment intelligent cependant pour savoir qu’il ne peut pas venir en aide à tout le monde, que chacun doit savoir porter sa croix aussi et qu’il se doit également de laisser à chacun la possibilité de grandir par soi-même.

Pour finir, il est bon de parler tout de même du Edward de tous les jours. Car finalement, si l’on retire certains situations particulières : provocations, discussions parentales ou concernant le passé, vision d’injustice, il reste un jeune homme plutôt doux et calme, mais la plupart du temps sérieux et sombre. Son passé ne se détache pas vraiment de lui, il garde en lui une profonde culpabilité pour ce qui est arrivé à son corps et celui de son frère, et même s’il considère son père responsable de ce malheur, il sait très bien au fond de lui qu’il est tout aussi responsable de l’acte alchimique en lui-même. Cette culpabilité le ronge et le motive finalement dans ses actes et agissements, il est rare de le voir sourire. Malgré tout, certaines personnes y arrivent, notamment Winry et Alphonse. Avec le temps, il s’est un peu plus adouci tout de même, surtout depuis que son frère a retrouvé son corps, mais il garde tout de même un caractère fermé et peu loquace. Cherchant tout de même à aider les autres comme il peut, surtout s’il peut le faire par le biais de l’alchimie, il sait montrer un  certain talent pour réparer les objets qui ont été brisés – y compris ses propres automails qu’il a appris à réparer lui-même la majorité du temps. Cependant, force est de constater qu’il a un goût artistique déplorable, ayant visiblement une certaine affection pour les crânes et les têtes de mort, ce qui n’est pas toujours au gout de tout le monde, et ce même s’il les agrémente de roses ou autres « jolies choses ». Cela ne fait que revenir à ce que l’on sait déjà finalement, son art montre juste sa souffrance intérieure qu’il tente de dissimuler comme il peut, mais personne n’est dupe, même aujourd’hui.


Troisième Partie

Histoire :  
« Je suis le petit être dans la fiole »

Cette histoire commence il y a plus de mille ans, dans la grande ville prospère de Zanarkand. Les tensions qui opposent la ville à Bevelle sont de plus en plus intenses, aussi les invokeurs partent en pèlerinage pour récupérer le plus de chimères possibles, les al-bhed travaillent d’arrache-pied pour créer de plus en plus de machines toujours plus performantes, et les soldats s’entrainent jour après jour au maniement des armes. Malgré tout, les habitants demeurent confiants, les concerts continuent, une chanteuse du nom de Lenne est actuellement à la mode bien qu’elle soit sur le point de cesser sa tourner pour partir à son tour en pèlerinage, les matchs de blitzball font fureur, on parle encore de l’homme de légende, Jecht et de ses célèbres tirs, bref, la ville garde une apparence sereine malgré les conflits militaires et politiques.
Au cœur de la ville, une gigantesque tour se dresse vers le ciel, ici siège une organisation de recherches en tout genre, machines, magies, dressage des monstres pour en faire des armes de guerres, et autres expériences en tout genre, notamment sur l’alchimie. Dans cette tour, les gens ne viennent pas y travailler, ils y vivent à part entière. Nulle personne en dehors des dirigeants n’a le droit de sortir, des couples se forment, certains ont des enfants qui ne connaitront jamais le monde extérieur, mais ils ne sont pas mal traités pour autant. Certains sont même étudiés, non pas de façon cruelle, juste que certains scientifiques cherchent à savoir pourquoi l’on devient invokeur, si cela se trouve dans les gênes ou si cela s’acquiert, ainsi, selon les parents, les enfants sont étudiés. Lorsqu’ils n’ont aucun intérêt scientifiques, on interdit même aux parents de leur donner un nom, ils ne seront que destinés à faire le ménage et autres basses besognes dans la tour, rien qui ne saurait nécessiter un nom dans cette vie.
C’est là qu’est né le numéro 23 quelques années auparavant. Fils d’un simple ouvrier qui montait les pièces des machines à la chaine et d’une femme de ménage, il n’offrait absolument aucun intérêt aux scientifiques de cette tour, on ne lui apprit ni à lire, ni à écrire, cela évitait qu’il ne fourre son nez dans les archives pendant qu’il faisait le ménage, car oui, dès qu’il sut marcher et tenir un balai, il fut rapidement mis au travail.
Pas très malin, le numéro 23 fut envoyé à l’étage des études alchimiques, jamais il ne regardait ce qui se faisait ici, jamais il ne regardait les objets bizarres et brillants, il ne faisait que passer le balai pendant que sa mère faisait la poussière et s’occupait des choses plus délicates, jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour le faire tout seul ! Il avait seize ans, on le jugeait suffisamment habile pour qu’il s’occupe tout seul de cet étage, et c’est donc en passant un coup de chiffon sur de nombreuses fioles qu’il fit la connaissance de l’homonculus.
La guerre était aux portes de la ville à présent, les tensions entre Bevelle et Zanarkand étaient plus violentes que jamais. L’homonculus n’était qu’un petit amas de fumée noire dans une fiole, un œil unique et une bouche apparaissait lorsqu’il souhaitait s’exprimer. Ses paroles étaient savantes, son savoir immense, et nul – ni même lui – ne savait comment il avait été créé. Sujet d’une expérience du hasard, il possédait des connaissances illimitées, et trouva un certain intérêt au numéro 23. Il l’amadoua, l’assomma de belles paroles, il lui apprit à lire, à écrire, et même les premiers rudiments de l’alchimie. Il lui expliqua les différentes runes pour les cercles alchimiques qui permettaient de combiner des éléments entre eux pour en créer un nouveau, mais surtout, petit à petit, il gagnait sa confiance.
On aurait pu penser que ce petit tas de fumée dans une fiole était un bon samaritain qui avait pris le numéro 23 sous son aile, mais il n’en était rien. Un jour, alors que la guerre avait enfin éclaté, il demanda au jeune homme de le libérer, il ne pouvait pas quitter cette fiole sans mourir, aussi il avait besoin de son aide.
Même si la ville se détruisait à petits feux à cause de la guerre, les gens qui y travaillaient n’avaient pas le droit d’en sortir, aussi le jeune homme conduisit l’homonculus jusqu’au sommet de la tour, et de là, il écarquilla les yeux en apercevant une masse gigantesque qui volait droit sur la ville ! Sin. Il fallait faire vite, l’homonculus lui expliqua le dessin à faire à la craie sur le sol, et le numéro 23 s’exécuta ! Plaçant la fiole au centre du cercle alchimique, l’homonculus l’invita à le rejoindre, mais au loin, un gigantesque ras de marée fonçait droit sur eux. Il y eut alors une puissante lumière qui déploya son aura sur un rayon de plus de cent mètres autour de la tour, à peine quelques secondes avant que la vague n’inonde Zanarkand, personne ne sut ce qu’il venait de se passer, tous les corps avaient disparu, il ne restait que leurs vêtements qui furent emportés par les flots, la tour était totalement vide, nulle âme qui vive, mais le pire était qu’aucune furoluciole ne s’échappait non plus des lieux. La vague vint tout recouvrir, mais le sommet de la tour fut épargné, sur la plate-forme, il n’y avait plus qu’une seule silhouette, de longs cheveux blonds, les yeux d’or, il fixait toujours Sin qui s’éloignait à présent… la fiole était brisée au sol, son contenu avait disparu, ou presque. Numéro 23 entendit une voix dans sa tête, alors qu’il ne réussissait pas à bouger. Les milliers d’âmes que la puissante transmutation avait dévorée se trouvaient à présent dans son corps à lui, avec l’homonculus… il gagnait alors des milliers de vies, réunies en une seule, immortelle. L’homonculus était à présent en lui, et lui donna un nouveau nom : Van Hohenheim, le lumineux. Le jeune homme obtenait par la même occasion les connaissances quasi infinies de l’homonculus, mais il n’appréciait guère de porter en lui tant de vies innocentes. Il profita donc de la panique en ville pour disparaître, parcourant le monde afin d’approfondir davantage ses connaissances de l’alchimie et chercher une raison à son existence.  Se faisant des plus discrets, nul ne se souvenait de lui.

« Tu n’aimeras point »

Il y a maintenant un peu plus de vingt ans, Hohenheim arrivait sur l’île de Kilika.  Il y était déjà venu à plusieurs reprises, et si l’homonculus n’aimait guère cet endroit, trop calme à son goût et dénué d’intérêt, Hohenheim l’appréciait justement pour sa tranquillité. Le bateau qui l’avait conduit ici avait été attaqué par des monstres aussi il arrivait tout de même en assez mauvais état. Débarquant avec les autres passagers du bateau, il fut accueilli par une jeune femme, adepte de Yevon, Trisha. Celle-ci le recueillit chez lui le temps de le soigner, même si elle avait pu constater que ses blessures se régénéraient nettement plus vite que la normale ! Mais en voulant protéger les voyageurs et autres membres du bateau, il avait surement encaissé bien plus de coups que les autres, il dut donc rester plusieurs jours alité.
L’homonculus n’appréciait pas cet état de végétalisme, mais malgré son mécontentement, Hohenheim se prit d’affection pour la jeune femme, et choisit de rester auprès d’elle ! L’alchimie était pratiquée à Bevelle, et autorisée par Yevon, aussi il pouvait exercer son art auprès d’elle autant qu’il le souhaitait, il restait donc à Kilika, usant de l’alchimie pour réparer les maisons attaquées par les monstres, mais il aimait aussi enseigner à d’autres les secrets de son art, mettant bien en avant le fait qu’il était strictement interdit de faire une transmutation sur un être vivant, qu’il soit humain ou animal, et c’est le cœur brisé qu’il avait du expliquer à une petite fille qu’il ne pouvait pas soigner son chat qui était déjà mort. On n’a pas le droit de ramener les morts à la vie, c’est la première loi de l’alchimie.
Au bout d’un an à vivre ainsi en paix sur l’île de Kilika, Trisha mit au monde un petit garçon. Des cheveux blonds comme les blés, et les yeux d’or de son père ! Hohenheim fut surpris de savoir qu’il pouvait avoir une descendance, et l’homonculus en fut tout aussi surpris ! C’est pourquoi il permit à son hôte de demeurer encore un peu auprès de Trisha, étudiant par la même occasion cet enfant qui devait probablement être hors du commun, puisqu’il était issu de la chair même de l’alchimie. Cependant, il ne fut pas le seul miracle auquel il dut s’attendre, car à peine un an plus tard, la jeune femme mit au monde un autre petit garçon, toujours aussi blond et aux yeux d’or, Alphonse. L’homonculus se demanda si la raison de leurs caractéristiques génétiques ne venait pas justement des particularités propres d’Hohenheim ? Aussi, alors qu’il pensait avoir tout vu avec Edward, il décida d’accorder encore un peu de bonheur parental à son hôte, le temps de voir ce qu’ils allaient lui apporter.

Cependant, au bout de quatre ans après la naissance d’Alphonse, l’homonculus se lassa et imposa à Hohenheim de partir, sous peine d’utiliser son propre pouvoir pour exterminer toute la petite famille. Edward venait d’avoir 5 ans, Alphonse allait en avoir 4, mais c’est le cœur déchiré qu’il se faufila hors de la maison au cours de la nuit pour prendre le premier bateau en partance pour Luca, cependant, Edward se réveilla à cause d’Alphonse qui avait soif, et trouva donc son père avec une valise à la main, plongeant un regard désolé dans le sien. Le petit garçon comprit que son père s’en allait, mais ne dit pas un mot, allant juste chercher un verre d’eau pour son petit frère avant d’aller se coucher. Trisha ne reverrait plus jamais l’homme qu’elle aimait.
Dès le lendemain, la jeune femme fut brisée par le chagrin, les deux petits garçons faisaient de leur mieux pour essayer de lui redonner le sourire, l’accompagnant tous les jours au temple pour prier le retour d’Hohenheim, bien qu’il savait, lui, qu’il ne reviendrait pas.
À force de se laisser aller au chagrin, Trisha tomba malade, et refusant de se battre, elle se laissa simplement mourir alors qu’Edward n’avait que six ans, laissant alors ses enfants orphelins.

Fort heureusement, les deux garçons pouvaient compter sur leur voisine, Pinako et sa petite fille Winry. Deux al-bhed qui vivaient un peu plus haut dans les montagnes de Kilika, loin du temple pour ne pas s’attirer les foudres des adeptes de Yevon. Ce fut à ce moment là qu’Edward découvrit les machines et en l’occurrence, les automails, spécialité de Pinako – des prothèses particulièrement fidèles et efficaces permettant de remplacer un membre perdu à la perfection, bien que l’utilisation demandait plusieurs mois d’adaptation. Mais il découvrit également autre chose. Un jour, Alphonse revint avec de nombreux ouvrages appartenant à leur père, si au début Edward se refusait à les lire, il se rendit bien vite compte qu’il fut captivé par ce qu’ils contenaient : les secrets de l’alchimie. La règle de l’échange équivalent.

Pour quelqu’un comme Edward qui pouvait être particulièrement assidu dès lors qu’il était passionné, ces livres furent une vraie bénédiction, et le jeune homme se plongea alors là dedans, Nuit et jour, il lisait encore et encore ces livres et s’entraînait à l’alchimie, rapidement, il développait un véritable don, et Alphonse aussi se montrait plutôt doué. Capable de modeler la terre à sa convenance, capable d’allier des matériaux pour en faire autre chose, il réussissait à adapter l’alchimie dans la vie de tous les jours, que ce soit pour aider Pinako à faire du pain qu’en réparant murs et charpente.

Un jour, alors qu’il atteignait les onze ans, il y eut un violent orage, si bien que les rivières se mirent à déborder et manquaient alors d’inonder le temple ! Les deux garçons foncèrent pour créer un gigantesque barrage avec la terre et les pierres de la montagne, et ils attirèrent l’attention d’une ancienne alchimiste de Bevelle, Izumi. Impressionnée par leur talent, elle décide de les emmener avec elle à Luca pour continuer à leur apprendre l’alchimie, et notamment du point de vue plus pratique, comme au combat. Une fois de plus, Edward montrait un véritable talent là dedans, son agilité et sa souplesse étaient sans égal, il était capable d’user de l’alchimie plus vite que n’importe qui, sachant à l’avance de quel cercle il aurait besoin pour pouvoir faire tel alliage au point que même en essayant de le surprendre, Izumi n’arrivait jamais à le duper et tombait toujours dans ses filets.

Cela faisait donc deux ans qu’il suivait l’entraînement d’Izumi avec Alphonse, le petit frère avait également montré qu’il était doué en alchimie, même s’il l’était moins que son aîné, et vint donc le jour où Edward trouva un livre qu’il n’aurait jamais du avoir entre les mains. Un livre qui parlait de transmutation humaine et de la pierre philosophale. Rapidement, le jeune homme découvrit que cette pierre avait un pouvoir tout simplement fantastique, celui de transmuter ce que l’on souhaite sans contre partie. Mais rien ne laissait entendre la façon dont cette pierre pouvait être faite, et le jeune homme se rabattit donc sur la transmutation humaine.
Trisha n’avait jamais pu être accompagnée vers l’Au-Delà par un invokeur, aussi Edward demeurait persuadé que son âme résidait quelque part. Sa mère était trop douce et trop généreuse pour être devenue un monstre, il ne lui fallait donc qu’un corps pour pouvoir revenir à la vie. Il trouva alors les ingrédients nécessaires à la fabrication d’un corps humain : Eau 35L, carbone 20KG, ammoniaque 4L, hydroxyde de calcium 1,5KG, phosphore 800G, chlorure de sodium 250G, nitrate de potassium 100G, souffre 80G, fluor 7,5G, fer 5G, silicium 5G, et un peu des 15 autres matières chimiques...

Réunissant tous les ingrédients, Edward et Alphonse retournèrent dans leur ancienne maison. Ils tracèrent un cercle alchimique au milieu de ce que fut le bureau de leur père, au milieu de livres, de bibelots, d’armes et d’armures. Le petit frère était plutôt réticent à l’idée de faire une transmutation humaine, si ce procédé est vigoureusement interdit par Bevelle et Yevon, c’est qu’il y a bien une raison, mais Edward estimait que cette interdiction était seulement là pour leur faire peur et éviter que quiconque ne ramène les morts, l’Église devait évidemment voir cela comme une hérésie.
Cependant, la transmutation échoua. Il fallait bien plus que quelques ingrédients et des gouttes de leur propre sang pour ramener leur mère ! Un vortex commença à se former pendant la manipulation, celui-ci commença à absorber la jambe gauche d’Edward, mais surtout le corps tout entier d’Alphonse avant que l’amas d’ingrédients ne commence à former quelque chose de partiellement humain. Mais le jeune homme ne comprenait qu’une chose, son frère lui-même avait été absorbé dans la transmutation, le prix à payer était bien trop lourd pour ramener un mort à la vie… repérant une armure dans la pièce, il s’en approcha, rampant comme il le pouvait avec une jambe arrachée jusqu’à se mordre le pouce pour dessiner un sceau alchimique à l’intérieur du plastron. De là, il dessina un nouveau cercle alchimique de son sang et sacrifia son bras droit pour au moins ramener l’âme de son frère et l’accrocher via le sceau à l’intérieur de l’armure.

Une odeur de mort et de peine flottait désormais dans cette maison, le corps qu’ils avaient créé s’animait étrangement, tel un monstre en décomposition hurlant de douleur d’être aussi mal formé. Le jeune homme n’eut d’autre choix que de l’achever, ce n’était en rien sa mère, et cette chose n’avait rien d’humain. Puis il s’évanouit dans une mare de sang. Alphonse s’était réveillé, l’armure dans laquelle son frère l’avait enfermé lui permettait de se mouvoir, et il récupéra le corps inanimé de son aîné pour le porter jusqu’à la demeure de Pinako. La vieille dame s’occupa alors de lui pendant que le jeune homme en armure retournait dans leur maison pour y mettre le feu, afin que jamais personne ne sache le crime qu’ils avaient commis. Ils en payaient déjà bien assez le prix.
Lorsqu’Edward se réveilla, il ne se souvenait plus de grand-chose jusqu’à voir son frère à ses côté enfermé dans cette armure, les larmes commencèrent à couler, mais sa détermination était désormais sans faille, il le lui promettait, là, maintenant, qu’il ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour lui rendre son corps !

Pinako ne les jugea pas. Avec l’aide de sa petite fille, Winry, qui avait le même âge qu’Edward, elle lui fabriqua des automails pour pouvoir remplacer ses membres perdus. Là où il fallait normalement deux ans pour s’en accommoder, il ne lui fallut que six mois pour maîtriser ses nouvelles prothèses et surtout leur poids. Cependant, il y avait quelque chose de différent désormais concernant l’alchimie. Autrefois, Alphonse et Edward avaient besoin de cercles alchimiques pour pouvoir pratiquer les transmutations, mais depuis « l’incident », ils n’en avaient plus besoin. La transmutation humaine leur avait permis d’ouvrir la porte de la vérité, et cette vérité leur offrait désormais la perspective de pratiquer l’alchimie librement.  

Pendant les années qui suivirent, les deux jeunes gens durent rester cachés. Une armure qui parle ne pouvait pas vraiment être bien vue auprès des Yevonites, pas plus que les automails d’Edward. Mais cela ne pouvait pas durer. Ils devaient partir, quitter Kilika et surtout en apprendre davantage sur la Pierre Philosophale, la seule qui pouvait être en mesure de rendre à Alphonse son apparence d’origine, car à leur connaissance, il n’y avait rien qui pouvait aller en contre-partie d’un corps humain entier, si ce n’est une vie humaine, et il était évidemment hors de question pour eux d’en arriver là. C’est pourquoi ils décidèrent de rejoindre les troupes d’élite des alchimistes de Bevelle, Alphonse comptait simplement faire croire que son corps était bien présent à l’intérieur de l’armure, et Edward dissimulait ses automails sous des manches longues, des gants et de hautes bottes sous son pantalon. Malgré tout, Alphonse préférait éviter de s’enrôler dans l’armée et il se contenta d’accompagner son frère qui passa brillamment les examens et fut rapidement intégré. Faisant croire qu’il s’intéressait à l’alchimie médicale, Edward cherchait principalement à obtenir des renseignements sur l’alchimie humaine et fut donc envoyé auprès d’un spécialiste en la matière : Shou.

Les jeunes gens purent donc aller s’installer chez lui afin de l’aider dans ses recherches. Le soldat spécifiait pouvoir créer une chimère capable de parler. L’armée voyait là un moyen de créer des monstres dotés d’une certaine intelligence et qui leur permettrait alors de pouvoir les utiliser pour lutter contre Sin. Malheureusement, si Shou avait réussi à créer une chimère qui parle deux ans auparavant – qui s’était étrangement laissé mourir de faim par la suite – il n’avait jamais pu être capable à nouveau d’une telle chose, et c’est pourquoi il avait accepté l’aide d’Edward et d’Alphonse dans ses recherches.
L’histoire de Shou était plutôt triste. Son épouse l’avait quitté deux ans plus tôt et il se retrouvait seul à élever sa petite fille Nina et leur chien Alexandre, une sorte de gros berger des Pyrénées. Alphonse n’étant officiellement pas engagé dans l’armée passait le plus clair de son temps avec la petite fille pour jouer avec elle et avec le chien, pendant ce temps, Edward travaillait sans relâche auprès de Shou, essayant d’en apprendre le plus possible sur la transmutation humaine.

Puis vint le jour où Shou réussit enfin ! Appelant Edward pour lui montrer sa réussite, le jeune homme s’approcha avec précaution de la chimère ainsi créée.
« S’il te plait, joue avec moi… ». La chimère venait de lui parler. Elle avait une apparence assez canine, et rapidement, Edward mit pied à terre et posa sa main sur la tête de la bête. Elle répétait encore les mêmes paroles, et c’est au moment où le jeune homme demanda au colonel où se trouvaient sa fille et Alexandre que l’horrible vérité vit le jour. La première chimère avait été conçue à partir de son épouse – soit disant disparue – et aujourd’hui, alors que l’armée le menaçait de le renvoyer et de faire disparaître son rythme de vie si aisé, il s’était servi de sa propre fille pour en créer une autre. Évidemment, Edward le dénonça et Shou fut arrêté par les autorités de Bevelle, et si le jeune homme espérait trouver un moyen de rendre à Nina sa forme d’origine, il en fut autrement pour l’Église qui la fit exécuter.

C’est à partir de là que le jeune homme commençait à se détourner de Bevelle. L’horreur qu’il pouvait y voir ne lui plaisait pas, et il ne souhaitait pas faire partie d’une telle armée. Sauf qu’il avait encore besoin des connaissances que son poste pouvait lui apporter, et c’est pourquoi il demeura en place, exécutant les ordres qu’on lui confiait sans rechigner.
Vint l’opération de Mi’ihen, si dans un premier temps, Edward refusait de s’y rendre, il apprit que Winry y allait pour travailler sur les machines qui y seraient, aussi le jeune homme exigea d’y être affecté afin de pouvoir la protéger. Et finalement, ce fut probablement une bonne chose qu’il y soit, car rapidement, les choses dégénérèrent, et au moment où Sin déploya sa puissante attaque pour annihiler toute vie, Edward créa un mur de sable et de terre via l’alchimie pour protéger son frère et la jeune femme. L’opération avait échoué, et sans Maître Seymour et Lady Yuna pour vaincre la Squame, il était possible qu’il ne s’en serait tout de même pas sorti vivant.

Le retour à Bevelle fut plutôt silencieux, les moines rejetaient évidemment la faute sur les al-bhed, et il était préférable pour Edward de garder le silence là-dessus, Surtout qu’il n’avait pas trop intérêt à dire qu’il en avait protégé une au cours de la mission ! Au passage, il reçut un étrange rapport à propos de Shou. Il semblait qu’il se passait quelque chose d’étrange dans le Via Infinito où il avait été envoyé. Le Colonel avait visiblement réussi à établir une sorte de quartier général dans l’un des étages et personne n’arrivait à savoir ce qu’il pouvait y faire, si ce n’est que d’autres prisonniers semblaient disparaître mystérieusement. Le jeune homme souhaita en avoir le cœur net et demanda la permission d’aller voir. Dans un premier temps, sa requête fut refusée, l’Église ne voulait pas perdre un bon élément, le Via Infinito n’était pas réputé pour être un lieu très sûr, mais sa détermination les fit flancher et il put s’y rendre accompagné de plusieurs hommes.

Ils descendirent jusqu’au dixième niveau et trouvèrent le repère de Shou, ils eurent alors à affronter une véritable armée de chimères sans comprendre d’où elles pouvaient venir ! Mais visiblement, le colonel avait continué ses transmutations humaines, utilisant les prisonniers qu’il avait sous la main pour se faire, mais il en fallait plus pour venir à bout d’Edward qui parvint jusqu’à lui. Le colonel s’était lui-même transformé en chimère et se trouvait donc être plus grand et plus fort, et surtout, il portait autour du cou une étrange pierre d’un magnifique rouge sang. Après l’avoir maîtrisé, le jeune homme le força à lui montrer la façon dont il avait pu créer cette pierre, ne voulant pas qu’il se l’approprie, Shou la détruisit juste avant de lui expliquer de quelle manière il l’avait fabriquée : en sacrifiant simplement des dizaines de vies humaines. Avec dix vies, il avait fabriqué une pierre philosophale de la taille d’une perle. Celle-ci permettait pas plus d’une dizaine de transmutations libres, sans échange avant de tomber en poussière. Pour obtenir une pierre philosophale qui demeurerait éternelle, il fallait songer à sacrifier au moins des centaines de milliers de vies !

Les rêves et espoirs d’Edward s’envolaient en fumée. Il ne pouvait plus ramener le corps de son frère, ils s’étaient jurés tous les deux de ne jamais sacrifier qui que ce soit à leur cause, hors désormais, ils découvraient qu’il n’existait donc aucun moyen de le ramener sans faire le moindre sacrifice.
Ce fut à partir de cet instant qu’Edward décida de quitter l’armée. Il n’avait plus rien à y apprendre désormais et ne souhaitait qu’une chose, retourner à Kilika. Il assista cependant au mariage de Lady Yuna et Maître Seymour, mais lorsque les gardiens de l’invokeur débarquèrent pour interrompre les noces, il ne vint pas prêter main forte aux moines. Ce n’était pas son rôle, il était alchimiste désormais, pas un soldat. Quittant les lieux, il ignorait encore s’il reviendrait un jour à Bevelle.

Il prit la route de Guadosalam, avec Alphonse, ils voulaient savoir si leur mère était bel et bien dans l’Au-Delà désormais et c’est pourquoi ils entreprirent ce voyage. Traversant la forêt de Macalania qui se mourrait et la Plaine Foudroyée, ils purent rejoindre la ville des Guados – étrangement vide, ils semblaient tous avoir choisi de se rendre au Mont Gagazet pour perpétuer un véritable massacre envers les Ronsos – et ainsi lui dire adieu.
Jamais ils ne surent tout ce qui s’était passé, étant sur les routes, ils n’écoutaient pas vraiment les rumeurs jusqu’à rejoindre Luca où on leur demandait de chanter l’Hymne des Priants lorsqu’un vaisseau passerait dans le ciel, on racontait que de cette manière, Sin disparaîtrait pour toujours. Gagnant la plage, près du stade, ils levèrent donc tous les deux les yeux au ciel au moment où le vaisseau passait au-dessus d’eux, puis au bout de quelques heures à peine, la calamité disparaissait dans une multitude d’étoiles ! On racontait que c’était Lady Yuna qui avait réussi ce prodige, et qui plus est, qu’elle avait survécu à cette victoire !

Alors que tout le monde faisait la fête à Kilika, Hohenheim réapparaissait et découvrit par Pinako ce qui était arrivé à sa famille par la faute de l’homonculus. Furieux, il se rendit sur la tombe de Trisha et pleura toutes les larmes de son corps, maudissant le petit être de la fiole qui l’avait privé de tout pendant toutes ces années ! Il l’avait toujours suivi, toujours écouté, faisant ses quatre volontés dans un but de domination totale ! L’homonculus avait, pendant tout ce temps, cherché la vérité sur Sin, et c’était juste au moment où il l’avait découverte que le Fléau avait été vaincu pour de bon, annihilant tous ses espoirs à l’instar de Seymour. C’est pourquoi il avait accordé à Hohenheim de rentrer chez lui quelques temps, il avait besoin d’un nouveau plan désormais et avait donc besoin d’y réfléchir, sauf que l’alchimiste ne le lui permettrait jamais.

Si Edward se refusait à lui pardonner de les avoir abandonnés, Alphonse avait fait un pas vers son père, écoutant son histoire et lui racontant la leur. C’est là que Hohenheim trouva une façon de rattraper ses erreurs. Son corps étant lui-même une pierre philosophale, il s’en servit pour rendre à Alphonse son corps d’origine, utilisant alors les milliers de vies de la grande Zanarkand d’autrefois pour accomplir parfaitement la transmutation. Cependant, son corps fatigué par les années ne supporta pas cette alchimie, si bien qu’il ne lui restait plus assez d’énergie pour rendre à Edward son bras et sa jambe. Il parvint à se traîner jusqu’à la tombe de son épouse où il mourut, à genoux, la tête simplement baissée et des larmes coulant le long de ses joues. Ce fut Edward qui le trouva, et lorsqu’il vit son frère qui avait retrouvé son apparence – quelque peu vieillie et amaigrie – il se décida à pardonner – plus ou moins – à son père pour son ultime sacrifice. Malgré tout, le nom de Honenheim demeurait tabou pour lui, et lui laissait toujours un goût amer en bouche. Car s’il n’était jamais parti, sa mère ne serait pas morte aujourd’hui, et il n’aurait justement pas eu à faire ce sacrifice. Si Alphonse tenta de lui expliquer les raisons, il était trop borné pour l’écouter. Désormais, il n’avait plus de véritable quête, son frère avait retrouvé son corps, il était libre. Peu importe qu’il ait toujours ses automails, il vivait très bien avec, le plus important avait toujours été son cadet, et c’était désormais chose faite.

Par la suite, Edward et Alphonse retournent auprès de Winry, Si Alphonse voulait profiter de sa nouvelle vie et décidait simplement de partir pour voyager, Edward aspirait au repos. Il avait 17 ans. Pendant 2 ans il resta à Kilika où il put assister aux nombreux changements avec la création de la ligue des jeunes et de Neo Yevon. Refusant de rejoindre un quelconque mouvement, il décida plutôt de rester avec les al-bhed. Avec Winry, ils formèrent un couple pendant un an et demi, mais de son côté, il demeurait assez obsédé par l’alchimie et toutes ses possibilités, leur couple ne tint pas, Winry étant trop exigeante et souhaitant fonder une famille tout de suite.

À l’époque où il travaillait à Bevelle, il avait entendu parler d’une machine gigantesque, Vegnagun, aussi il était retourné à la capitale pour en apprendre davantage, mais depuis l’arrivée de Baralai, la troupe d’élite des alchimistes semblait avoir perdu de l’intérêt aussi il ne pouvait plus accéder aux nombreux secrets de la ville comme avant et ne put en apprendre davantage ! Évidemment, il lui en fallait plus pour renoncer et il se faufila donc dans les sous-sols pour découvrir la machine géante. N’ayant aucune intention hostile à son égard, il avait pu l’étudier en long en large et en travers, se fascinant quelque peu pour elle avant de finalement la laisser telle quelle et partir.

Il ne sut jamais que la machine avait été détruite par Lady Yuna, mais le monde connaissait une nouvelle célébration, tous les clans étaient visiblement en paix à présent ! Les trois leaders étaient amis et souhaitaient que Spira aspire à cette même paix. Cependant il y avait quelque chose qu’ils ne disaient pas, c’est que de mystérieux sceaux apparaissaient partout dans les mondes, des runes qui rappelaient étrangement des cercles alchimiques et pourtant, il n’en était rien. Il ne retourna jamais voir Winry qui au final ne l’attendait plus, Alphonse était retourné à Kilika et c’était lui qui l’avait finalement épousée.

Au bout de quelques semaines, le ciel prit une couleur étrange, des nuages noirs apparurent et l’air se chargeait d’électricité. Sur le coup, Edward n’avait pu s’empêcher de penser à une transmutation géante, un peu comme celle que l’homonculus aurait soit disant faite à Zanarkand. Alphonse lui en avait parlé bien qu’il n’y ait jamais vraiment cru… il se mit rapidement en route, cherchant des traces au sol d’un éventuel cercle de transmutation géant, mais rien et au final, lorsque le temps redevint normal, il sentit que même si tout le monde était encore en vie, quelque chose s’était passé. Une main sur le torse, il se sentait faible… très faible. Il se sentait aussi migraineux et fiévreux, comme s’il avait également perdu une part de ses connaissances… l’alchimie devenait floue dans son esprit, les techniques, ses capacités… il joignit ses mains et les posa au sol mais sur le coup, c’est à peine s’il parvenait à produire un petit cheval ! Chose qu’il réussissait à faire lorsqu’il n’avait que 6 ans !! C’était le comble, et fronçant le nez, Edward se tourna vers Bevelle… sauf que depuis le temps, l’alchimie n’avait plus trop sa place là bas et il n’était pas sur de pouvoir retrouver des ouvrages traitant du sujet pour refaire son éducation !

Il allait devoir tout réapprendre par lui-même… quelle plaie !


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MessageSujet: Re: Edward   Lun 2 Mar - 19:27

Bonsoir et bienvenue sur FF War! Smile

Très peu de choses à redire (longue fiche! XD mais j'ai connu pire ^^) il y a une ou deux petites erreurs d'innatention ici et là mais qui n'en fait pas? Rien de grave après tout. Physique comme mental bien travailler (surtout le mental) et j'étais agréablement surpris de voir l'histoire de FMA à la sauce FFX, c'est bien réussi ^^ Certes je m'attendais à voir débarqué les 7 homonculus du pêchée mais rien de cela, cela dit c'est pas plus mal car ça aurait foutu un sacré bordel! XD
Bref, le seul bémol que j'ai à noter, c'est sur la toute fin, lors de la paix des trois factions, il y a un reste de "Requiem" vu que cela parle de sceaux ^^"
Mais ensuite ça parle de portail donc tout va bien! Smile

Bref! Tu auras donc 20 point à répartir sur tes stats, une overdrive à définir et type d'overdrive par la même occasion (j'ai mit la liste dans les règles il me semble?), une technique personnelle par la même occasion. L'équipement est naturellement accepté et on en discutera mais il te faudra me donner une liste des techniques/amélioration à faire pour les monter en niveau pour reprendre le principe du sphérier. Tu peux jeter un œil à la FT de Viveka pour t'en inspiré et voir ce que je veux dire, au cas où je serais flou ^^"

Il me semble rien avoir oublié mais dans le pire des cas, je te le ferais savoir. Tu peux donc rp où tu veux, pas combattre sans FT évidemment et puis bon jeux Smile

Encore merci :3
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Edward
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